Espace abonné
Mon panier
 

Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

SST. Enfin un accord !


Publié le 20 janv. 2021 11:41:32

 

Les partenaires sociaux se sont entendus pour signer le fameux Ani* sur la santé au travail, très axé prévention. Un événement pour la SST. Comme l'a expliqué à l'Agence France Presse Diane Deperrois, chef de file des négociateurs pour le Mouvement des entreprises de France (Medef), « il comptera dans l’histoire de la santé au travail ». Le texte a fait l'objet de trois avis favorables, ceux de la CFDT, de FO et de la CFE-CGC, tandis que la CGT a donné un avis défavorable et que la CFTC s’est réservée.

Quelles sont les principales mesures de cet accord ? Tout d’abord, les partenaires sociaux ont reconnu l’importance de la prévention primaire et confirmé que le Duer constituait et restait l'outil essentiel d'évaluation des risques professionnels et de la traçabilité des expositions. En ce qui concerne la responsabilité de l’employeur, l’Ani rappelle que les employeurs sont incités « à développer des actions de prévention ». Il ajoute que « la jurisprudence a admis qu'un employeur et ses délégataires pouvaient être considérés comme ayant rempli leurs obligations s'ils ont mis en oeuvre les actions de prévention. »

Fragilités et inégalités

L’Ani dresse aussi la liste des risques. Les classiques, bien connus de nos lecteurs : chimique (pour lequel le texte recommande « une meilleure traçabilité afin d'évaluer la polyexposition des salariés »), biologique, accidents… Il évoque également l’importance des TMS et d’autres risques tels que les risques environnementaux. Un focus est aussi fait sur la nécessaire évaluation, analyse et gestion des RPS.

Par ailleurs, outre les sujets liés à la QVT, l’accord préconise la création d'une commission paritaire pour la santé et à la sécurité au travail au sein des branches professionnelles. Enfin, autres sujets importants : la médecine du travail et le rôle des SST. Pour la première, et afin de trouver une réponse à la pénurie de médecins du travail, le texte souhaite confier une partie des missions des médecins du travail à des médecins généralistes volontaires, évidemment formés.

Pour les SST, les partenaires sociaux veulent en améliorer la coordination, en renforcer la présence sur le territoire et appellent à la mise en place d’un « label SST » afin de lutter contre l'hétérogénéité de ces services.

Parente pauvre ?

Comme le souligne notre confrère Le Monde, « la santé au travail, dont la réforme est reportée depuis des années malgré la pénurie de médecins du travail et la dégradation de la santé des salariés selon plusieurs études, reste la parente pauvre des politiques publiques françaises ».

* Accord national interprofessionnel

 

Damart Pro a clairement pour ambition de se développer sur le marché du workwear. Loïc Bouquet, directeur du développement Damart Pro & Damart Sport, a bien voulu répondre aux questions de Pic.

  • Pic : Pouvez-vous nous présenter Damart Pro et son positionnement au sein du groupe Damart Tex ?

Loïc Bouquet : Damart Pro est né il y a dix ans pour répondre aux appels d’offres de l’administration (Patrouille de France, armée, pompiers, police belge…) qui avait besoin de faire appel à une entreprise pour mettre de gros moyens R&D pour développer des vêtements spécifiques et techniques. Il y a cinq ans, nous avons décidé d’ouvrir la distribution de la marque Damart Pro à d’autres distributeurs, « en dehors de nos murs », puisque jusqu’alors nous nous réservions l’exclusivité de la vente de nos produits via nos magasins, le web… Désormais, nous sommes partenaires de distributeurs spécialistes EPI et de fournitures industrielles comme Descours & Cabaud, Mabéo, Groupe RG …. Damart Pro s’appuie sur la cellule R&D de Damart, et sur soixante-sept ans d’expertise textile. Nous sommes une équipe réduite – 11 personnes – et agile, qui s’inscrit dans une logique du « sur-mesure ». Nous développons des réponses thermiques pour chaque besoin métier, ce qui nous distingue des grands groupes de l’équipement professionnel. Nous bénéficions de toute la puissance du groupe Damart (infrastructures, savoir-faire, usine de production Thermolactyl), et travaillons en partenariat étroit avec de grands laboratoires européens, le CNRS, le Ceti…

  • Pic : Le marché du workwear est très concurrentiel. Quels sont vos résultats ? Comment se développe votre activité ?

Loïc Bouquet : Même si Damart Pro ne représente encore qu’une petite partie du CA du groupe Damart qui réalise un CA de 383 millions d’euros HT, note activité s’est fortement développée ces trois dernières années avec 30 % de progression depuis 2017. Nous sommes implantés sur de nouveaux marchés à l’export : Australie, Japon, Espagne, Italie… Notre offre, structurée autour de trois gammes (protection thermique anti-froid, anti-chaleur et anti-flamme), est clairement devenue un levier de croissance stratégique pour le groupe.

