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Santé, sécurité, protection collective… La plateforme logistique de la Scarmor, à Riec-sur-Bélon, a reçu, en récompense des mesures de protection déployées sur le site pour assurer la sécurité des salariés, le prix Acanthe de la Carsat Bretagne

La Scarmor, centrale d'achat coopérative d’E. Leclerc, emploie 350 salariés Depuis sa création en 1969 à Landerneau, sa principale mission est d'être présente à différents points de la chaîne logistique. Dans ce cadre, un projet global de réorganisation logistique a été lancé à travers notamment la construction de deux nouvelles plateformes logistiques : l’une à Plaintel, dans les Côtes d'Armor qui a été livrée en avril 2015 et une seconde à Riec-sur-Bélon dans le Finistère Sud, ouverte en janvier 2017.

Le site logistique de Kerandréo à Riec-sur-Belon accueille donc une plateforme automatisée dédiée au frais, à l’ultra-frais et aux surgelés sur 16 500 m2, avec près de 80 collaborateurs. La Scarmor a choisi de construire un entrepôt automatisé pour dégager des gains de temps sur la préparation des commandes.  Les industriels ont été sensibilisés pour qu’ils livrent des palettes aux dimensions normées et prises en charge par la machine.

Sécurité, prévention des risques et chasse à la pénibilité des postes

Les bâtiments sont constitués de halls pour le froid positif et le surgelé et d’une dizaine de bureaux.

Les points suivants ont notamment été particulièrement bien pris en compte :

  • La séparation des flux PL/VL/piétons
  • Le calage automatique des camions à quai (l’ensemble des quais des 2 sites sont équipés)
  • Les accès en toitures et les protections périphériques
  • Les vues sur l’extérieure et l’éclairage naturel pour le site de Plaintel
  • Les accès aux combles et aux équipements en hauteurs (aérothermes notamment).

Une partie de ces points ont été intégrés dès la phase chantier : accès et protections périphériques des toitures (acrotères), voies de circulations.... Le traitement acoustique, l’éclairage et l’isolation thermique ont été repensés pour permettre aux salariés de bénéficier d’un confort au travail.

Pour protéger des chutes de hauteur depuis la toiture, des acrotères et des garde-corps ont été installés. A l’intérieur de l’entrepôt, pour éviter les vertiges, ce sont des garde-corps pleins et non transparents qui ont été privilégiés car certains postes de travail sont situés à plus de 12 mètres du sol.

Les postes de travail en palettisation et en dépalettisation sont, quant à eux, ajustables en hauteur contribuant ainsi à l’évitement de positions forcées lors de la manutention. 

Au sol, des tapis anti-fatigue constitués d’un revêtement spécial anti-piétinement isolent et protègent du froid. Sur les quais, l’activité étant très importante, la fluidité de la circulation a été pensée au plus efficace avec des dispositifs de sécurité drastiques : matérialisation des couloirs de recul avec marquage au sol, pentes et contre-pentes vers les quais pour l’évacuation des eaux de pluie mais également une mise en place de cales anti-départ pour les camions, des butoirs qui immobilisent les roues du camion tant qu’il est accoté aux quais, portes ouvertes. Ces calematics représentent une mesure importante pour éviter tout risque d’écrasement d’opérateur entre le quai et le poids lourd qui démarrerait de manière inopinée croyant le transbordement terminé. Le secteur d’activité lié aux transports de marchandises est l’un des secteurs où une prévention des risques doit être particulièrement prise en compte.

Démarche globale

Ces 2 projets ont été également pour la centrale de mener une démarche plus globale d’amélioration des conditions de travail des salariés tout au long de la chaine logistique des produits (Supply Chain). Ils ont notamment mis en place les démarches suivantes :

  • Passage progressif en remorques avec lisses pour les produits frais et les fruits et légumes, de telle sorte que les palettes de dépassent pas 1m20. Cette organisation permettra aux salariés en magasins, pour la mise en rayon, de travailler à hauteur en utilisant des transpalettes à levée-haute.
  • Intégration d’un process d’éclatement et de préparation des palettes dans un objectif de limiter les manutentions manuelles et donc les contraintes pour les salariés.
 

AT/MP Des enjeux sociaux et financiers importants


Publié le 6 févr. 2019 16:20:38

 

La 5ème édition du baromètre de la gestion des accidents du travail et maladies professionnelles du cabinet BDO montrent que les risques professionnels restent synonymes d’enjeux sociaux et financiers importants pour une majorité d’entreprises.

Cette année, 85 % des entreprises interrogées ont déclaré au moins une fois un sinistre affectant un salarié (accident de travail avec arrêt, accident de trajet ou maladie professionnelle). Par ailleurs, sur l’ensemble des sinistres déclarés en 2018, plus de deux tiers des cas sont des accidents du travail avec arrêt (72 %), 14 % sont des accidents de trajet, 14 % sont des maladies professionnelles.

