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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

158 députés LREM ont appelé à « une grande réforme de la santé au travail » qui permettra de faire de la France « l'un des pays les plus performants et innovants en Europe en matière de prévention dans le domaine de la santé au travail ». Pour les signataires, dont les députés Charlotte Lecocq (notre photo) et Stanislas Guérini, du texte paru le 15 mai dans les colonnes de notre confrère le Journal du Dimanche, « la crise sanitaire que nous traversons place les enjeux de santé au travail au premier plan. Personnels soignants, travailleurs sociaux, chauffeurs routiers, logisticiens, caissières, agriculteurs, éboueurs, personnels d'entretien, et bien d'autres encore, ont forcé notre admiration en étant sur le terrain durant l'épidémie. Les protéger est alors apparu comme une priorité. Dans cette nouvelle étape qu'est le déconfinement, protéger les travailleurs est un préalable à tout espoir de poursuite d'activité, et par répercussion, de relance économique. »

Des ressources mal connues

A l’instar de Charlotte Lecocq dans ses rapports sur la santé au travail en France, les députés font le constat suivant : s’il existe en France une expertise mise à disposition des entreprises pour les aider dans leurs démarches en SST et prévention des risques professionnels, cette expertise, les réseaux et organismes divers qui la constituent sont mal connus, voire du tout, des employeurs. Or, ces ressources humaines et documentaires auraient pu être particulièrement utiles lors de la crise du coronavirus. Ne serait-ce que pour rassurer les employeurs quant au possible engagement de leur responsabilité pénale face à ce nouveau risque… Et, malheureusement, comme le souligne le JDD, « les entreprises se sont trouvées seules et désemparées durant plusieurs jours, ce qui dans un climat anxiogène, a contribué à pénaliser le maintien de l'activité économique dans certains secteurs. »

3 ambitions

Les députés proposent un « véritable contrat de transformation » aux partenaires sociaux. Et se disent prêts à porter une grande réforme de la santé au travail, avec 3 ambitions :

  • « Faire de la santé au travail une priorité de la stratégie nationale de santé. Nous voulons que l'entreprise devienne un lieu de prévention dans la vie quotidienne, par des actions concrètes telles que des campagnes de vaccination sur le lieu de travail pour en faciliter l'accès aux salariés ou agents qui le souhaitent, et le développement de la pratique sportive au travail. »
  • « Doter la France d'un système d'acteurs de santé au travail plus efficace et tourné vers la prévention. La pénurie de médecins du travail doit être compensée par la montée en puissance d'équipes pluridisciplinaires, la création d'un diplôme d'infirmier en santé au travail en pratiques avancées, et le déploiement de la télémédecine. La nouvelle instance qu'est le comité social et économique (CSE) doit être garante d'une démarche de prévention intégrée à la stratégie de l'entreprise, et du suivi de sa mise en œuvre. »
  • « Prévenir l'usure professionnelle en faisant un lien étroit entre l'exposition aux risques et les parcours professionnels proposés aux travailleurs. Et au-delà, nous appelons à ce que le travail soit véritablement accessible aux plus vulnérables d'entre-nous : personnes en situation de handicap ou porteuses de maladie chronique. Personne ne doit rester au bord de la route parce qu'il a subi un cancer, une pathologie chronique ou un accident grave. Le travail doit s'adapter et offrir des perspectives à chacun d'entre nous, quels que soient les accidents de la vie qu'il a rencontrés. »
 

Depuis le 11 mai et le déconfinement, les entreprises doivent s’assurer que leurs salariés aient acquis les bons comportements sanitaires. Dans cet objectif, le Groupe Yves Rocher a demandé à Woonoz, spécialiste de « l’ancrage mémoriel » des réflexes, de lui fournir un parcours de formation en ligne. Conçu par les équipes de Woonoz, en lien avec la DRH, la médecine du travail et les experts en hygiène et sécurité du Groupe Rocher, ce parcours e-learning est totalement personnalisé, quel que soit le niveau initial de maîtrise. Il comporta 25 points-clés à maîtriser en 45 minutes en moyenne. Actualisé selon les toutes dernières recommandations publiques, il a été progressivement déployé depuis le 7 mai auprès des de 6 sites de production morbihannais du groupe. La formation sera ensuite étendue à l’ensemble des collaborateurs du Groupe Rocher en France, selon le calendrier de retour très progressif de chaque site.

Par ailleurs, le Groupe Yves Rocher a souhaité que cette formation en ligne, créée à son initiative, soit proposée par Woonoz à moindre coût à tous les employeurs français qui veulent réduire au minimum l’exposition au risque sanitaire de leurs équipes. Le parcours en ligne « réflexes sanitaires du déconfinement » de Woonoz est donc désormais accessible aux entreprises à un coût très réduit, en fonction des effectifs à former.  

> Les employeurs intéressés peuvent le signaler via un formulaire en ligne : www.woonoz.com/reflexes-deconfinement/

 

Coronavirus. Des innovations pour la SST dans le BTP


Publié le 18 mai 2020 17:12:11

 

La huitième session de sélection de start-up pour intégrer l’accélérateur « Santé-Prévention dans le BTP » s’est déroulée en visioconférence le 5 mai 2020. Dans le contexte d’épidémie de covid-19, le CCCA-BTP, l’OPPBTP, le groupe PRO BTP et le groupe SMA ont organisé une session spéciale afin de valoriser six solutions innovantes qui permettent de préserver la santé des opérateurs. Exceptionnellement, quatre des start-up participantes faisaient déjà partie de l’accélérateur. Marmelade, CAD.42, Qare (anciennement Doctopsy) et Biodata Bank ont ainsi adapté leur offre pour présenter des solutions qui répondent aux nouvelles contraintes de santé. Kôôping et Meersens ont quant à elles présenté leur solution pour la première fois. Elles ont été sélectionnées pour rejoindre les 32 autres start-up déjà intégrées à l’écosystème d’Impulse Partners.