  • Pic : Vous avez récemment lancé un tout nouveau produit, l’Activ Body 4. Quelles sont ses caractéristiques ?

Loïc Bouquet : Il s’agit d’un vêtement thermique, clairement haut de gamme comme le reste de notre offre. Par rapport à l’offre de nos concurrents, il jouit d’un des plus performants rapport poids (seulement 170 gr), soit - 20 % par rapport à la plupart des produits concurrents chaleur du marché. Produire un produit chaud n’est pas très compliqué. En proposer un qui soit chaud, léger et respirant est beaucoup plus complexe. L’Activ Body 4 est réalisé dans des matières ultra-respirantes, qui permettent une excellente évacuation de l’humidité. Son tricotage seamless très élaboré allié à l’utilisation de fibres techniques ayant la capacité de réfléchir les infrarouges du corps lui confèrent une forte capacité d’isolation thermique pour un poids réduit. Finalement, ce sous-vêtement reste sec, procurant ainsi une réelle sensation de confort. Il est par ailleurs très agréable au toucher. Le tout avec un look très soigné.

  • Quels sont vos objectifs pour les mois qui viennent ?
  • Damart en bref

- 383 millions d’euros de CA HT.

- 2 000 collaborateurs dans le monde.

- 150 magasins en Europe dont 93 en France et 600 points de vente partenaires dans le monde.

  • Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le dernier Pic 126 (janvier-février 2021).
 

DISTRIBUTEUR. Probox jette l’éponge


Publié le 20 janv. 2021 11:35:18

 

Probox, l’enseigne du groupe Adeo (Leroy Merlin) dédiée aux professionnels du bâtiment va fermer ses sept points de vente. Créée en septembre 2018, Probox s’annonçait comme une enseigne hyperurbaine destinée aux professionnels du second œuvre.

Las, « Probox n’aura pas tenu ses promesses », a déclaré son président, Sébastien Attina, qui reconnait, que malgré un concept audacieux, Probox a souffert d’erreurs de positionnement et de manques flagrants dans l’offre produits et services. Ces failles, aggravées par la crise sanitaire, ont conduit à une fin inéluctable : la cessation d’activité dans les prochains jours. Un plan de sauvegarde de l’emploi va être mis en place, et la cinquantaine de salariés de Probox se verra proposer des reclassements au sein du groupe Adeo et de l’enseigne Bricoman, entre autres.

 

L’accélérateur « Santé-Prévention dans le BTP » a accueilli, à la fin de l’année dernière, 4 startups et leurs solutions innovantes en matière de prévention des risques. Les heureuses élues sont :

  • Parsys Telemedicine propose des solutions clés-en-main de télémédecine sur site, semi-fixes ou mobiles, et un service d’assistance via une plateforme web médicale.
  • Intsite a développé un système de vision artificielle destiné à avertir les grutiers des risques dans leur environnement professionnel.
  • WearHealth, spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée à l’interprétation des mouvements des opérateurs sur leur lieu de travail, propose des EPI ou vêtements connectés. Pour, une fois les données interpréter, cartographier les zones à risque sur un site, identifier les tâches les plus pénibles et optimiser les opérations.
  • Bulane conçoit des systèmes de production de flamme à partir d’eau et d’électricité (extraction de l’hydrogène par électrolyse de l’eau) pour des opérations de brasage et de soudure. Cela permet, entre autres, de diminuer les risques d’accident liés à la manipulation des bombonnes de gaz, d’améliorer l’ergonomie, de réduire l’exposition aux gaz issus de combustion.
 

Chaque jour, des milliers de salariés du BTP peuvent être exposés au risque amiante lors d’interventions sur des Matériaux et produits contenant de l’amiante (MPCA). Pour faciliter la prévention d’un risque encore très présente en France, la Capeb, la FFB et l’OPPBTP ont élaborer les « Règles de l’art des travaux courants d’entretien et de maintenance sur matériaux amiantés dans les bâtiments » (sous-section 4) qui s’appuie sur le geste métier et des retours d’expérience pour proposer des modalités d’intervention sur matériaux et produits contenant de l’amiante dans le cadre de travaux en sous-section 4. Et, afin de promouvoir ces solutions opérationnelles, les partenaires ont développé des outils simples, accessibles et pédagogiques, désormais disponibles sur le site dédié : www.reglesdelartamiante.fr.

Aujourd’hui, une dizaine de fiches correspondant à différentes interventions sont déjà disponibles. Simples et pédagogiques, elles détaillent chaque modalité d’intervention sur MPCA par des illustrations particulièrement axées sur le geste métier, afin d’en favoriser une appropriation optimale. Ainsi, les professionnels retrouvent sur chaque fiche un listing du matériel, des consommables et des EPI nécessaires à chaque situation, suivi des grandes étapes d’une intervention : la préparation, l’intervention en elle-même, le repli et la décontamination. Chaque fiche peut être téléchargée en format PDF, imprimée ou envoyée directement par mail à un collaborateur.