Le nombre d’entreprises concernées par des arrêts maladie liés aux risques psychosociaux se stabilise, mais on constate une recrudescence de leur demande de prise en charge au titre de maladie professionnelle.

  • En moyenne, près d’un tiers des entreprises interrogées (30 %) a recensé au moins un arrêt maladie lié aux risques psychosociaux (RPS). Depuis 5 ans, le constat est récurrent avec une moyenne de 32 % des entreprises concernées par ces arrêts liés aux RPS.
  • 12 % des arrêts de travail dans le cadre d’un RPS ont été qualifiés en accident du travail et 16 % ont débouché sur une maladie professionnelle, contre respectivement 9 % et 13 % en 2017.Les grandes entreprises sont davantage confrontées à ces arrêts liés aux RPS (48%) contre seulement 22 % des PME et 31 % des ETI.

Des conséquences sociales difficiles à gérer pour l’entreprise.

Les reclassements à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle sont de moins en moins fréquents depuis 3 ans : 18 % des sociétés interrogées y ont eu recours en 2018 contre 21 % en 2017 et 30% en 2016. Les PME disposent d’une marge de manœuvre restreinte pour procéder à des reclassements (10 % seulement) quand les grandes entreprises ont à l’inverse plus de facilité à proposer de nouvelles fonctions (38 %).

En 2018, 10 % des entreprises interrogées ont été contraintes de licencier un collaborateur à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle (7 % en 2017).

Parmi les entreprises interrogées, le nombre de sociétés ayant été confrontées à un cas de faute inexcusable au cours de l’année reste quasiment inchangé (4 % contre 3 % l’an dernier). Cependant, force est de constater qu’un tiers (34 %) des entreprises affirme encore ignorer les conséquences financières de la reconnaissance d’une faute inexcusable de l’employeur.

De plus en plus vigilantes sur l’impact financier des AT/MP

En 2018, seulement 22 % des sociétés interrogées ignorent qu’il est possible de contester le taux d’incapacité partielle ou permanente attribué par la CPAM (contre 34 % il y a 2 ans).

Une attention croissante est également accordée au contrôle du taux de cotisation AT/MP (79 % des entreprises le contrôlent, contre 7 2% en 2017). Ce taux de cotisation peut représenter un enjeu financier conséquent pour les entreprises.

Néanmoins, on constate que les entreprises n’ont pas le réflexe de valider l’implication d’un tiers lors d’un accident du travail ou de trajet. Seule 1 entreprise sur 10 a mené ce type de démarche en 2018. Pourtant, 70 % des recours auprès des assureurs ont débouché sur une indemnisation pour l’ensemble des préjudices subis (perte d’exploitation, dégâts matériels, etc.). La CPAM encourage d’ailleurs les recours contre tiers afin de ne pas supporter des coûts indus dans ce type de sinistres.

Enfin, 67 % des entreprises qui allouent un budget à la prévention des risques professionnels estiment qu’il est suffisant.

Pour Xavier Bontoux, avocat associé du cabinet Fayan-Roux, Bontoux et associés, « burnout, syndrome dépressif réactionnel, épuisement professionnel et autres pathologies psycho-professionnelles à large spectre entrent de façon pérenne dans le vocable de la société du travail. Mais, au-delà des risques psychosociaux, si l’on observe une baisse relative du nombre d’accidents/maladies professionnel(le)s, post-analyse, on constate l’accentuation de leurs gravités et donc de leurs coûts. Les impératifs de responsabilité sociale et de recherche d’économies obligent les entreprises à innover face à ces enjeux cruciaux. »

« Si les entreprises ont une très bonne connaissance de leurs droits et obligations en matière de risques professionnels (déclarations, consultation des dossiers ou encore contrôle de la tarification, entre autres), il apparaît pourtant au travers de ce baromètre que la systématisation des bonnes pratiques n’est pas forcément la règle. Un manque de recul ou de connaissance quant aux conséquences financières de certaines pratiques peut être constaté en filigrane de ce millésime 2018 », conclut Nicolas Moretti, Manager et Expert Risques Professionnels chez BDO.

> Le baromètre BDO est disponible ici

 

Spécialisé dans le contrôle et l'audit de conformité des rayonnages métalliques et racks de stockage, CRM a obtenu l’accréditation du Cofrac (Comité français d’accréditation) selon la norme EN ISO/CEI 17020-2012. C’est une première. 

« Pour nous lancer dans ce long processus d’accréditation, nous sommes partis d’un constat : il n’y a pas, hormis le code du travail, de législation obligeant un client à faire contrôler ses rayonnages, explique Bruno Vergès, gérant de CRM . Et souvent ce contrôle ne figure même pas dans le DU. Pourtant ces vérifications sont normées et encadrées (Afnor, INRS). Or, le contrôle des rayonnages, des racks à palettes (fixes, mobiles, dynamiques, ...) et dans tous les environnements (température ambiante, froid positif ou négatif), devrait faire partie des mesures de protection collective. »

Cette accréditation doit permettre à CRM de garantir à ses clients des prestations hautement qualitatives, impartiales et constantes. CRM leur propose d’ailleurs un service qualitatif irréprochable qui va au-delà du cadre technique et réglementaire imposé. Ainsi à l'issue d’un audit, CRM propose un débriefing terrain, éventuellement appuyé par un reportage photos qui vient étayer le rapport.

