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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

Bien qu’en cas de seconde vague de la pandémie, l’inquiétude principale de plus de 70 % des entreprises soit la continuité de leur activité, paradoxalement 21 % d’entre elles n’ont pas de plan ou de processus en place à appliquer en cas de pandémie… Voilà les principaux enseignements d’une récente étude de International SOS.

Pour le Docteur Philippe Biberson, directeur médical régional services médicaux, Europe du Sud d’International SOS : « Il est surprenant de constater que de nombreuses entreprises ne semblent pas avoir encore élaboré de plan de lutte contre la pandémie alors que la majorité craint une deuxième vague de Covid-19. »

On peut donc légitimement se demander sur les entreprises et organisations en font assez pour assurer un retour au travail en toute sécurité et lutter contre une deuxième vague de pandémie ?

Quelles priorités ?

L’enquête de SOS International révèle les deux principales priorités des organisations pour assurer un retour au travail en toute sécurité :

  • La mise à jour des plans de continuité des activités (60 %)
  • Le soutien des collaborateurs sur site (59 %).

Viennent ensuite la mise en place du suivi du respect des gestes barrières face au Covid-19 (56 %), les dépistages de santé (50 %) et la protection de la sante? mentale (44 %).

Philippe Biberson poursuit : « Il semblerait que beaucoup n’appliquent pas les mesures nécessaires à la protection de leurs collaborateurs. Nous devons être conscients que plusieurs problèmes peuvent venir s’ajouter à ceux induits directement par le Covid-19, tels que la prise en charge de problèmes de santé ou de sécurité différents du Covid-19. Certaines actions complémentaires peuvent constituer des atouts majeurs pour maîtriser les risques. Par exemple, la téléconsultation permet d’améliorer l’accès aux soins des employés, y compris en temps de confinement et lorsque les consultations médicales physiques ne sont ni conseillées ni indispensables. »

Risque pour la santé mentale ?

Autre enseignement : Plus de 20 % des personnes interrogées s’attendent à ce que le sujet de la santé mentale constitue également une menace majeure pour l’année à venir.

Viennent d’abord les perturbations causées par une éventuelle deuxième vague de Covid-19 (73 %), les mesures de confinement dans les pays (67 %) et les restrictions aux frontières à l’international (57 %). Dans l’étude, plus de 17 % des personnes interrogées ont d’ailleurs déclaré que les problèmes de santé mentale avaient déjà eu un impact sur la continuité de leurs activités commerciales.

« La question de la santé mentale, qui pourrait constituer un risque important pour la résilience des entreprises, a été mise en avant par la pandémie du COVID-19. Le télétravail, l’isolement et le stress de l’inconnu ont pu avoir un impact négatif sur la santé psychologique d’une grande partie des employés. Il est aujourd’hui indispensable de prendre en compte cette problématique et de proposer aux employés un soutien confidentiel pour garantir leur bien-être », conclut le Docteur Biberson.

 

6 000. C’est le nombre de salariés de Siemens Gamesa formés aux risques afin d’améliorer leur sécurité par DuPont Sustainable Solutions (DSS).

Siemens Gamesa est un des spécialistes mondiaux de l’industrie éolienne offshore. Dans le cadre de leurs missions, bon nombre de ses salariés travaillent seuls ou en petits groupes. D’où l’importance de renforcer la sensibilisation aux risques critiques pour leur sécurité. C’était l’objectif du projet « Siemens Gamesa LeadSafe ». Démarré avec un projet pilote fin 2019 après une première évaluation de la culture de sécurité de l’organisation par DSS pour personnaliser la formation, ce projet implique la plupart du personnel travaillant sur les sites de fabrication de l’entreprise, les bureaux, les sites de pré-assemblage et le personnel d’installation. Il comprend également des ateliers sur mesure pour 200 ingénieurs visant à améliorer la sécurité dans le processus d’ingénierie. A noter, que compte-tenu de l’importance de la problématique prévention des risques, Siemens Gamesa a poursuivi la mise en œuvre du projet durant la pandémie du Covid-19, une grande partie de la formation étant délivrée virtuellement.

Au-dessus de tout

Comme l’explique Andreas Nauen, PDG de Siemens Gamesa Offshore Business Unit, « la sécurité est toujours notre priorité parce que nous la plaçons au-dessus de tout ce que nous faisons. Nous voulons nous assurer que tous les employés ont le bon état d’esprit quant à leur prise de décision chaque jour. C’est ce que le projet LeadSafe est censé nous aider à réaliser ».

Le premier séminaire de gestion a déjà eu lieu. Il se concentrait sur le rôle que les dirigeants jouent pour influencer et réaliser un changement de culture. Et la communication est ici un des éléments les plus importants. Comme l’a très bien expliqué un participant par la suite, « le changement de culture modifie les échanges. Vous devez parler de sécurité pour motiver les gens et demander leurs commentaires. »

En plus des séminaires de leadership et du coaching, DSS soutient Siemens Gamesa Offshore en formant un certain nombre d’employés à devenir eux-mêmes des formateurs internes.

Pour Cédric Parentelli, directeur général Europe et Afrique du Nord de DSS : « La clé de la performance en matière de sécurité repose sur le comportement sécuritaire. Bien que les mesures techniques puissent réduire considérablement le nombre d’accidents, elles ne suffisent pas à les éliminer. Pour ce faire, il faut sensibiliser les gens aux risques et au rôle que joue leur prise de décision dans les incidents. […] Siemens Gamesa Offshore définit actuellement la portée des travaux, visant à étendre le projet de sécurité actuel au reste des métiers du groupe : Onshore et Services, et introduit également des actions transversales/corporates. »

 

Le leader de la distribution spécialisée d’EPI en France vient de racheter le Groupe Lems. Grâce à cette opération, Groupe RG poursuit sa stratégie de croissance et réaffirme son positionnement de spécialiste des EPI.

