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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

Protection de la tête. Nouvelle certification NF


Publié le 17 avr. 2019 10:52:20

 

Une mise à jour du référentiel de la certification NF - Équipements de protection de la tête pour les chantiers et l’industrie (NF026) s’applique aux fabricants de casques et casquettes anti-heurt. Le nouveau règlement européen 2016/425 relatif aux équipements de protection individuelle, publié le 9 mars 2016, comporte des mises à jour et des règles plus strictes concernant EPI commercialisés dans l’Union européenne. Une mise en conformité est donc nécessaire.

En ce qui concerne les obligations des entreprises et fabricants imposées par cette nouvelle réglementation, Adelita Aulet, responsable technique du Synamap, explique : « Les modifications introduites par le règlement ne visent pas une famille d’EPI en particulier. Ainsi, le nouveau règlement responsabilise les opérateurs économiques en définissant leur rôle (fabricant, importateur, mandataire, distributeur) et leurs obligations. Il élargit la catégorie III des risques aux coupures par scie à chaîne, jets d’eau haute pression, blessures par balles ou coups de couteau, bruits nocifs. Il accroît la traçabilité des EPI en imposant d’apposer, en priorité sur le produit, aux fabricants, le numéro de type, de lot ou de série ou un autre élément permettant l’identification de l’EPI et aux fabricants/ importateurs, leur nom, leur raison sociale ou leur marque déposée et leur adresse postale de contact. » Avant d’ajouter : « Une déclaration UE de conformité doit accompagner chaque EPI ou la notice d’instructions doit indiquer l’adresse internet à laquelle la déclaration UE de conformité est accessible. Il introduit une durée de validité des attestations d’examen UE de type à 5 ans. »

Exigences plus élevées

Cette certification, revisitée en 2018, se base d’abord sur la conformité aux normes techniques en vigueur :

  • N 812 pour les casquettes anti-heurt,
  • EN397 pour les casques de protection pour l’industrie,
  • EN 14052 pour les casques de protection à haute performance.

Ces normes sont élaborées avec l’ensemble des acteurs du marché afin de définir les exigences techniques nécessaires pour assurer la qualité du produit concerné.

« Dans le cadre de la marque NF, nous avons décidé d’aller encore plus loin en augmentant le niveau de ces exigences techniques, elles-mêmes supérieures aux prérequis règlementaires, afin de permettre aux produits de qualité de se démarquer sur le marché, précise Nicolas Demarest, certificateur chez Afnor Certification. L’ensemble des exigences, ainsi que la liste des produits certifiés, sont disponibles gratuitement sur le site www.marquenf.com. »

Quel processus pour être certifié

« Il faut tout d’abord nous contacter afin d’établir le dossier de demande de certification. Après une analyse administrative et technique du dossier, nous organisons un audit du site de fabrication et des essais sur le produit, ajoute Nicolas Demarest. Si l’ensemble des critères sont conformes, nous délivrons la certification NF pour 3 ans. Puis, un suivi composé d’un audit et d’essais est ensuite réalisé chaque année afin de maintenir le certificat NF et assurer ainsi une constance dans le travail effectué par le fabricant certifié. »

Les essais sont réalisés dans un laboratoire partenaire indépendant, le CRITT, qui teste les produits conformément aux exigences des normes et du référentiel de certification NF026.

 

RPS. La France ne veut pas de la norme 45003


Publié le 17 avr. 2019 10:49:19

 

Après s’être opposée à la norme Iso 45001 sur le management de la santé et de la sécurité au travail, la France est contre la norme 45003 sur les risques psychosociaux (RPS).

Déjà, lors des travaux préparatoires à la norme Iso 45001 (entrée en vigueur en mars 2018), la France avait fait savoir qu’elle était opposée « au développement de normes de management sur ces sujets, estimant que cela relevait du dialogue social et d’une réglementation contraignante forte. » Mais elle avait, tout de même participé au groupe de travail de ladite norme avant, donc, de voter non en regrettant la complexité de la norme 45001, en elle-même, et de son application pour les PME-TPE.

Rebelotte avec l’Iso 45003 sur les RPS

En 2018, l’Organisation internationale de normalisation (ISO) a décidé en 2018 de se pencher sur la santé et de la sécurité psychologiques en milieu de travail. Assez tôt, en France, les partenaires sociaux ont fait savoir, unanimement, leur désaccord sur le principe de normaliser la problématique RPS en entreprise. Comme le rappelle notre consoeur Eliane Patriarca dans un article de Santé & Travail (24 février 2019), « le Conseil d’orientation des conditions de travail (Coct) et la branche accidents du travail-maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale, notamment, sont opposés à l’écriture même de cette norme ISO 45003 sur les risques psychosociaux (RPS). »

Pour justifier leur opposition à ce projet, les Français font valoir qu’une telle norme reviendrait à séparer les RPS des autres risques au travail. Ce qui irait contre l’approche multirisque défendue et préconisée en France.

