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Eiffage expérimente le gant bionique


Publié le 13 févr. 2018 15:38:22

 

Dans le cadre du plan de santé au travail, Eiffage a lancé une collaboration avec Bioservo Technologies AB visant à développer un gant bionique qui puisse convenir à l’environnement exigeant du BTP. « La technologie Sem de Bioservo présente de grandes opportunités. Nous sommes très attachés à la recherche du meilleur niveau de protection de la santé de nos collaborateurs, et travaillons sur des outils qui puissent aider à lutter contre la pénibilité », précise Erick Lemonnier, Directeur Prévention de la branche Infrastructures d’Eiffage.

Supplément de force
Le concept du gant de Bioservo consiste à fournir aux compagnons, un supplément de force et d’endurance pour faciliter leurs tâches quotidiennes et préserver leur énergie. Une technologie qui permettra donc de réduire l’impact des tâches ardues et répétitives sur la santé des ouvriers.

« Nous sommes ravis qu’Eiffage ait choisi de tester nos équipements. Nous obtiendrons ainsi de précieux retours sur nos produits dans le milieu de la construction. Cela montre également que Bioservo a bien saisi les enjeux en termes de prévention-sécurité pour une entreprise comme Eiffage », se réjouit Erik Landgren, PDG de Bioservo Technologies AB, qui collabore déjà avec General Motors et Airbus pour développer un gant robotique à usage industriel capable d’amplifier la force naturelle de la main.
Eiffage effectue également des recherches en partenariat avec l’université de Florence, et de l’ENSAT de Bretagne pour développer des exosquelettes et autres outils d’amélioration des conditions de travail qui pourront être utilisés demain par les métiers BTP.

> 3 questions à Erick Lemonnier, Directeur Prévention, Eiffage Infrastructures

Pourquoi vous êtes-vous tourné vers Bioservo technologies ?
Cela peut sembler un choix radical, mais il nous a semblé judicieux de nous rapprocher de l’expertise du domaine médical, très avancé en matière de prothèse. Bioservo technologie fournissait déjà des prothèses médicales et des gants pour la NASA. La question a été « est-il possible d’adapter ces exosquelettes à l’environnement plus rude du BTP, dans le cadre de la prévention des risques professionnels ? »

Quels étaient vos critères de sélection ?
Notre recherche portait sur un dispositif d’assistance physique et non pas un robot collaboratif. Des critères de performance ont été définis. Nous avons suivi trois axes. Il fallait tout d’abord que le gant puisse s’adapter aux contraintes des travaux publics – très éloignés de l’espace ou du monde médical. Ensuite, nous avons privilégié les équipements souples et légers, facilement utilisables sur les chantiers, c’est-à-dire sans batterie encombrante ni câble. Enfin, il était important que le gant puisse être utilisé le plus largement possible dans une grande diversité de tâches, dans la mesure où chez Eiffage nous avons une multitude de métiers…

> Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans PIC 109 (mars-avril 2018) à paraître.

 

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