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Lettre bimensuelle - N° 105 - 17/09/2014

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actus

Pesticides : Nutréa condamnée pour « faute inexcusable »

actu

Condamnation exemplaire que celle de Nutréa*, entreprise de nutrition animale, en ce qu’elle illustre clairement le principe de faute inexcusable.
Le Tass de Saint-Brieuc a prononcé sa décision suite à l'intoxication aux pesticides de deux anciens salariés sur le site de Plouisy (Côtes-d'Armor). Ces salariés ont été intoxiqués alors qu'ils manipulaient des céréales traitées destinées au bétail.
Selon le Tribunal des affaires de sécurité sociale, Nutréa, filiale de la coopérative Triskalia*, « devait avoir conscience du danger auquel ses salariés étaient exposés et n'a pas pris les mesures nécessaires pour les en préserver ». Cette « conscience du danger » justifie pour le Tass le fait que l'entreprise a « commis une faute inexcusable ».
Rappel des faits : désormais chômeurs, Stéphane Rouxel et Laurent Guillou, souffrent d'un syndrome invalidant d'intolérance aux solvants et aux odeurs chimiques. Ce syndrome serait la conséquence d'une intoxication, remontant à 2009, due, dans un premier temps, à un pesticide, interdit d'utilisation depuis 2006, puis, dans un second temps le 15 mai 2010, par un pesticide pulvérisé en trop grande quantité sur les céréales qu'ils déchargeaient.

Si le tribunal a considéré comme prescrit l'accident du 8 avril 2009, il a, en revanche, condamné Nutréa pour celui de 2010. Par conséquent, la société devra verser 2.500 euros aux victimes et rembourser à la MSA (Mutualité sociale agricole) l'intégralité des conséquences financières de cet accident. Le tribunal a, par ailleurs, demandé à ce que soit réalisée une expertise médicale « pour évaluer le préjudice des victimes et fixer le montant de leur indemnisation ».

Pour justifier sa décision, le Tass s'appuie sur un rapport de l'Inspection du travail qui précise, qu'entre avril et mai 2009, des salariés de Nutréa avaient été victimes de « symptômes graves à la suite de la réception de blé [...], traité avec un produit nocif interdit d'usage ». L'entreprise n'avait ni informé ni formé ses salariés sur ce risque. Plus grave, le tribunal souligne aussi, qu'entre février et mars 2010, soit avant l'accident de Stéphane Rouxel et de Laurent Guillou, « des intoxications de salariés sont rapportées à onze reprises », sans que la société n'informe ses salariés des risques.

Les deux plaignants souffrent aujourd'hui de maux de tête, de douleurs au ventre, de saignements, de brûlures récurrentes au visage et au cuir chevelu. Symptômes qui font qu'ils ont été déclarés inaptes au travail et licenciés en 2011 alors qu'ils avaient porté plainte contre X en mai 2009. Plainte d'abord classée sans suite avant qu'une enquête préliminaire ne soit ouverte en novembre 2010.

Interrogé par l'AFP, Laurent Guillou s'est déclaré satisfait par la décision du Tass. Avant de regretter que « les conditions de travail n'aient pas changé. Il n'y a pas besoin de tous ces produits chimiques pour conserver les céréales ».
* Nutréa, c'est 468 millions d'euros de CA en 2013, plus d'un million de tonnes d'aliments fabriqués et 410 salariés. Triskalia, de son côté, c'est 4.800 salariés, 18.000 agriculteurs adhérents, 300 sites et un CA de 2,2 milliards d'euros en 2013.