  • Biodata Bank, une start-up japonaise, a développé ses propres capteurs de mesure de la température corporelle. Disposés sur des bracelets, ils préviennent les coups de chaleur des opérateurs sur les chantiers. En raison de l'épidémie de Covid-19, ces bracelets sont désormais programmés pour détecter les cas de fièvre.
  • Qare propose deux services : une plateforme d'agenda et de téléconsultation à destination des psychiatres, et une application de coaching et de suivi psychologique à destination des patients. En cette période d’épidémie, la start-up a rendu l'application gratuite, faisant bondir ses taux de téléchargement de 200 %, et 150 psychologues bénévoles ont proposé des téléconsultations de 40 minutes pour toute personne impactée par le covid-19. Des partenariats avec des hôpitaux ont également été noués.
  • CAD.42 propose des systèmes de géo-référencement en temps réel des équipements et personnes, qui s'interfacent avec le BIM et autres systèmes SI. La start-up a paramétré sa solution connectée et intelligente KYD.42 pour répondre aux exigences de distances de sécurité et de port d'équipements de protection.
  • Marmelade, organisme de formation 100 % digital et mobile, met à disposition des collaborateurs une appli permettant de créer des quiz, des tests ou des modules de formation certifiants. Ce service est conçu pour favoriser l'apprentissage, et l'ancrage de connaissances, notamment liées aux règles de prévention, chez les collaborateurs. La start-up a développé un contenu à l’épidémie de Covid-19, qui permet notamment de se former aux gestes barrières.

Par ailleurs, deux autres start-ups candidataient pour la première fois afin de rejoindre l’incubateur. A savoir :

  • Meersens qui propose une solution destinée à surveiller l'environnement de chacun, et de contrôler tout danger potentiel (qualité de l'air et de l'eau, UV, ondes, pesticides, perturbateurs endocriniens, etc.) sur un même support. Cette application est particulièrement utilisée en période de confinement.

Kôôping qui a développé un système d'analyse d'images vidéo et d'alerte. Grâce à une intelligence artificielle, la start-up parvient à caractériser les distances de sécurité entre les personnes, le port du masque, ainsi que les cas de fièvre.

 

Coronavirus. Une subvention pour les TPE/PME


Publié le 18 mai 2020 17:02:58

 

Depuis le 18 mai, une subvention « Prévention Covid », portée par la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) de l’Assurance Maladie – Risques professionnels, est proposée aux entreprises de moins de 50 salariés et travailleurs indépendants pour les aider dans leur financement des équipements de protection du Covid-19. Cette subvention est valable pour des équipements de protection acquis par les entreprises depuis le 14 mars 2020.

Cette subvention a donc pour objectif d’aider à la réduction de l’exposition des salariés et travailleurs indépendants au Covid-19avec la mise en place des mesures dites « barrières », de distanciation physique, d’hygiène et de nettoyage.

Elle permet de financer jusqu’à 50 % de l’investissement effectué par l’entreprise pour s’équiper en matériels permettant d’isoler le poste de travail des salariés exposés au risque sanitaire, de faire  respecter les distances entre les collaborateurs et/ou les publics accueillis et en installations permanentes ou temporaires. Cette subvention concerne les achats ou locations réalisées du 14  mars 2020 au 31 juillet 2020. L’entreprise pourra faire sa demande et adresser les factures des matériels  achetés ou loués spécifiquement (selon la liste du matériel subventionné) jusqu’au 31 décembre 2020.  Le montant de la subvention versée par la caisse régionale est limité à 5 000 euros par demande. L’enveloppe exceptionnelle que la branche AT/MP consacrera à cette subvention se monte à 20 millions d’euros. Les entreprises peuvent trouver sur le site ameli.fr/entreprise toutes les informations et conditions d’obtention de cette subvention. Un dossier de demande est disponible ici, à adresser à leur caisse régionale (Carsat, Cramif, CGSS, CSS) de rattachement.

 

Covid-19. Le coronavirus au programme de la SQVT 2020


Publié le 18 mai 2020 16:58:11

 

Face à l'épidémie de Coronavirus et en période de reprise de l'activité, le réseau Anact-Aract réoriente la programmation de la prochaine Semaine pour la qualité de vie au travail (du 15 au 19 juin) autour des « 1ères leçons d'une crise ». Qu'est-ce qui permet à certaines entreprises d'ajuster leur mode de production en période de crise tout en préservant la santé de leurs salariés ? Quel rôle pour le management et le dialogue social dans la période actuelle ? De quelles façons relancer la dynamique sociale interne de l'entreprise pour favoriser une reprise d'activité de qualité ? Comment améliorer le travail demain ? La Semaine pour la qualité de vie au travail 2020 est donc entièrement remaniée pour débattre des enseignements, transitoires ou durables, de la crise du coronavirus.

Une programmation 100 % digitale

La Semaine proposera des webconférences, podcasts et des récits pour partager :

  • des expériences d'entreprises ;
  • les résultats des questionnaires et appels à témoignage du réseau Anact-Aract ;
  • des recommandations pour accompagner la phase de reprise d'activité post-confinement.

> En savoir plus https://semaineqvt.anact.fr/