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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

SST. Risque routier : trop méconnu !


Publié le 24 nov. 2020 13:46:24

 

Il y a quelques jours, MMA a dévoilé les résultats de cinq années d’étude sur le risque routier en entreprise. Premier constat inquiétant : alors que les accidents de la circulation sont la première cause de mortalité dans le cadre professionnel (406 personnes décédées sur les routes lors d’un déplacement lié au travail en 2019*), 78 % des dirigeants ignorent toujours que le risque routier est la première cause d’accident mortel en entreprise (stable en 5 ans). En conséquence, seuls 19 % des chefs de TPE/PME ont mis en place des actions de prévention au sein de leur entreprise. Et là encore, pas d’amélioration.

Les chefs d’entreprise demeurent également peu au fait de leur responsabilité en cas d’accident d’un salarié. Ainsi, si 59 % savent qu’un dirigeant peut être tenu pour responsable en cas d’accident de la route impliquant un salarié sur un trajet professionnel, seuls 36 % en sont conscients s’agissant du trajet domicile-travail. Des chiffres stables sur cinq ans.

Mise en conformité

En revanche, l’étude MMA / Ifop montre une forte hausse de la mise en conformité avec la loi imposant aux dirigeants de dénoncer un salarié ayant commis une infraction routière. Plus des trois quarts des chefs de TPE/PME indiquent aujourd’hui qu’ils dénonceraient le salarié responsable d’une infraction routière en cas de réception d’un PV (76 %), une proportion en forte hausse depuis 2017, date de mise en place de cette nouvelle obligation (+ 26 points). Cette mesure est également beaucoup plus acceptée. Ainsi, 75 % des dirigeants pensent désormais qu’elle responsabilise le salarié et ils ne sont plus que 18 % à la juger difficile à mettre en place (- 21 points par rapport à 2017).

Moins d’1 entreprise sur 5 mène des actions de prévention

Bien qu’obligatoire, l’inscription du risque routier dans le DUER de l’entreprise reste minoritaire : seuls 34 % des dirigeants disent avoir mentionné ce risque dans leur DUER. Une pratique qui se développe cependant dans le temps, avec une hausse de 5 points en un an et de 13 points depuis 2016. Et qui est plus répandue dans les entreprises mettant à disposition un véhicule professionnel (43 %) ou parmi les sociétés du BTP (51 %).

L’étude pointe également une carence au niveau des actions de prévention. Ainsi, 79 % des dirigeants de TPE/PME n’ont mené aucune action au sein de l’entreprise. Ce sont donc moins de 2 entreprises sur 10 qui se sont investies dans cette démarche, un chiffre stable depuis 2016.

Dans le détail, les principales actions déployées sont la vérification des véhicules mis à disposition (80 %) et de la validité des permis de conduire (78 %). Dans les entreprises concernées, 1 dirigeant sur 2 indique par ailleurs réduire les déplacements des salariés pour limiter les risques routiers (51 %).

Les dirigeants n’y pensent pas !

Les chefs de TPE/PME n’ayant pas mis en place d’actions de prévention du risque routier expliquent en premier lieu ne pas y avoir pensé (57 %). Cette raison est invoquée de façon majoritaire depuis 2016, démontrant l’importance de les sensibiliser continuellement à ce risque.

Par ailleurs, en dépit d’un manque d’actions et de moyens alloués à la prévention, les dirigeants demeurent assez largement convaincus du bien-fondé de ces mesures. Ils sont ainsi 71 % à juger utiles les Journées de la sécurité routière au travail et 43 % sont intéressés par la mise à disposition d’outils pédagogiques en ligne pour les informer sur la façon d’agir sur le risque routier professionnel dans leur entreprise.

Parmi les enjeux de sécurité routière identifiés par les dirigeants, l’alcool est le plus largement cité comme prioritaire (66 %). Viennent ensuite la consommation de stupéfiants (47 %) et les distracteurs de la conduite (40 %). Cette dernière thématique est en hausse de 10 points par rapport à 2017.

« Le bilan de cinq années d’étude auprès des dirigeants de TPE et PME montre malheureusement que le risque routier reste trop peu considéré au sein des entreprises. Cela est dû principalement au manque de connaissance de ce danger, alors que la crise actuelle a pour conséquence un recours accru aux véhicules personnels des salariés. C’est pourquoi cette année encore, nous nous mobilisons pour alerter les dirigeants sur leur responsabilité et les inciter à mettre en place des actions de prévention pour la sécurité de leurs collaborateurs », regrette Cécile Lechère, en charge de la prévention des risques routiers chez MMA.

A noter : pour accompagner les dirigeants, MMA propose 4 vidéos thématiques et un Mooc dédiés au risque routier professionnel disponibles ici

* La Sécurité routière : www.securite-routiere.gouv.fr/chacun-sa-conduite/le-risque-routier-professionnel

 

Face à la pandémie du Covid-19, certains fabricants font actuellement une forte promotion de nouveaux dispositifs ou procédés dits « anti-Covid-19 ». L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) met en garde les entreprises et les salariés contre certaines de ces innovations qui non seulement ne réduisent pas le risque de transmission du virus mais peuvent en engendrer de nouveaux. L’INRS tient donc à la vigilance les chefs d’entreprises quant à l’intérêt et l’efficacité réelle de certaines solutions.