Créé il y a plus de trente ans par Franck Semet, le Groupe Lems est un acteur reconnu de la gestion des EPI de catégorie 3 (prévention des risques mortels) et plus particulièrement des systèmes de détection gaz (fixes et portables) et de protection respiratoire. Il en assure la fourniture, la location, la maintenance ou encore la gestion de parc pour le compte de ses clients des industries chimiques, pétrochimiques, sidérurgiques… Le groupe, dirigé par Ludovic Kermarrec, dispose d’un réseau d’agences uniques en France, avec des plateformes techniques dans la vallée du Rhône (Feyzin), en Paca (Martigues), en région Sud-Ouest (Artix), en Normandie (Harfleur), en Bretagne (Donges) et en région Grand-Est (Saint-Avold), ainsi que de plusieurs sites déportés au plus près des installations de ses clients dans l’hexagone.

Pierre Manchini, président directeur général du Groupe RG, explique : « L’acquisition de Groupe Lems confirme le positionnement de spécialiste de tous les EPI du Groupe RG. Les activités et les savoir-faire de Groupe LEMS viennent ainsi compléter ceux de notre plateforme dédiée aux EPI de Catégorie 3 – EGID 3 - activité lancée il y a maintenant plus de 2 ans. Ludovic Kermarrec a su fortement développer l’activité de Groupe LEMS au cours des 3 dernières années. » Avant d’ajouter : « Nous sommes convaincus que nous pouvons ensemble aller encore plus loin, notamment en termes de qualité de service et de conseil auprès de nos clients. Les circonstances actuelles démontrent, s’il en était besoin, la prise de conscience croissante de la nécessité de protéger les personnels au travail. A ce titre, nous allons mettre l’accent encore davantage sur la formation des utilisateurs d’EPI de Catégorie 3, en proposant une offre la plus pointue et complète du marché. Cette ligne de service est portée par Christophe Voyez qui a œuvré et permis le développement d’EGID 3. L’expertise de Groupe LEMS viendra évidemment compléter cette initiative novatrice. »

Synergies opérationnelles

De son côté, Ludovic Kermarec se réjouit de l’opération : « L’association avec Groupe RG nous permet de franchir une étape importante dans le développement de l’entreprise. En ce sens, je suis confiant quant aux synergies opérationnelles à venir entre nos plateformes techniques régionales et les agences commerciales du Groupe RG. Les marges de manœuvre sont importantes sur un marché où les clients sont demandeurs d’une expertise pointue dans la prévention des risques graves auxquels peuvent être exposés leur personnel. C’est là notre savoir-faire et notre vocation. De ce rapprochement naîtra une offre de service unique, permettant de répondre aux besoins des comptes nationaux à la recherche de services locaux, de réactivité et de consolidation des données. »

 

Covid. Version 4 du Guide OPPBTP


Publié le 15 juil. 2020 16:16:00

 

La semaine dernière, est parue la dernière mouture du Guide de préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de la construction-Covid-19 de l’OPPBTP.

Jérôme Vachellerie, directeur technique d’Yseis et membre de la FAP, en explique les principales évolutions :

  • Un ajustement des mesures relatives à la coactivité : afin de favoriser le respect d’une distance minimale d’un mètre, il est toujours recommandé de porter une attention particulière à la coactivité, et en fonction de l’analyse des risques, de la limiter le cas échéant ou de veiller à mettre en œuvre diverses mesures barrières, comme la séparation de zones, l’organisation des circulations et zones de travail, le port du masque…
  • La mise à jour des mesures relatives aux déplacements : suppression de toutes les autorisations de circulation et de déplacement, précisions sur l’usage partagé des véhicules et les situations où le port du masque est obligatoire.
  • La suppression de l’obligation systématique de port de lunettes de protection ou d’un écran facial lors du port d’un masque de protection respiratoire. Cependant, dans trois situations, cette obligation demeure.
  • Des préconisations relatives au risque de forte chaleur conjugué à la Covid-19, telles que privilégier les mesures de distance physique et limiter l’utilisation des masques, ménager des temps de repos réguliers et prévoir des boissons fraîches en quantité suffisante.
  • Des précisions sur la mise en œuvre des règles de distance dans les locaux : suppression de la division par deux des capacités nominales des bases-vie, suppression de la jauge des 4 m². À défaut de pouvoir respecter la distance minimale, le port du masque est obligatoire.
  • Des compléments concernant les sanitaires mobiles, afin d’en garantir le bon usage.
  • La suppression de la recommandation de limiter les interventions chez les personnes à risque de forme grave de Covid-19 aux seules interventions indispensables et urgentes.
 

Reprise d’activité. Les 11 points clés de l’INRS


Publié le 15 juil. 2020 16:15:00

 

La reprise d'activité doit être progressive et préparée pour pouvoir être réussie, tant pour l'atteinte des objectifs de production de l'entreprise que pour la préservation de la santé et la sécurité des salariés. La liste en 11 points clés de l’INRS (lien 1) est une aide à une reprise d'activité en sécurité.

À noter que les instances représentatives du personnel doivent être associées à la définition et mise en place du plan de reprise d'activité.

> Référence : ED 6393

> www.inrs.fr/media.html?refINRS=ED%206393