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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

Conçue par NGE Fondations, sa pince de levage a reçu le Trophée des TP, catégorie « Prévention, Santé,Sécurité », remis mercredi 27 novembre à l’occasion de la Journée des Innovations de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP). Utilisée en fondations, cette pince de manutention permet d’effectuer le levage des cages d’armature de pieu en sécurité. Elle a été imaginée dans le cadre d’un groupe de travail qui associait la cellule Recherche et Innovation, la Commission santé sécurité et conditions de travail (CSSCT), le service Prévention, des personnels d’exploitation et d’études de NGE Fondations. Qui a aussi pu compter sur l’aide de l’OPPBTP, de la Carsat et de l’INRS. « Ce prix de la FNTP est l’occasion pour nous de démontrer l’intérêt de poursuivre les efforts d’innovation en matière de prévention via des démarches transverses, se réjouit Gauthier Billoët, président de la CSSCT et directeur général adjoint de NGE Fondations. C’est le fruit d’un travail continu avec la Carsat, l’INRS et l’OPPBTP pour valider la conformité du produit avec toutes les règles et normes en vigueur. Avec la CSSCT, les services exploitation, études, matériel, recherche et innovation et prévention de NGE Fondations s’attachent à déployer des outils et des pratiques sur le terrain pour la sécurité de l’ensemble de nos collaborateurs. »

Des manutentions accidentogènes

Cette pince répond à un réel besoin de la profession en matière de manutention des cages d’armature, extrêmement accidentogène. En 2017, ce risque a d’ailleurs entraîné le décès d’un salarié de l’entreprise. Pour éradiquer cette menace, la pince présente deux avancées majeures :

  • L’erreur humaine n’intervient plus, du fait même de sa conception et de son principe d’utilisation.
  • Les soudures et dispositions constructives de la cage d’armature ne sont plus sollicitées lors de son levage.

« Née d’un groupe de travail pour répondre à une problématique de sécurité, cette pince de levage est une innovation, tant dans le domaine de la prévention que dans le domaine technique. Nous sommes fiers d’avoir trouvé une solution aux risques liés au levage des cages d’armature. Ce prix est une réelle reconnaissance du travail accompli pour la sécurité de nos collègues sur le terrain. In fine, nous espérons que ce produit pourra être utile au plus grand nombre dans la profession », ajoute Philippe Robit, directeur recherche et innovation de NGE Fondations.

Comme tout processus d’innovation, huit prototypes différents ont été nécessaires pour aboutir au produit final. A ce jour, 200 pinces sont utilisées sur les chantiers de NGE Fondations. D’autres prototypes sont en préparation afin de couvrir les besoins d’autres métiers, comme les parois moulées et du génie civil.

« La sécurité doit être une priorité, insiste Christian Altazin, président de NGE Fondations. Conscients que la prévention est une attention de chaque instant et un investissement de long terme, nous nous sommes impliqués très tôt dans cet engagement sociétal. Dans une démarche d’amélioration continue, NGE Fondations a sollicité l’OPPBTP et l’Icsi pour mener ensemble un travail de fond sur la culture de prévention impliquant l’ensemble de nos salariés. »

> A noter, qu’à terme, NGE Fondations souhaite mettre en place un mode de distribution qui puisse profiter à tout professionnel.

 

Amiante. La Capeb et Sebemex s’associent


Publié le 4 déc. 2019 10:24:00

 

Sebemex (Extramiante), distributeur d’équipements dédiés à la protection individuelle et à la décontamination (amiante et nucléaire), et la Capeb, via sa filiale Béranger Développement, ont signé un partenariat pour promouvoir des équipements de protection à destination des chefs d’entreprise artisanale du bâtiment exposés à l’amiante.

Sebemex (Extramiante) va donc développer de nouveaux produits et services à destination des artisans du bâtiment afin de renforcer la protection des travailleurs contre les risques liés à l’exposition à l’amiante et à ses déchets. « Notre offre de produits et services répond à un besoin nécessaire de sécurité pour les artisans du bâtiment exposés à l’amiante et aux déchets générés par leur retrait, souligne Stéphane Pruvost, son directeur. Ce partenariat avec la Capeb nous donne l’occasion de développer nos liens de proximité avec les entreprises et de chercher ensemble des solutions et produits de sécurité toujours plus en adéquation avec la réalité de leur travail. »

En effet, sa société sollicitera également les adhérents de la Capeb pour tester de nouveaux produits et solutions de sécurité. L’entreprise organisera aussi des événements et des rencontres avec les Capeb départementales et proposera des remises et/ou des offres promotionnelles pour les entreprises artisanales du bâtiment adhérentes à la Capeb et/ou pour les Eco Artisans.

De son côté, la Capeb informera les entreprises artisanales du bâtiment des produits et services développés par Sebemex et contribuera à promouvoir les nouveaux produits et services réalisés en collaboration.

Patrick Liébus, président de la Capeb, explique : « Aujourd’hui, toutes les entreprises du bâtiment sont susceptibles de rencontrer des matériaux contenant de l’amiante dans le cadre de leurs activités. Depuis plusieurs années, nous informons nos adhérents sur la manière de limiter les risques pour les travailleurs exposés. Ce partenariat avec Sebemex nous permet ainsi de proposer des équipements sûrs à nos adhérents et de les impliquer dans le développement de nouvelles solutions pour garantir une sécurité maximale sur les chantiers. »

 

Manutentions. Avec Imatec, Chambrelan réduit les TMS


Publié le 4 déc. 2019 10:11:27

 

Chez Chambrelan, la lutte contre les risques liés aux manutentions est un souci constant. Charger ou décharger des bacs de stockage sans l'intervention des opérateurs, évacuer une palette vide facilement sans la soulever… peuvent exposer ses collaborateurs à des TMS. Le fabricant de glissières télescopiques industrielles et de rails de guidage linéaire a donc décidé de travailler avec Imatec pour concevoir les élévateurs de bacs et les empileurs de palettes automatiques qui facilitent le travail de ses opérateurs.