Siège vide…

Craintes confirmées en septembre 2018 lors de la présentation de la première mouture de la norme Iso 45003. Pour les représentants français, telle que rédigée, la norme en question n’apporte, « aucune plus-value en termes de contenu et d’approches techniques spécifiques liées aux RPS » et aurait, le grand tort, de faire l’impasse sur la participation et la consultation des travailleurs. Constat que font d’autres pays comme la Suède, l’Allemagne, l’Italie ou la Chine.

La France a décidé de ne pas participer aux prochains travaux et réunion consacrés à la nouvelle norme. Et ne fera donc pas entendre sa voix au risque de faciliter l’adoption d’une norme qui devrait être mise en œuvre en 2021.

 

En matière de sécurité au travail, les risques sont multipliés sur les chantiers en co-activité. La prévention des risques en amont des opérations en incluant les sous-traitants est donc primordiale... Particulièrement impliqué sur ces questions, Bouygues Bâtiment Nord-Est a sollicité, en novembre 2018, l’appui de l’OPPBTP afin de travailler au développement d’une culture prévention pérenne avec les entreprises sous-traitantes intervenant sur deux de ses chantiers phares de la région lilloise.

Bouygues Bâtiment Nord-Est et l’agence Hauts de France de l’OPPBTP ont signé deux conventions de partenariat dans le but d’augmenter la prévention et la sécurité des entreprises sous-traitantes intervenant sur les chantiers du Centre hospitalier de Maubeuge et du Biotope à Lille.

Les deux partenaires organiseront, pour chacun des projets, une réunion d’information rappelant aux dirigeants des entreprises sous-traitantes les fondamentaux en matière de prévention des risques et les différentes actions pouvant être mises en place.

Rencontrer les chefs d’entreprises

L’OPPBTP apportera également une strate complémentaire en se concentrant sur les petites entreprises de moins de 30 salariés. Les conseillers de l’Organisme iront à la rencontre des chefs d’entreprise pour faire avec eux un tour d’horizon de leur démarche de prévention et dresser un état des lieux de leur niveau de prévention. Ils effectueront par ailleurs avec chaque chef d’entreprise une visite du chantier afin d’identifier en situation sur le terrain les points d’amélioration pour réduire l’exposition aux risques des équipes.

Faire progresser les partenaires

« Réduire l’écart entre les pratiques de nos partenaires et les nôtres est pour Bouygues un enjeu majeur. L’objectif premier de ces conventions est donc d’ancrer profondément chez nos sous-traitants le fait que la santé et la sécurité sont des valeurs essentielles et prioritaires. L’OPPBTP dispose aujourd’hui des ressources et méthodes adaptées pour faire progresser nos partenaires. Cette collaboration est donc essentielle pour atteindre nos objectifs », déclare Raphaël Vasseur, Responsable Production TCE chez Bouygues Bâtiment Nord-Est.

Du côté de l’OPPBTP, « le retour d’expérience est primordial pour l’amélioration continue des conditions de travail et la sécurité sur les chantiers. Bouygues Bâtiment Nord-Est utilise de nouveaux matériaux manufacturés innovants et de nouveaux matériels mis sur le marché par les constructeurs, explique ajoute Philippe Dervaux, ingénieur de prévention OPPBTP. Les chantiers de l’hôpital de Maubeuge et de Biotope sont l’occasion de réaliser une analyse s’appuyant sur 14 facteurs liés aux conditions de travail et la facilité de leur mise en oeuvre. Elle sera complétée par le ressenti des opérateurs et de l’encadrement Bouygues Bâtiment Nord-Est concernant leur utilisation. Cela nous permettra d’enregistrer leurs retours d’expérience, qui bénéficieront par la suite à l’ensemble de la profession. »

 

Workwear. Kiplay reprend la blanchisserie L.I.N. Location


Publié le 17 avr. 2019 10:44:15

 

Le 8 mars dernier, la société Kiplay (49 salariés ; 10 M€ de C.A.), expert dans la conception, la fabrication et la distribution de vêtements de travail et d’EPI a annoncé l’acquisition de la société L.I.N. Location de linge (8 salariés ; 400 K€ de C.A.), spécialiste dans l’entretien des vêtements de travail et le service aux entreprises. Une première pour un confectionneur. Pour Marc Pradal, cette reprise s’inscrit en parfaite cohérence avec son activité, et une maîtrise totale de la chaîne du vêtement.