Premier exemple : Les revêtements biocides dans la lutte contre la Covid-19 qui qui sont actuellement proposés sous la forme de membranes, de films adhésifs ou encore de vernis à appliquer sur les surfaces. Le principal argument de vente est l’action désinfectante de longue durée vis-à-vis de différents micro-organismes, dont les coronavirus. Une telle action suppose à minima que le biocide contenu dans le revêtement ait un effet sur le micro-organisme ciblé (SARS-CoV-2) et que cet effet soit rapide. Il faut également que la surface à désinfecter soit préalablement nettoyée avant d’être parfaitement recouverte par ce revêtement. Comme le rappelle l’INRS, « la désinfection ne s'envisage que pour les surfaces présentant un fort risque de contamination, c'est-à-dire approchées et touchées par de nombreuses personnes. Rapidement recouvertes de squames, de graisse et autres salissures, ces surfaces nécessitent donc un nettoyage très fréquent pour que le revêtement biocide continue d’agir. Ceci revient à effectuer des opérations de nettoyage qui sont, dans tous les cas, préconisées dans le contexte sanitaire actuel, même sans revêtement biocide. En effet, les tensio-actifs présents dans les produits de nettoyage classiques détruisent l'enveloppe lipidique des coronavirus et permettent déjà de les inactiver. »

Donc, souligne l’INRS, « au regard des incertitudes sur l'efficacité de ces revêtements à fonction biocide et des conditions nécessaires pour qu'ils puissent agir comme leur nettoyage fréquent, ces produits ne peuvent pas être préconisés comme moyen de lutte contre la transmission du virus. »

Des purificateurs d’air pas toujours efficaces…

Autres matériels pointés par l’institut : les purificateurs d’air. Ces dispositifs sont censés aspirer l’air d’un local de travail et le rejettent dans ce même local après l’avoir traité par différents procédés. Basés sur une filtration HEPA, ils peuvent diminuer la concentration de virus susceptibles d’être présents dans l’air mais ne peuvent en aucun cas se substituer aux apports d’air extérieur définis par le code du travail. Qu’ils fonctionnent en mode continu ou en mode séquentiel, ces dispositifs ne doivent donc être utilisés que comme compléments aux systèmes de ventilation (et pour maintenir des conditions de travail acceptables, notamment en situation hivernale).

Cela posé l’INRS vous rappelle donc que « seuls les dispositifs équipés de filtres HEPA de classe minimale H13 selon la norme EN 1822-1 et installés de manière parfaitement étanche permettent d’arrêter efficacement les aérosols susceptibles de véhiculer le virus, à condition d’un entretien régulier suivant les préconisations du fournisseur. Il est également nécessaire de s’assurer que ces purificateurs d’air intérieur sont adaptés au volume des locaux dans lesquels ils sont disposés et qu’ils n’entrainent pas des vitesses trop élevées pour limiter la dispersion des gouttelettes. » Et vous déconseille donc de « choisir des appareils utilisant un traitement physico-chimique de l’air (catalyse, photocatalyse, plasma, ozonation, charbons actifs…). Non seulement leur efficacité vis-à-vis des virus n’est pas prouvée mais à la suite d’une dégradation de polluants parfois incomplète, ils peuvent impacter négativement la qualité de l’air intérieur par la formation de composés potentiellement dangereux pour la santé, y compris des agents chimiques CMR. »

Voilà un aperçu rapide d’une parties des recommandations de l’INRS qui concernent aussi les précautions à prendre en cas de désinfection par UV ou les risques induits par le recours à l’ozone gazeux pour désinfecter les surfaces.

 

SST. Risque collision : Imperator récompensé


Publié le 24 nov. 2020 12:15:08

 

Pour éliminer les dangers liés au risque de collision entre des machines en mouvement, en l’occurrence des chariots, et les piétons, le fabricant de graisses lubrifiantes, la société Imperator a déployé la solution Hit Not, proposée par Tilt-Import.

Concrètement, Imperator mis en place sur ses chariots un système de détection des piétons, Hit Not donc, qui active automatiquement une alarme sonore et visuelle. Les chariots sont également équipés d’un radar de toit qui diminue la vitesse lorsque survient un obstacle. Le Hit Not est un dispositif innovant d’aide à la détection des piétons quand un chariot approche ou réduction de vitesse quand deux chariots se croisent en utilisant un champ magnétique basse fréquence.

Le principal avantage de ce dispositif est son champ de détection de haute performance. En effet, ce système est capable de détecter les chariots ou les piétons même à travers les racks, cloisons, palettes de canettes métalliques, etc. Quand un piéton équipé du pad (personnal alarm device) rentre dans le champ magnétique basse fréquence émis par le MFG (magnetic field generator) installé sur l’engin, le conducteur et le piéton sont avertis en même temps par une alerte sonore et visuelle.