Workwear : Carrefour retient Armor Lux

Plus de 100.000 collaborateurs du premier employeur privé de France seront désormais habillés par le Français Armor Lux.
Carrefour va donc équiper 110.000 salariés de ses enseignes Carrefour et Carrefour Market de nouvelles tenues de travail plus modernes, esthétiques et tendances... La nouvelle ligne de vêtements compte en moyenne 12 à 16 pièces par collaborateur et se décline selon les métiers et les saisons (le contrat porte sur la fabrication de 140.000 vareuses et tabliers dont près de 100.000 ont déjà été réalisés dans les ateliers d’Armor Lux). Ce marché de 2 millions d'euros, soit 2 % du CA d'Armor Lux, est un beau succès pour le « Made in France », comme le souligne Jean-Guy Le Floch, P-DG d'Armor Lux : « En nous confiant la fabrication des nouvelles tenues de ses artisans des métiers de bouche, Carrefour démontre qu’il est toujours possible de produire dans des usines en France des vêtements de qualité. Nous sommes fiers et heureux d’habiller les équipes de Carrefour France. C’est un beau partenariat qui nous permet de sécuriser nos emplois industriels et de mettre au service de Carrefour France un savoir-faire d’exception ».
Portées quotidiennement, les tenues de travail permettront de valoriser chaque métier au sein du magasin et d’identifier plus facilement les équipes en relation avec la clientèle. Elles participeront également au confort de travail et renforceront le sentiment d’appartenance à l’entreprise.

Prévention : La SST a son encyclopédie collaborative !

Inspirée par Wikipedia ? Bien possible. Toujours est-il que l'EU-Osha (Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail) a lancé fin août OSHWiki, une encyclopédie collaborative en ligne sur le thème de la SST. Si cette encyclopédie est accessible à tous, elle ne sera alimentée que par des auteurs accrédités, membres d’organisations du domaine de la SST et d’instituts de recherche. La version qui est déjà en ligne propose plus de 300 articles sur des thèmes qui vont de la gestion et l’organisation de la SST aux substances dangereuses, en passant par l’ergonomie, les problèmes psychosociaux et les groupes à risque.
Comme l'a souligné l'agence lors de son lancement « OSHWiki a pour but de favoriser une culture participative en permettant à la communauté de la SST de former des réseaux, de collaborer et de créer des synergies ».
osha.europa.eu

EPI : Mure & Peyrot à la conquête de l'Ouest !

Le fabricant bordelais de couteaux de sécurité souhaite accroître ses parts de marchés en France et aux Etats-Unis. Cela passe, en partie, par une présence quasi permanente Outre-Atlantique...

Mure & Peyrot, 110 ans, est un des leaders mondiaux des couteaux, lames et accessoires pour la fabrication et l'encapsulation des pare-brise. La petite entreprise, qui emploie 60 personnes, s'est aussi imposée comme le leader français pour la coupe et l'ébavurage des plastiques souples et durs, et pour les couteaux de sécurité et les lames industrielles. Une réussite qui repose sur une recherche constante en matière d'innovation. Ces solutions sont aujourd'hui utilisées partout dans le monde puisque la PME fournit plus 1.600 clients répartis dans 70 pays. Ce qui lui permet de réaliser 40 % de son chiffre d'affaires à l'export. « L'année dernière, nous avons réalisé un CA de 4,2 millions d'euros et vendu environ 4 millions de couteaux et à peu près 5 millions de lames, confie à Pic Bernard Peyrot, DG et de Mure & Peyrot. Nous travaillons sur des marchés de niches. Nous nous adressons plutôt aux grands comptes afin de développer pour eux des solutions spécifiques qui répondent à leurs besoins particuliers. Cette relation avec nos clients est primordiale. Elle est à la base même de notre souci constant d'innover pour développer des couteaux toujours plus efficaces et sûrs. Nous refusons de vendre nos solutions dans les grandes surfaces. Il est en effet pour nous hors de question de « brader » nos produits et de les vendre à bas prix ». 
Cette recherche du sur-mesure permet au Français de gagner régulièrement des parts de marchés et de nouveaux clients prestigieux. « Nous travaillons avec Airbus, Boeing, Wallmart, Mars, McDonalds, Pilkington... Nous leur fournissons des petites séries, ajoute le dirigeant. Cette production de gammes très spécifiques – même si notre catalogue comprend aujourd'hui 160 couteaux qui ont fait l'objet de 35 brevets – nous permet de ne pas nous retrouver en concurrence directe avec des géants industriels qui n'ont aucun intérêt à adopter notre mode de production ».