Dans la même optique, le rapport d'inspection de CRM est construit comme un véritable outil opérationnel destiné à soutenir la politique de prévention des risques du client. Précis, détaillé, clair et priorisé par niveau d'urgence, il se veut également accessible aux exploitants chargés de la mise en place du plan de maintenance. Une version sous tableur facilite l’analyse et le traitement en permettant le croisement de données (zones, type d'anomalie, élément de la structure, niveau d'urgence, etc.).

Une démarche exigeante

Pour comprendre la portée de cette accréditation, donnons la parole au Cofrac. « On ne décroche pas cette accréditation facilement. Nous sommes très exigeants, confirme Damien Portier, responsable d’accréditation au Cofrac. Le processus est long et nous permet de vérifier que la société qui postule respecte certains pré-requis : rigueur dans les procédures choisies, les méthodes, les modes d’évaluation, les systèmes de contrôle… » Avant d’ajouter : « Elle n’est pas acquise ad vitam aeternam. L’accréditation initiale est accordée pour une durée de 4 ans. Durant ces quatre premières années, CRM sera régulièrement évaluée, pour être ensuite soumise, à nouveau, à une évaluation de renouvellement à l’issue de laquelle son accréditation est reconduite en cas de succès pour une nouvelle période (5 ans au maximum). »

 > 2 questions à Bruno Vergès, gérant de CRM

  • Pourquoi avoir décidé de vous faire accréditer Cofrac ?

Même si la démarche est assez longue, complexe et exigeante, il nous est apparu évident de nous faire reconnaître ainsi que nos savoir-faire et solutions. Par ailleurs, l’accréditation Cofrac est un réel atout économique car nous sommes actuellement les seuls à en jouir. Cela nous permet de tenir un discours cohérent auprès de nos clients : une prestation de contrôle efficace et sérieuse dont la pertinence et la qualité sont validées par le Cofrac.

  • Que vous a apporté en interne cette accréditation ?

Ce projet nous a permis d’améliorer nos process et de monter en qualité et en puissance. En outre, comme l’obtention de l’accréditation n’est pas définitive, elle nous oblige à constamment maintenir un niveau de prestation et de sérieux très élevé.

 

Dédié à l’installation des protections collectives provisoires contre les chutes de hauteur, dans le cadre de travaux de réfection d’étanchéité de toiture terrasse, le nouveau module D-Clic Prévention de l’OPPBTP a pour but d’accompagner les entreprises à la préparation et l’organisation de chantiers sécurisés, en incluant la maintenance de ces moyens de protection.

En une quinzaine de minutes, ce produit e-learning aborde :

▪ La préparation et l’établissement du devis en intégrant la sécurité ;

▪ La préparation du chantier et le choix des bons matériels de protection ;

▪ L’installation du chantier et l’approvisionnement des moyens de protection collective provisoires ;

▪ L’installation des moyens de protection collective provisoire ;

▪ La maintenance, le contrôle et la dépose des moyens de protection collective.

 

TMS. Aide Préciseo pour les salons de coiffure


Publié le 6 févr. 2019 16:15:00

 

Pour améliorer les conditions de travail dans les salons de coiffure, l’Assurance Maladie - Risques Professionnels, en collaboration avec les Institutions de la Coiffure, relance l’aide financière Préciséo, pour aider les salons de coiffure à investir dans matériels améliorant la santé au travail.

Le renouvellement de cette opération nationale en faveur de la prévention des TMS et des allergies respiratoires est dû au succès qu’elle a rencontré lors des 4 dernières années. Pour rappel, lors du premier lancement en 2013, 1 400 salons et 3 000 salariés ont pu bénéficier des nouveaux équipements proposés.

Depuis le 1er janvier 2019, l’ensemble des salons de coiffure de moins de 50 salariés souhaitant s’équiper de nouveaux matériels ergonomiques pourront donc bénéficier de l’aide Préciséo. Celle-ci est disponible pendant un an. De plus, l’aide financière de 50 % de l’investissement hors taxes, sera plafonnée cette fois à 25000 euros (contre 5 000 en 2013). Elle est destinée à l’achat de matériels ergonomiques favorisant la santé au travail, respectant le cahier des charges élaboré par l’Assurance Maladie - Risques Professionnels et répondant à des critères précis :

  • Bacs à shampooing avec un réglage électrique en hauteur (dont l’un des modèles est adapté aux personnes à mobilité réduite)
  • Ciseaux sans anneaux ou à anneaux rotatifs,
  • Sèche-cheveux légers de moins de 400 grammes,
  • Sièges de coupe à hauteur réglable électrique,
  • Hottes aspirantes.