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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

Distribution. Groupe RG acquiert EPI Center


Publié le 15 janv. 2020 14:20:00

 

Avec cette opération, le numéro 1 français de la distribution des EPI poursuit sa stratégie de croissance en renforçant encore sa présence sur le territoire français et sa position de leader sur son marché. A eux deux, EPI Center et Groupe RG donner naissance à acteur pesant désormais 293 millions d’euros de chiffre d’affaires (208 millions pour le Groupe RG et 85 pour EPI Center), sur un marché estimé à un milliard d’euros. Ce dernier, qui est aujourd’hui le premier groupement français de distributeurs indépendants spécialisés en vêtements de travail et EPI, il y est né il y a trente ans et fédère 49 adhérents, animant 66 points de vente. De son côté, Groupe RG, dirigé par Pierre Manchini, son Pdg, emploie 490 collaborateurs, travaillant dans 27 agences en France et en Europe.

« Les distributeurs adhérents d’EPI Center sont des acteurs référents de proximité sur le marché du vêtement de travail et des EPI, notamment auprès des PME/PMI et ETI. Ils ont su développer un maillage territorial inégalé en France, explique Pierre Manchini. Nous partageons avec EPI Center une philosophie commune autour de l’importance du conseil en EPI. Nous sommes convaincus que cette alliance permettra des synergies opérationnelles fortes et réciproques, tout en conservant l’identité respective des marques EPI Center et RG Safety. Notre objectif est de continuer de développer la notoriété d’EPI Center sur le marché français, notamment au travers du déploiement de nouvelles solutions digitales et du renforcement de l’offre en EPI techniques. »

Adeo se retire des EPI

En décembre 2016, Adeo, 3ème groupe mondial (et 1er européen) de la vente de biens de consommation pour le bricolage et la décoration, avait acquis EPI center. Avec la volonté affichée de se positionner comme un acteur important sur le marché fortement concurrentiel de la distribution des EPI et de renforcer ses savoir-faire et son activité « Pros » grâce à des synergies, à l’époque, évidentes entre les deux nouveaux partenaires et les business unit d'Adeo (Weldom en BtoC, DomPro en BtoB).

Ces objectifs semblent donc avoir été revus à la baisse. Ce que confirme d’ailleurs, dans un communiqué de presse conjoint, Pierre-Louis Gras, leader développement de la plateforme Pro Adeo : « Adeo ne souhaite plus se développer dans le marché spécialisé de l’EPI et le choix du Groupe RG, qui va devenir le nouvel actionnaire et partenaire stratégique d’EPI Center correspond à notre volonté de permettre de construire un futur durable pour les équipes et l’activité de cette entreprise. » Avant de conclure : « Le groupe RG est un acteur expert, spécialiste du secteur qui s’adresse aussi bien aux artisans qu’aux entreprises, reconnu pour ses valeurs humaines et entrepreneuriales. Les équipes et adhérents EPI Center réalisent de belles performances sur leur marché depuis de nombreuses années. Nous sommes confiants dans l’avenir de cette belle entreprise qui va bénéficier de tout le leadership du Groupe RG et de sa politique ambitieuse de développement. »

  • 3 questions à Pierre Manchini, président directeur général de Groupe RG

Cette acquisition est une très elle opération pour votre groupe. Que vous apporte-t-elle ?

Il y a une évidente complémentarité entre le réseau de distributeurs indépendants EPI Center et le Groupe RG. D’une part, parce qu’EPI Center jouit d’un très bon maillage sur le territoire français. Ce qui va nous permettre, même si EPI Center travaille avec certains grands comptes nationaux, de toucher les artisans, les PME et PMI qui sont parfois difficiles à atteindre pour des distributeurs de la taille de celle d’une société comme Groupe RG. De notre côté, nous voulons réellement accompagner les adhérents du réseau EPI Center dans leur développement en mettant à leur disposition nos capacités logistiques, nos outils d’aide à la commercialisation, des produits innovants, des produits exclusifs, des services, etc. Pour accroître nos activités respectives sur un marché où il y a encore de belles parts de marchés à prendre.

  • Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le prochain numéro de PIC (mars-avril 2020).
 

Prévention. Frans Bonhomme s’engage pour la SST


Publié le 15 janv. 2020 14:18:00

 

Afin de réaménager ses points de vente pour en améliorer l’ergonomie, Frans Bohomme s’est fait accompagner par la Carsat. Testée sur le site de Tours Nord, cette nouvelle configuration devrait s’étendre à l’ensemble des 418 points de vente.

C’est donc un travail de longue haleine qu’a entrepris le distributeur de solutions et réseaux de canalisations pour le BTP. Il s’agit de faire de l’entreprise une référence en matière de santé et de sécurité au travail. Initié à Tours, le projet qui bénéficie de moyens conséquents s’attaque à tous les aspects de la prévention des risques et de la qualité au travail en commençant par un des points les plus délétères, la lutte contre les TMS.

Un équipement dédié

La transformation effectuée sur le site de Tours Nord est spectaculaire. Allées spacieuses, circulation fluide, éclairage naturel, pièces facilement accessibles par les opérateurs – quelle que soit leur taille. L’implantation des rayonnages a été conçue pour éviter les postures pénibles, mais c’est surtout l’intégration de matériel d’aide à la manutention qui a permis d’améliorer l’ergonomie, comme le souligne Alexandra David, directeur sécurité et environnement du groupe Frans Bonhomme.

« Nous avons travaillé avec des fabricants pour concevoir des outils adaptés à nos opérateurs. Ceux-ci les ont testés, évalués et ont remonté des demandes d’amélioration pour que cela corresponde à leur quotidien. Désormais, les collaborateurs disposent d’une PIRL spécifique développée en collaboration avec Duarib qui permet la mise en rayon en toute sécurité sans jamais avoir, notamment, à monter ou descendre les marches avec un colis dans les bras. Nous avons également mis en test une table élévatrice qui permet la réception toujours à bonne hauteur. Enfin, le transpalette à levée auxiliaire assiste les opérateurs dans le décolisage des palettes de façon à accéder à la marchandise toujours au même niveau. Des outils qui vont être proposés au fur et à mesure de la mise à niveau de nos points de ventes. »

Pédagogie et bienveillance

Au-delà de la mise à disposition de matériel qui facilite les tâches, c’est toute une politique de sécurité qui se met en oeuvre. « La direction sécurité et environnement est jeune, puisqu’elle n’a été créée qu’en 2018, reprend Alexandra David. Elle est le fruit d’une volonté de la direction d’adhérer à une véritable culture de la sécurité avec un objectif zéro accident. La sécurité est non négociable et c’est aussi un facteur clé de la réussite commerciale. Notre ambition est de faire prendre conscience à tout un chacun qu’il faut préserver son capital santé. Et plutôt que de passer par la contrainte, nous avons élaboré tout un process qui implique les managers et passe d’abord par la pédagogie et la bienveillance. Faire de la prévention, c’est d’abord communiquer sur les accidents et presqu’accidents pour mieux faire adhérer à la démarche. Et ce que nous avons fait à Tours et bientôt dans tous les points de vente n’est qu’une première étape. »

 

Le spécialiste français des équipements de protection individuelle est entré en pourparlers exclusifs en vue de prendre une participation dans Gamesystem, société française présente également en Espagne et en Italie.

Le but de Delta Plus est d’accélérer son développement sur le segment de la sécurisation des infrastructures contre les chutes de hauteur. Gamesystem a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 11,5 millions d’euros. Fondée en 1979 dans la région de Grenoble, Gamesystem est spécialiste de la sécurité de travail en hauteur et de la prévention contre les chutes. La société propose des solutions standards et sur mesure tant dans le domaine de la protection collective (garde-corps, échelle à crinoline, plateforme, etc.) que dans celui de la protection individuelle (longe, enrouleur, harnais). Tout comme Vertic, Gamesystem intègre aujourd’hui dans son offre l’ingénierie (bureau d’étude), la fabrication et l’installation des solutions ainsi que le contrôle, la maintenance et la formation des utilisateurs. Gamesystem est plus proche de Vertic (acquis en janvier 2017) que d’Odco (acquis il y a un mois), plus orientée ingénierie. En revanche, alors que Vertic adresse essentiellement l’Europe du Nord, Gamesytem est tournée vers l’Europe du Sud.