« Il nous faut nous tourner vers d'autres marchés. Le continent américain nous offre de formidables opportunités de développement ». C'est pour se rapprocher de son marché que Bernard Peyrot part s'installer en Californie pour y renforcer le réseau commercial de la société. « Si nos clients américains sont très satisfaits de notre offre, ils nous reprochent parfois des délais de livraison un peu longs, constate-t-il. Ma présence en Californie – outre le développement de notre réseau de distribution – a aussi pour objectif de mettre en place une plate-forme logistique nous permettant de réduire nos délais et de disposer sur place de stocks ». 
Ce 110ème anniversaire n'aurait pas été parfait sans un cadeau... « Nous venons de remporter le plus gros contrat de notre histoire, ajoute le dirigeant. Nous allons fournir à  l'équipementier automobile Valéo 10.000 couteaux que nous avons spécialement conçus pour eux. Cela confirme que notre stratégie est la bonne et que nous pouvons envisager pour l'année prochaine d'atteindre un chiffre d'affaires de 4,6 millions d'euros. J'espère aussi, grâce à ma présence aux Etats-Unis, multiplier par quatre nos parts de marchés là-bas ». L'avenir semble donc s'annoncer sous les meilleurs auspices pour la PME bordelaise... Retrouvez l'intégralité de cet article dans le prochain n° de PIC, en novembre.

Travail en hauteur : jusqu’où Audinnov va t-elle grimper ?

+ 46 %. C'est la hausse du CA du concepteur et fabricant français d’échelles de sécurité. A lui seul, ce chiffre résume la réussite presque insolente – dans un contexte économique morose – de l'entreprise rhodanienne. Son P-DG, Yves Bugy, peut voir l'avenir sereinement... Ce passionné de sécurité a repris la société en 2004 en lui apportant sa connaissance du fonctionnement des grands comptes et des contrats export. Sous sa direction, Audinnov a vu son CA croître de manière constante pour atteindre l'année dernière un taux record : + 46 % ! Soit un CA de 2 millions d'euros.
Pour accompagner son développement, la société a décidé d'agrandir son usine, doublant ainsi sa capacité de production pour répondre à l’augmentation de volume liée à la signature de plusieurs contrats pluriannuels. L’acquisition de nouveaux moyens d’usinage, la création de nouveaux îlots d’usinage/vissage/montage-finition, l’intégration de systèmes de stockage en hauteur devraient aussi en faire un outil de production à la hauteur des ambitions de la marque. Des innovations y verront aussi le jour, entre autre, la réingénierie de la gamme Helios et le lancement d’une gamme PIRL full composite.
Cette croissance s'appuie également sur un enracinement régional. Non seulement, la totalité de la production se situe dans l'usine de Varennes-sous-Dun (71), mais 80 % des approvisionnements viennent de moins de 300 km. Par ailleurs, Yves Bugy a fait le choix délibéré d'asseoir le développement d'Audinnov sur des relations privilégiées avec de grands comptes comme ERDF, SNCF, Vinci...

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quoi de neuf ?

Protection du pied : 16 modèles pour la parité chez Gaton Mille

actu

La gamme « Air 1000» du français Gaston Mille est garantie sans métal. Elle répond aux conditions de travail du secteur industriel. Sans aucun élément de sécurité métallique (embout composite, semelle anti-perforation textile), cela garantit légèreté, souplesse et confort pour ses utilisateurs. Amagnétiques, les modèles permettent, en outre, de passer sans contraintes les portiques de sécurité. Gaston Mille a, par ailleurs, choisi de concevoir des chaussures spécifiquement adaptées aux hommes et aux femmes. Baskets hautes ou basses, chaussures à lacets et à scratch, sandales ou brodequins, les modèles de la gamme offrent un large éventail de styles et de couleurs.