Preuve de la pertinence de l’initiative d’Imperator ? Dans le cadre des Trophées Responsible Care Hauts-de-France, Imperator a reçu un des trophées, remis par un jury composé de représentants institutionnels (Direccte, Carsat, Dreal) et de représentants industriels, et dont l’objet est de récompenser des entreprises de la chimie pour leur engagement en faveur du développement durable et la mise en œuvre de démarches innovantes en matière de santé au travail, sécurité industrielle, environnement et RSE.

 

SST. Spie à nouveau à l’honneur


Publié le 24 nov. 2020 11:59:00

 

Lors de la 56ème édition du Concours Sécurité du Serce/OPPBTP, Spie Facilities, Spie CityNetworks et Spie Industrie & Tertiaire ont été récompensées pour leurs performances et initiatives en matière de sécurité, et leurs résultats en SST. 

Les membres du jury du concours du Serce / OPPBTP ont particulièrement distingué trois filiales de Spie.

Spie industrie & Tertiaire a ainsi reçu au total six prix et une mention spéciale. Par exemple :   

  • pour son « retour d’expérience sur presqu’accidents et situations dangereuses » pour les remontées qui ont permis la mise en place d’un bilan mensuel des situations dangereuses et le partage de constats issus du terrain.
  • pour le « diagnostic culture sécurité », un dispositif permettant de réaliser un diagnostic sécurité participatif, complet, et d’établir les priorités en matière de santé et sécurité au travail.

De son côté, Spie Facilities a décroché, entre autres, un 1er prix dans la catégorie « formation » pour sa « formation en réalité augmentée » permettant d’immerger les collaborateurs dans leur environnement réel grâce à des outils virtuels. Et une récompense pour son « atelier théâtral sécurité routière » dans lequel duquel Spie Facilities organise des scènes de théâtre en prenant en compte les conditions de travail sur les thèmes de la fatigue et le téléphone au volant. 260 salariés de la filiale ont déjà participé à ces moments d’échange.

Enfin, Spie CityNetworks a été récompensée dans le cadre du « challenge du Jury », des « meilleures pratiques » et dans la catégorie « matériel ».

  • 1er prix dans la catégorie « mobilisation des salariés » pour la création d’un « passeport sécurité » permettant le déploiement des risques métiers du code prévention sécurité sur les plans de travaux. Spie CityNetworks a sensibilisé ses agents d’études sur l’identification des risques et la retranscription sur le plan des travaux des informations collectées. Des passeports sécurité à partir d’icônes représentant les risques majeurs sont mis à disposition des équipes de chantier.
  • 2ème prix sur les « meilleures pratiques et REX1 pour la mise en place des mesures sanitaires Covid-19 ». La filiale a appréhendé le « risque Covid » comme un « risque électrique » en mettant en exergue le fait que, de la même manière que les collaborateurs travaillent avec le voisinage électrique, ils doivent désormais intégrer le « voisinage Covid ».
  • 3ème prix dans la catégorie « matériel » pour son « robot nettoyeur », une prestation innovante pour les clients de Spie et surtout un outil qui permet de réduire la pénibilité, d’atténuer les risques de manutention lourde et de travail en hauteur.
 

Publi Information

Centralisez les flux d’information & les alertes


Publié le 24 nov. 2020 11:58:00

 

Ascom innove et propose une solution globale dédiée à la sécurité et aux performances des industries. Elle fait interagir les outils de mobilité (Myco 3) et la plateforme applicative intégrée au Cloud Ofélia, concentrateur d’alarmes nouvelle génération.

1. Fonctionnalité DATI

L’évènement d’alarme provenant d’un mobile DATI (Dispositif d’Appel pour Travailleur Isolé) permet d’informer le superviseur de la détection d’une situation critique en un lieu donné. L’information est transmise vers un tiers, qui transfère l’alarme pour l’intervention des secours. Ofélia permet d’effectuer une levée de doute efficace et rapide à travers son interface.

2. Fonctionnalité alarmes techniques

Gestion technique des bâtiments (GTB-GTC), détection incendie ou alerte intrusion, Ofélia se connecte à tous les systèmes d’alarmes pour apporter une gestion commune aux alertes. L’application s’intègre parfaitement aux solutions Ascom ainsi qu’à des solutions tierces. La gestion et la maintenance des process de sécurité sont unifiées et simplifiées.

3. Fonctionnalité mobilisation - plan d’alerte
Une fonctionnalité capitale pour mobiliser les bonnes personnes au bon moment pour déclencher des campagnes de mobilisation (via sms, appels, e-mails…) et atteindre un maximum de personnes dans le temps le plus court possible.

Téléchargez le livre blanc Ascom : « Technologies mobiles, plateforme applicative : quels avantages pour la sécurité industrielle »