30 % du marché

Si cette opération se concrétise, Delta Plus disposera en 2020 d’une vraie sixième famille à forte valeur ajoutée. Avec un chiffre d’affaires additionnel proche des 12 millions d’euros, cela ferait un chiffre d’affaires de près de 45 millions pour un chiffre d’affaires groupe de 295 millions, soit 15 %. En France, Delta Plus détiendrait alors 30 % de parts de marché ce qui consoliderait sa position de leader.

 

La prévention des risques est une des problématiques majeures auxquelles doivent faire face les entreprises de travaux de voies ferrées. Et elles sont de plus en plus encouragées par la maîtrise d’ouvrage, et en particulier SNCF Réseau qui représente 80 % de leurs activités, à faire de la prévention une priorité. Afin de les accompagner dans cette démarche, l’OPPBTP et le Syndicat des entrepreneurs de travaux de voies ferrées de France (SETVF) ont signé deux nouvelles conventions de partenariat. La première a pour objectif de répondre directement aux nouvelles exigences formulées par la SNCF, en aidant les entreprises les plus concernées par les accidents de travail à progresser dans leur démarche de prévention et à améliorer leurs conditions de travail. En parallèle, l’OPPBTP réalisera également une étude spécifique à l’emploi des pelles rail-route sur les chantiers ferroviaires, afin de mieux maîtriser l’utilisation de ces outils et diminuer à terme la sinistralité.

Accompagner les entreprises dans leur démarche de prévention

En 2019, SNCF Réseau a décidé de mettre en place un dispositif d’évaluation de la performance des entreprises avec lesquelles elle collabore sur la base du taux de fréquence (TF). L’objectif est d’avoir un panel d’entreprises matures en gestion de la sécurité. Dès 2021, les entreprises qui ne répondront pas aux exigences d’achat de SNCF Réseau seront écartées des appels d’offre. C’est pourquoi l’une des conventions de partenariat signées par l’OPPBTP et le SETVF a pour objectif de définir un accompagnement pour aider ces entreprises à mettre en oeuvre une politique SST efficace et éviter d’être mises en difficulté.

« SNCF Réseau est le principal maître d’ouvrage de ces entreprises très spécialisées pour qui ces marchés sont indispensables. La moitié des 49 entreprises adhérentes au SETVF pourrait être concernée par cette mesure de performance en santé et sécurité au travail. Il est donc essentiel que l’OPPBTP puisse les accompagner dans une démarche de performance en matière de SST qui leur permette de correspondre aux critères de sélection de ces appels d’offre », explique Didier Petitcolas, responsable de domaine Energies Réseaux au sein de l’OPPBTP.

Plusieurs phases

Dès décembre 2019, les entreprises volontaires feront l’objet d’un diagnostic de la part de l’OPPBTP, afin d’évaluer leur niveau de culture de prévention et de définir les pistes d’amélioration envisageables. Pour cela, l’Organisme mettra en place des entretiens ainsi que des visites de chantier.

A partir de février 2020 et tout au long de l’année, un plan d’action d’amélioration des conditions de travail pourra être mis en place dans le cadre d’un contrat entre l’OPPBTP et chaque entreprise, adapté aux résultats de leur diagnostic.

L’objectif est de pouvoir fournir un rapport de synthèse des résultats de l’accompagnement au SETVF pour avril 2021. Celui-ci permettra d’identifier et de proposer des pistes d’amélioration et d’étudier la possibilité de certification des entreprises (notamment de type Mase) pour leur système de management de la prévention, afin d’en assurer la pérennité.

