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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

Pour lutter contre le risque collision et assurer la sécurité des piétons intervenant à proximité immédiate des chariots, le spécialiste de la manutention et fournisseur de solutions et de services pour l’intralogistique, a conçu et développé une veste interactive, dotée de leds clignotantes. En complément dusystème actif d’avertissement et de prévention des collisions Safety Guard, Fenwick a donc lancé la veste de sécurité interactive qui permet de protéger le piéton circulant dans un entrepôt ou sa périphérie. En effet, le module piéton intégré à la veste alerte simultanément le piéton et le cariste. Dorénavant, tout l’environnement d’un atelier ou d’un entrepôt est protégé permettant à l’ensemble des intervenants d’opérer en toute sécurité.

« Si vous mettez la veste de sécurité interactive, vous emportez automatiquement le système d'assistance avec vous. Le vêtement est équipé de bandes LED, à l'avant et à l'arrière, qui sont allumées en permanence à 40 % de la puissance nominale. En cas de danger provenant d'un chariot qui s'approche, celles-ci passent en mode clignotant et augmentent leur luminosité à 200 % de leur puissance nominale. Le piéton devient très visible, gage de sécurité absolue », explique Denis Jobert-Beaussier, chef de produits pièces & équipements.

L’environnement contraint, une situation à risques pour le piéton

Dans les entrepôts, des situations dangereuses, aux conséquences graves, sont présentes. Comme par exemple, un opérateur intervenant le long d’un rack qui remarque à la dernière minute la présence d’un chariot élévateur. Les statistiques le confirment : les personnes heurtées ou écrasées représentaient, au cours des dernières années, 40 à 50% de tous les accidents enregistrés impliquant des chariots de manutention.

La veste de sécurité interactive est basée sur le système d'assistance Fenwick Safety Guard, lancé l’année dernière. Il communique via des ondes ultra wide band (UWB) avec une précision de 10 centimètres, même à travers les murs et les portes.

Il permet au cariste de visualiser la présence et la direction d’une ou plusieurs personnes autour du chariot. Au même moment, les piétons sont alertés par une vibration, un signal sonore et lumineux grâce au module piéton intégré dans leur veste. Jusqu'à présent, ce module était accroché à leurs vêtements.

> 2 questions à Denis Jobert-Beaussier, chef de produits pièces & équipements

  • Comment est née l’idée de concevoir cette veste interactive ?

Nous avons commencé à envisager de concevoir cette veste lorsque nous avons découvert qu’il était désormais possible d’intégrer des leds dans un gilet. D’autant plus qu’une veste de ce type pouvait tout à fait venir s’intégrer dans notre système Safety Guard, un système d’assistance innovant qui renforce la prévention des accidents en alertant les personnes en cas de danger. La veste de sécurité interactive vient ainsi renforcer la protection des techniciens et opérateurs qui sont susceptibles de se retrouver dans des zones de co-activité avec des engins en circulation.

  • Concrètement comment s’est déroulé le développement de cette veste ?

Il nous a d’abord fallu trouver des fournisseurs : Uvex pour le gilet et Osram, un fabricant allemand pour les leds. Ensuite, nous avons dû tester la veste. Cela nous a permis de l’améliorer, de corriger certaines erreurs et surtout de faire en sorte qu’elle résiste aux lavages afin que le produit ne se détériore par trop vite. Nous avons aussi dû réaliser pas mal de tests au porter car une veste de ce type, qui intègre leds et batterie, est nécessairement plus lourde qu’un gilet haute-visibilité classique. Désormais, la veste interactive est parfaitement opérationnelle dans nos sites.

 

Compte pénibilité. Ce qui a changé


Publié le 24 févr. 2020 17:06:00

 

Les textes sur la réforme des retraites contiennent un volet concernant le compte pénibilité(C2P) qui introduit quelques petits changements. Faisons le point.