La gamme se compose de 16 modèles dont : 10 modèles hommes (Air Open Orange, Air Scratch Orange, Air Lace Orange, Air Lace Noir, Air Top Orange, Air Top Noir, Air Sport Noir, Air Sport Marron, Air Sport Top noir, Air Sport Top Marron) et 6 modèles femmes (Air Open Lady Aubergine, Air Scratch Lady Aubergine, Air Lace Lady Aubergine, Air Lace Lady Sable, Air Top Lady Aubergine, Air Top Lady Sable).
- Tailles : du 39 au 47 pour les modèles hommes / du 36 au 42 pour les modèles femmes
- Embout composite en fibre de verre 200
- Semelle anti-perforation textile
- Doublure Poromax : antibactérien, 100% respirant et absorbant, haute résistance à l'abrasion, garantit une parfaite hygiène du pied.
- Semelle PU2D allégée.
- Antiglissoir intégré au talon.
> Norme EN ISO 20345

www.gastonmille.com

Honeywell : masque pour utilisation prolongée

actu

Turboshield est un des premiers masques de protection noté A disponible sur le marché. Il s'agit d'un nouveau système de protection du visage dont les caractéristiques, brevetées (ou en attente de brevet) se basent sur une étude des besoins des utilisateurs. Il offre un confort supérieur pour une utilisation prolongée, un système de changement de visière ultra simple, une protection améliorée et un équilibre accru lorsqu'il est associé à un casque de sécurité. Ce système de protection faciale comprend un casque, un adaptateur pour casque et des visières de remplacement.
Ce masque se présente sous la forme d'un casque matelassé souple qui offre une surface de contact de 300 % supérieure à celle des suspensions traditionnelles. Ce qui permet de réduire les points de pression pour une utilisation tout au long de la journée. Le système d’ouverture à bouton-poussoir sécurisé permet, quant à lui, de changer de visière rapidement et facilement. Des boutons de réglage ergonomiques et suffisamment grands permettent aux utilisateurs de l’ajuster facilement, même avec des gants de protection.

Son système breveté d'adaptateur pour casque à double charnière permet de faire reculer la visière de 17 cm pour plus d’équilibre et une meilleure répartition du poids, tout en augmentant la hauteur libre jusqu'à 10 cm. Par ailleurs, un dispositif de bords relevés intégrés garantit un ajustement optimal et protège l’utilisateur contre les chutes de débris. L'adaptateur pour casque est compatible avec les modèles Honeywell et ceux des autres marques. La visière Turboshield de forme torique fournit une optique d’excellente qualité, un champ de vision élargi et 50 % de protection en plus dans la zone du menton par rapport aux écrans cylindriques.

www.honeywellsafety.com
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carnet

Claire COUTURIER / SGS

Claire COUTURIER a été nommée directrice du département Développement durable et Intégrité opérationnelle de SGS (Société Générale de Surveillance). Elle est chargée d'assister et d'accompagner les filiales et services fonctionnels en France dans la mise en place des actions qui découlent des politiques de développement durable et de sécurité opérationnelle définies par le groupe au niveau mondial. Elle est également chargée de s'assurer que les exigences réglementaires en matière de santé, sécurité au travail et environnement soient respectées par le groupe SGS France.

Rémy ALLAIS / BACCARAT

Remy ALLAIS est le nouveau directeur QHSE de Baccarat (Groupe Starwood Hotels & Resorts Worldwide). Remplaçant Vincent Treca, il est en charge de la qualité, de l'hygiène, de la sécurité et de l'environnement. Il est également membre du comité de pilotage de la nouvelle organisation industrielle Lean Manufacturing.

agenda

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Congrès Self et Geder "Ergonomie et développement pour tous"

Du 01/10 au 03/10/2014 - La Rochelle

geder.fr/

Préventica

Du 07/10 au 09/10/2014 - Nantes

www.preventica.com

Expoprotection

Du 4/11 au 6/11 – Paris – Porte de Versailles

www.expoprotection.com

Formation technique EPI du Synamap

Du 24/11 au 28/11/2014 – Paris

aminata@synamap.fr