« Nous sommes enthousiastes d’intégrer ce nouveau savoir-faire complémentaire à nos activités, qui est de plus en plus demandé par nos clients et nos grands comptes nationaux. Tout en gardant l’activité de L.I.N., Kiplay proposera des services supplémentaires comme le pré-lavage des vêtements E.P.I. pour éviter les irritations des utilisateurs en proposant des vêtements plus souples et agréables à porter », indique Marc Pradal, P.D.G. de Kiplay.

> 3 questions à Marc Pradal, président directeur général de Kiplay

  • Pourquoi reprendre L.I.N. Location, un loueur de linge ?

Cette blanchisserie est une société locale cliente à qui fournissions des vêtements de travail pour son activité de location. Il y a une vraie synergie entre nos activités respectives, puisque les vêtements de travail, et plus particulièrement les EPI, sont soumis à de multiples contraintes réglementaires en termes d’hygiène et de protection des porteurs, aussi bien pour la confection que l’entretien. Par ailleurs, certains de nos clients locaux nous demandaient des solutions de location pour ne plus avoir à acheter les tenues d’un côté, et rechercher une entreprise pour l’entretien. Cela devrait répondre à leur préoccupation et renforcer l’activité de la blanchisserie. Nous allons également proposer à nos clients, un service de prélavage avant livraison, afin de retirer les apprêts et d’avoir des vêtements de travail véritablement prêts à porter.

  • Quels sont vos objectifs pour cette nouvelle entité ?

Nous conservons la structure et le personnel. Nous souhaitons développer l’activité en conquérant des marchés de proximité en Basse-Normandie, orientés vers le vêtement de travail et l’EPI que nous maîtrisons bien. Nous nous sommes fixés un objectif de croissance de 30 % sur trois ans ; objectif tout à fait réaliste, compte-tenu du fait que la blanchisserie est actuellement à 60 % de ses capacités.

  • Comptez-vous dupliquer cette démarche ?

Il ne s’agit pas de concurrencer les loueurs de linge, mais bien de contrôler la totalité de la chaîne, de la création à l’entretien de nos vêtements. Cette blanchisserie jouera un rôle de « laboratoire ». Les EPI et vêtements de travail se complexifient tout comme leur entretien. Pour Kiplay, c’est la garantie de pouvoir mieux maitriser les techniques d’entretien et de lavage adaptés à des produits de plus en plus techniques. Cet investissement ne pourra que nous faire progresser dans la conception de vêtements de travail et d’EPI plus performants et durables.

 

IPRP. Ne manquez pas la 14ème Journée de l’Afisst


Publié le 17 avr. 2019 10:42:05

 

Le 20 juin prochain, au FIAP Jean Monnet à Paris, l’Afisst (Association Française des Intervenants en prévention des risques professionnels de Services interentreprises de Santé au Travail) organise sa 14ème journée nationale avec pour thème : « Quelle prévention dans les TPE ? ».

La prévention dans les TPE est une question centrale pour l’action des SSTI. En effet, elles représentent plus de 80 % des adhérents. Leurs spécificités, structurelles, organisationnelles et culturelles interrogent les modes d’action à plusieurs niveaux : Quelles actions devons-nous mettre en place dans les TPE ? Comment transmettre une culture de prévention à ces structures souvent démunies face à leurs obligations (manques de connaissances, de moyens humains, financiers…) ? Quels leviers peuvent être mobilisés pour toucher les dirigeants, situés au cœur de la vie de ces entreprises ?

Ces questions amènent à développer des approches adaptées et innovantes. Ainsi, cette journée d’échanges, basée sur des retours d’expériences, s’organisera principalement autour de deux thèmes :

- Les actions individuelles et collectives menées au profit des TPE ; avantages et limites de ces actions.

- Les leviers d’action pour mobiliser et impliquer les chefs d’entreprises en tant qu’acteurs de la prévention au quotidien : culture de prévention, santé du dirigeant, etc.

> La journée de l’Afisst (insérer lien 1 ici) sera émaillée de diverses interventions et conférences, avec entre autres :

- « L’avenir de la santé au travail », par Philippe Garabiol, secrétaire général du COCT ;

- « Démarches sectorielles et partenariales pour mobiliser les TPE en prévention », par Olivier LE Berre, chef de département, Mission TPE, à l’INRS ;

- « La santé des dirigeants des TPE et PME », par Laure hanselme, psychologue du Travail, Observatoire Amarok.

> Programme complet : www.afisst.fr/wp-content/uploads/2018/12/afisst-programme-jn19.pdf

> Inscriptions : https://www.afisst.fr/wp-content/uploads/2018/12/bulletin-dinscription-jn19-2.pdf

> Pratique

14ème Journée nationale de l’Afisst

FIAP Jean Monnet, 30 Rue Cabanis, 75014 Paris