Premier constat. Les textes conservent les six critères déjà connus (travail de nuit, travail posté, travail répétitif, activités en milieu hyperbare, températures extrêmes, bruit) et maintient en dehors du champ de la pénibilité les quatre exclus en 2017 (manutention de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques et exposition aux agents chimiques dangereux). En revanche, le gouvernement prévoit de déplafonner l’acquisition des points qui peuvent être utilisés pour se former. Jusqu’à maintenant, un salarié ne pouvait accumuler que 100 points sur son C2P (soit une exposition de vingt-cinq ans). Il n’y aura désormais plus de limite.

Abaissement de seuils

Par ailleurs, jusqu’à maintenant, pour être considéré comme exposé à la pénibilité liée au travail de nuit, il était nécessaire de travailler au moins une heure entre minuit et cinq heures du matin, au moins 120 nuits par an. Le gouvernement envisage de réduire ce seuil à 110 nuits. De plus, la loi actuelle prévoit, dans le cas des salariés travaillant en équipes successives alternantes, que la pénibilité est prise en compte s’il y a au moins une heure de travail entre minuit et cinq heures du matin, pour au moins 50 nuits par an. Ce seul serait lui aussi réduit pour passer à 30 heures.

La pénibilité, un enjeu majeur

La pénibilité est au cœur de la réforme des retraites. Non seulement pour le maintien dans l’emploi des salariés les plus âgés, mais aussi parce qu’il existe, comme le montre une récente étude de la fondation Jean Jaurès et de l’Ifop, un lien entre pénibilité au travail et rejet d’une réforme des retraites qui a pour objectif d’allonger la durée de cotisation. Ainsi, d’après les chiffres de l’Ifop, « 50 % des actifs qui déclarent "tout à fait" ou "plutôt" exercer un métier pénible (tâches ou gestes répétitifs, port de charges lourdes, horaires décalés ou de nuit, travail en position debout ou exposition au bruit ou aux intempéries ». Or, les actifs soumis à des facteurs de pénibilité sont plus opposés à la réforme : 50 % des actifs qui n’éprouvent aucune pénibilité physique seraient prêts à travailler plus longtemps, contre seulement 34 % des "plutôt" exposés et seulement 18 % des « tout à fait » exposés.

 

Risque routier. Un véhicule autonome chez Eurovia


Publié le 24 févr. 2020 17:05:00

 

Afin de réduire les risques auxquels sont exposés ces techniciens lors des opérations des prémarquage et de marquage de la signalisation horizontale, Eurovia et sa filiale Euroliners ont lancé un véhicule autonome. Eurovia devrait déployer jusqu’à treize machines dont la technologie brevetée en juillet 2019 a nécessité plus d’un an de recherche. Les opérations de relevé et de prémarquage sont des étapes clés de la signalisation horizontale. À ce jour, ces opérations de la signalisation routière sont encore classiquement réalisées à la main par les opérateurs d’Eurovia. Après avoir effectué le relevé par mesure géodésique, ces dernières sont transmises au véhicule équipé d’un autoPilot (asservissement de la direction aux données de géolocalisation) sur la colonne de direction. Le chauffeur du véhicule ne le guide plus, mais définit uniquement la vitesse de 8 km/h afin d’obtenir un point tous les 4/5 cm (fréquence 50Hz) et ainsi réaliser soit un ou plusieurs filets de prémarquage (avec bras de déport sur la machine) ou directement réaliser le marquage définitif.

Le marquage routier automatisé s’appuie donc sur la combinaison de plusieurs technologies : le système GNSS (Global Navigation Satellite System) qui reçoit le signal satellitaire avec une mesure métrique corrigée, le système RTK (Real Time Kinematic, en français Cinématique temps réel) permettant une précision centimétrique et les gyroscopes corrigeant ainsi les dévers de la route, associées au système Airless Euroliners pour le marquage

Éviter le risque accident

Les opérations de prémarquage peuvent présenter un risque important pour les collaborateurs dû à la proximité soit avec des engins de chantier en mouvement lorsqu’il y a une coactivité sur le chantier soit avec le trafic routier lorsque l’intervention se fait sous circulation. La solution autonome sécurise donc l’ensemble des opérations de marquage et prémarquage en évitant une pénibilité des tâches manuelles.