« La sécurité est une préoccupation quotidienne pour les entreprises. L’objectif de performance que SNCF Réseau a fixé est très ambitieux et nous devions accompagner nos adhérents pour garantir qu’ils ne soient pas exclus du marché. J’encourage toutes les entreprises à bénéficier des conseils de l’OPPBTP en la matière », précise Pascal de Laurens, président du SETVF.

Lutter contre la sinistralité

Par ailleurs, la profession a observé que plusieurs accidents ou presqu’accidents récurrents lors de travaux de voies ferrées impliquent des pelles rail-route (pelleteuses sur roues avec dispositif d’entraînement leur permettant de circuler sur rails). Il s’agit de l’engin le plus utilisé en travaux ferroviaires.

Soucieux d’améliorer les conditions de travail des opérateurs, le syndicat fait appel à l’OPPBTP afin d’approfondir la recherche sur les causes de ces incidents et dégager des pistes de solutions adéquates pour supprimer le risque de renversement des pelles rail-route sur les chantiers. Ainsi, les deux partenaires vont réaliser une étude spécifique à l’utilisation de ces outils sur les chantiers ferroviaires en trois phases :

▪ Une analyse documentaire auprès des entreprises, afin de recueillir toutes les informations permettant de comprendre l’importance des phénomènes et d’identifier les facteurs susceptibles d’influer sur la sinistralité.

▪ Une phase d’observation terrain qui doit balayer l’ensemble du processus de production, depuis la commande du client jusqu’à la réception du chantier. Elle s’appuiera sur des entretiens ciblés et des observations sur les chantiers.

▪ La restitution au SETVF, en milieu d’année 2020, d’un rapport de synthèse présentant les résultats de l’études ainsi que des pistes d’amélioration possibles.

« Les deux partenariats que nous mettons en place avec le SETVF nous permettent de renforcer notre rôle de conseil auprès des entreprises de travaux de voies ferrées, en déclenchant pour la première fois une action collective auprès de l’ensemble de la profession », conclut Didier Petitcolas.

 

Sécurité au travail. Le CACES 2020 est en vigueur


Publié le 15 janv. 2020 13:30:00

 

Le 1er janvier 2020, les nouveaux certificats d’aptitude à la conduite en sécurité (Caces, marque déposée par la CNAMTS) sont entrés en vigueur. Comme le rappelle sur son site l’INRS, « pour les employeurs et les conducteurs, les principaux changements concernent les modalités de réalisation des tests. En particulier, chaque organisme testeur certifié devra, pour pouvoir délivrer des Caces à partir de 2020, disposer d’un centre de déroulement de tests où les épreuves théoriques et pratiques pourront être organisées. En outre, les caractéristiques techniques minimales des équipements qui pourront être utilisés pour les épreuves pratiques ont été clairement définies, en prenant en compte l’évolution des matériels. De même, le contenu des épreuves théoriques a été détaillé. Celles-ci s’appuieront à terme sur une base de questions élaborées par l’INRS. »

Deux nouvelles familles de Caces

> Par ailleurs, deux familles de Caces ont été créées et s’ajoutent aux six déjà existantes. Les recommandations créées sont les suivantes :

  • R.484-Caces Ponts roulants et portiques
  • R.485-Caces Chariots de manutention automoteurs gerbeurs à conducteur accompagnant

> Les recommandations rénovées sont :

  • R.482-Caces Engins de chantier (remplacera la R.372 modifiée)
  • R.483-Caces Grues mobiles (remplacera la R.483 modifiée)
  • R.486-Caces Plate-formes élévatrices mobiles de personnel (remplacera la R.386)
  • R.487-Caces Grues à tour (remplacera la R.377 modifiée)
  • R.489-Caces Chariots de manutention automoteurs à conducteur porté (remplacera la R.389), qui représente plus de 55 % des CACES délivrés chaque année
  • R.490-Caces Grues de chargement (remplacera la R.390)

La liste des OTC qui peuvent délivrer des Caces est disponible dans une base de données, mise à jour en permanence et consultable par numéro de département / par famille / par catégorie, sur le site de l’INRS.