Limiter les prises de charge par les équipes, diminuer les TMS, sécuriser la manipulation des bacs et fluidifier les lignes de production sont les bénéfices de la solution Easylev, conçue par Imatec, qui améliore la productivité et l'organisation du travail. Pour le développement de la solution Easylev, l'enjeu était d'intégrer les rails de guidage les mieux adaptés. Dès l'étude et la réalisation de notre prototype, les équipes ont dû travailler sur des charges allant de 80 à 500 kilos.

Jacques David, chargé d'affaires chez Imatec, explique : « Avec Chambrelan, nous avons fait plusieurs essais à l'aide de différents prototypes, qui nous ont permis d'utiliser un rail parfaitement adapté à notre appareil. »

Aujourd'hui, la collaboration et la recherche se poursuivent, car Imatec souhaite maintenant développer des appareils dédiés à l'industrie agroalimentaire en intégrant cette fois des rails tout inox.

 

Conditions de travail. Bretim à l’honneur


Publié le 4 déc. 2019 10:06:00

 

Pour sa démarche en matière de SST lors de la construction de ses nouveaux locaux, le Pdg de l’entreprise Bretagne Tuyauterie Industrielle Montage (Bretim), Yann Coadic, a reçu l’Acanthe d’or de la Carsat Bretagne.

Depuis sa création en 1991, Bretim accompagne les industriels dans la conception et la réalisation d’installations clé en main. L’entreprise travaille dans différents secteurs d’activités : agroalimentaire (biscuiteries, boissons, cidreries, conserveries, salaisons, viandes...) et industrie (cosmétique, papeterie, traitement des eaux, chaufferies...). Parmi ses clients, on peut citer : Bonduelle, Cooperl, Lancelot, Fleury Michon, Kerméné, Sanofi, Tetra Pak...

Installée à Bréhan dans le Morbihan, le bâtiment occupé jusqu’en 2017 ne répondait plus aux exigences de l’entreprise, notamment en termes de surface de bureaux et ateliers. Il était donc un frein à l’évolution de l’entreprise. Il était aussi dépourvu de pont roulant, équipement indispensable à l’activité de chaudronnerie et de tuyauterie. Ces constats ont amené Yann Coadic à envisager la construction de nouveaux locaux à Pluméliau.

Accroître la SST

Aujourd’hui les 1 500 m2, contre les 400 m2 initiaux à Bréhan (sur un terrain de 15 000 m2) permettent d’accroître la performance et la santé et sécurité au travail. Par ailleurs, le nouvel emplacement répond à une meilleure accessibilité et visibilité de l’entreprise. Comme pour d’autres projets précédents, Bretim a contacté le département des risques professionnels de la Carsat Bretagne pour être accompagné dans la construction du nouveau bâtiment. Après plusieurs rencontres, l’ensemble des recommandations habituelles pour ce type de construction a été retenu : éclairage naturel et vues sur l’extérieur, insonorisation des locaux, flux des circulations, prise en compte des travaux de maintenance du bâtiment en toute sécurité, ventilation... Outre la construction de nouveaux bâtiments, d’autres investissements prenant en compte l’amélioration des conditions de travail ont également été mis en œuvre :

  • Aides à la manutention (pont roulant 10 tonnes), rack de stockage des tubes à tiroirs ;
  • Captage des fumées de soudage (projet en cours) ; -Confort de travail (marbres de soudage) ;
  • Substitution de l’acide fluoronitrique pour le décapage de l’inox par de l’acide phosphorique moins dangereux. Ce projet a été accompagné par un contrat de prévention.

Il a mobilisé les compétences des professionnels de la Carsat du secteur d’activité et l’expertise du Centre Interrégional de Mesures Physiques de l’Ouest (CIMPO). Il a aussi bénéficié de l’accompagnement de l’Amiem (service de santé au travail) au travers d’études ergonomiques menées pour les parties bureaux et atelier.

 

RPS. Guide pratique de l’Anact


Publié le 4 déc. 2019 10:03:50

 

Mal-être, burn-out, stress… Les risques psychosociaux continuent d’inquiéter. L’intensification du travail, l’accélération des transformations et la raréfaction des temps de régulation entre salariés y contribuent. Mais des solutions existent. Le « 10 questions sur » de l’Anact fournit des repères et pistes d’action pour une prévention durable des RPS.

La prise en compte des risques psychosociaux s’inscrit progressivement dans les démarches de prévention des entreprises. Il reste néanmoins des marges de progression pour rendre leur prévention efficace et pérenne.

Où en est-on en matière de prévention aujourd’hui ? Comment construire un plan d’action ?

Comment soutenir l’action des manageurs de proximité ? Le numérique est-il facteur de RPS… En 10 questions pratiques, le nouveau guide de l’Anact tire les enseignements des démarches mises en place dans les entreprises afin de proposer des repères pour comprendre les RPS et des pistes d’action actualisées pour mieux les prévenir. Avec un message fort : les RPS ne sont pas une fatalité.

Le guide répond ainsi aux questions qui se posent aux différents acteurs concernés : DRH mais aussi manageur-e-s, dirigeant-e-s, représentants du personnel. Il peut également être utile aux organismes qui accompagnent les TPE-PME : organismes de prévention et complémentaire santé, services de santé au travail afin de conseiller les entreprises sur ces sujets.

• Le guide est disponible gratuitement sur anact.fr.

• Télécharger le guide 10 questions sur la prévention des risques psychosociaux ici.