 

FIMM et Manuvit améliorent les conditions de travail et la performance des opérateurs au moyen de solutions de manutention avec des matériels 100 % français !

FIMM et Manuvit, sociétés respectivement fondées en 1956 et 1980, sont des PME industrielles françaises qui emploient à elles deux plus de 90 personnes. Ces entreprises conçoivent et fabriquent des solutions de manutention allant du diable au gerbeur sur mesure Atex. « Nous sommes très fiers d’être à la fois concepteur et fabricant. Nos deux bureaux d’études, qui emploient au total dix personnes, cherchent constamment à répondre aux problématiques de pénibilité », explique Julia Cattin, présidente du Groupe familial Momentum auquel appartiennent FIMM et Manuvit. « Nous disposons, par ailleurs, de nos propres usines, implantées l’une en Normandie, l’autre en Bourgogne, soit plus de 10 000 m2 dédiés à la fabrication. »

Ergonomie, esthétique et sur-mesure

L’ergonomie est l’un des maîtres mots au sein du Groupe Momentum. « Nous cherchons à faciliter les conditions de travail des opérateurs. Par exemple, nous avons conçu un diable à basculement assisté (DBA), équipé d’un système de ressort breveté qui permet de réduire l’effort de basculement de plus de 50 %, ajoute Julia Cattin. Nous avons également mis au point un petit gerbeur monomât dit ‘Moovit’, très maniable, que nous équipons d’un système à niveau constant pour le travail à hauteur. En tant qu’industriels, nous sommes les premiers utilisateurs de nos produits, ce qui nous permet de les tester et de les améliorer en permanence. » Avant de conclure : « Les deux sociétés innovent constamment. Manuvit est d’ailleurs née d’une innovation, avec le concept de ‘géométrie variable’ qui permet d’adapter le bâti des gerbeurs, chariots et transpalettes à la charge à manutentionner. Notre proximité avec nos clients nous permet également de concevoirdes solutions sur mesure répondant à des besoins spécifiques. »

> 2 questions à Julia Cattin, président du Groupe Momentum (Fimme & Manuvit)

  • FIMM et Manuvit sont deux sociétés spécialistes des solutions et matériels de manutention. Quels produits fabriquent-elles ?

FIMM conçoit et fabrique des diables, des chariots, des servantes, des escabeaux et des remorques industrielles tandis que Manuvit est le spécialiste des gerbeurs, conçus à partir de trois typologies de bâtis, auxquels s’ajoutent des accessoires permettant de manipuler différents types de charges (des fûts, des bobines, des bacs, etc.). Nous proposons également des tables élévatrices, des transpalettes ou encore des grues. Nos produits s’adressent aux professionnels issus de tous les secteurs d’activité (industrie, logistique, services, collectivités, etc.). Ils recherchent des produits robustes, maintenables dans le temps et conformes aux normes de sécurité, ce qui nous permet de satisfaire les exigences de clients aussi prestigieux que Dassault, Thales, Nestlé, Guerlain, La Poste ou encore la SNCF.

Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans PIC 121 (mars-avril 2020).

 

Les spécialistes de la prévention des risques ont rendez-vous à Cannes. En effet, du 17 au 19 mars prochains, au Palais des congrès et au Palais des festivals, se déroulera l’édition 2020 du salon de la sûreté, de la sécurité et de la prévention. Au programme du salon cette année, des débats, entre autres, sur les thèmes suivants :

  • Comment développer le bien-être au travail ?
  • Le mediatraining, outil indispensable durant la gestion d’une crise…

> Inscriptions : https://matchmaking.weyou-group.com/securitymeetings/2020/top-decideur

www.security-and-safety-meetings.com/