Espace abonné
Mon panier
 

Actualités

Colloque 3M sur les risques professionnels


Publié le 11 mai 2016 09:35:00

 

Fin mars, 80 spécialistes de la prévention se sont retrouvés au colloque organisé par 3M pour assister à une série de conférences et échanger sur le bruit, les masques respiratoires et lamiante.  Pour Nicolas Trompette, responsable du laboratoire réduction du bruit au travail à l’INRS, ce colloque a permis de relayer les toutes nouvelles dispositions concernant la réglementation bruit : « La législation évolue vite. Des journées comme celles du 24 mars sont loccasion pour lINRS de rencontrer des responsables de grandes et moyennes entreprises qui  démultiplieront linformation auprès de milliers de salariés. Si lessentiel de la législation prévention du bruit reste la même, notamment les seuils de protection, depuis le 11 décembre 2015, le mesurage doit être réputé conforme à la norme EN ISO 9612. L'appréciation de l'exposition au bruit doit être faite en tenant compte de l'incertitude de mesure. Le choix des protecteurs auditifs est normalisé, la norme garantissant d'atteindre une atténuation suffisante tout en permettant la perception des bruits dalertes (alarmes, véhicules). Un message important à transmettre quand on sait que la surdité professionnelle est la 4ème maladie professionnelle, après les TMS, et coûte chaque année plusieurs dizaine de millions d'euros à la caisse dassurance maladie »

Des préventeurs en entreprise ont également participé à ce colloque. Dont Laurent Hervé, coordinateur EPI France chez Sanofi, qui a bien voulu répondre aux questions de PIC.

Vous avez présenté au colloque 3M une étude que vous avez mené dans votre entreprise sur les masques respiratoires. Quel était le but de cette étude ?

Notre rôle en tant qu’HSE est d’assurer au mieux la protection des salariés. Dans le cas des masques respiratoires, il est vital que l’ajustement soit parfait. Il est illusoire de penser qu’un seul masque puisse convenir à la morphologie de l’ensemble des porteurs. Il nous fallait trouver les masques qui correspondent aux porteurs et apporter des résultats tangibles qui justifient nos recommandations auprès des préventeurs des différents sites, des collaborateurs, CHSCT mais aussi les services achats. C’est cette expérience que je suis venu partager avec mes collègues HSE au colloque.

Comment avez-vous procédé ?

Nous avons fait des tests d’ajustements de plusieurs masques de différents fabricants sur des femmes et des hommes aux formes de visage très différentes (+100 porteurs) en utilisant des compteurs de particules (Fitest quantitatif : Portacount).

Quels ont été les résultats ?

Les tests d’ajustements ont permis de montrer que, bien que normés, tous les masques ne sont pas adaptés à tous les porteurs. Cela nous a donné un argument de poids auprès des préventeurs pour rationaliser les références tout en travaillant en étroite collaboration avec les services achats afin d’avoir un éventail suffisant de masques pour couvrir nos besoins, le prix n’étant plus le seul critère. Un autre point, avec les compteurs de particules, a été la prise de conscience par les porteurs de l’importance d’un bon positionnement du masque pour avoir une protection optimale. Plus qu’un outil de mesure c’est aussi un outil de formation ! Enfin, nous avons mis en évidence et objectivé (ou quantifié), pour les hommes, que le port de la barbe (même naissante !) altère de façon sensible l’efficacité des masques.

 

Partager l'article