Espace abonné
Mon panier
 

Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

Après plusieurs mois d’attente, la réforme de la santé au travail ne devrait pas tarder à être lancée. C’est du moins ce qu’a annoncé récemment le ministre du Travail, Muriel Pénicaud. En effet, d’abord prévue pour octobre, puis novembre 2018, cette réforme devrait finalement débuter d’ici fin janvier, voire février prochain. Pour encadrer les débats qui ne vont pas manquer d’animer ce vaste projet, le gouvernement devrait envoyer aux patronat et syndicats une « lettre de cadrage », ayant pour base le rapport du député Charlotte Lecocq.

Améliorer la prévention

Objectif avoué du gouvernement : améliorer la prévention des risques et la santé au travail des salariés et autres travailleurs, que certains jugent insuffisantes ou inadaptées à la réalité du terrain et du vécu dans les entreprises.

Cette réforme devrait aussi avoir pour but de mettre en place une meilleure utilisation des moyens financiers alloués à la SST en France et qui sont encore trop consacrés à la réparation des accidents du travail et pas assez à la prévention des risques, quels qu’ils soient…

Vers le guichet unique ?

Une des mesures phares proposées dans le rapport Lecocq était la mise en place d’une structure unique régionale entièrement consacrée à la prévention. Ce « guichet unique » devrait permettre aux PME et PMI, TPE et TPI, souvent perdues en matière de prévention, d’avoir à disposition un interlocuteur unique - rassemblant les différents acteurs de la prévention - pouvant les aider à s’orienter dans le corpus législatif et réglementaire français, et à s’engager efficacement dans une démarche de prévention des risques. Comme le confiait à Pic * Charlotte Lecocq, « ce guichet unique serait chargé d’assurer le suivi des salariés, de conseiller les employeurs en matière de prévention, de former les acteurs de la prévention… Par ailleurs, pour qu’il soit réellement un interlocuteur de confiance pour les entreprises, il n’exercerait aucune mission de contrôle, sur laquelle se concentreraient les autres services des Carsat et les Direccte. »

Quel financement ?

Pour financer la prévention, Charlotte Lecocq défend l’idée de se servir des excédents de la branche AT-MP Risques professionnels ou de mettre en place un système de bonus-malus sur les cotisations afin d’inciter les entreprises à s’engager dans la prévention, tout en punissant les mauvais élèves.

* Pic 112, septembre-octobre 2018.

 

 

Protection du travailleur. Ascom équipe Mars France


Publié le 23 janv. 2019 11:09:43

 

Pour protéger les travailleurs de Mars France, Ascom a déployé sa plateforme applicative Mercury au sein de cinq usines de Mars France. Déjà présent sur un des sites avec du Dect, Ascom (couplé à une infrastructure téléphonique Cisco dans le cadre du projet) s'est vu confier pour mission de renouveler leur infrastructure de mobilité et d'apporter des solutions de gestion uniforme afin d'améliorer les processus métiers. Une des particularités à prendre en compte était que le groupe Mars possède ses propres normes et « standards » au sein de chacune de ses usines agro-alimentaires qui sont indépendantes et interconnectées entre elles malgré les activités dédiées sur chacun des sites. Ascom a réussi par le déploiement de sa plateforme de solutions Mercury à rendre plus fluide et optimale la gestion des lignes de production ainsi que de ses agents en activité.

5 sites de production

Aujourd'hui, la plateforme Ascom est opérationnelle sur 5 sites de production de Mars en France : Haguenau, Steinbourg, Saint Denis de l'Hôtel, Châteaudun, Ernolsheim. L'intelligence de cette suite logicielle réside dans sa parfaite prise en compte de toutes les alarmes techniques de production et de gestion technique centralisée, leur hiérarchisation jusqu'à la retransmission unifiée sur un seul terminal en mobilité continue auprès des agents concernés. Avec l'amélioration de la communication mobile sur site et la réactivité qu'elle apporte, elle permet une meilleure gestion des coûts et de la flexibilité dans la production.  

Adaptée à chaque brique métier

« Lorsqu'un employé se présente sur son lieu de travail, il est équipé d'un terminal Ascom auquel un numéro de téléphone est attribué. En fonction de la tâche qu'il doit accomplir, la plateforme d'Ascom est capable de distinguer les terminaux mobiles qui sont utilisés (par leur présence dans leur rack de chargement ou non, leur type de poste) et de permettre à l'utilisateur, via une simple manipulation sur le mobile de se signaler comme « présent et actif » au sein de groupes d'utilisateurs prédéfini. Instantanément, la plateforme d'Ascom se charge de faire redescendre sur l'appareil les notifications de toutes les alarmes et alertes qui sont affectées à son poste de travail », explique Jean Froehlicher, technicien méthode informatique-maintenance chez Mars Wrigley Confectionery.

La protection : une priorité

Avant de poursuivre : « La protection des travailleurs est notre priorité. Sur chacun de nos sites, la plateforme Ascom nous permet une meilleure protection des travailleurs isolés. En effet, il arrive que certains de nos techniciens ou agents de production se retrouvent seuls dans les galeries techniques ou zones de production comme dans le cadre d'opérations de maintenance ou de suivi technique et de ce fait, leur géolocalisation permet des interventions très rapides des équipes de secours en cas de besoin. La flexibilité et l'extrême adaptabilité de la plateforme de solutions Ascom couplée à la solution Ascom IP-Dect nous permet, au quotidien, la gestion en temps réel de tout type d'alarmes : techniques, machine process, PTI/DATI. Enfin, Ascom a été à même de s'adapter à notre environnement dit sensible, qui nécessite notamment sur nos sites l'emploi de nombreux mobiles Atex. »

 

Le Service interentreprises de santé au travail de Besançon a organisé, l’année dernière, deux journées entièrement dédiées aux salariés du secteur de la maintenance, en particulier industrielle et des bâtiments, pour les sensibiliser et les informer sur les risques professionnels, dont les expositions aux agents CMR (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques).

« Action santé au travail 25 (AST25) est une association d’employeurs créée en 1943 et régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle réunit 6 000 entreprises du Doubs, employant environ 65 000 salariés, explique Thierry Lenoir, technicien en métrologie et intervenant en prévention des risques professionnels. Ces deux journées d’information s’inscrivaient dans le cadre de nos missions et faisaient en grande partie suite à l’enquête Sumer 2010 qui a mis en évidence que les salariés du secteur de la maintenance étaient les plus multi-exposés aux agents CMR. »

En effet, les statistiques montrent que 42,6 % des salariés de la maintenance sont exposés à au moins 1 agent CMR parmi : huiles minérales usagées, émissions de moteur diesel... « Et nous pouvons étendre ces expositions aux poussières de bois, de garnitures céramiques réfractaires, amiante, fumées de soudage… ou encore à certains solvants, aux fumées de plasturgie… », ajoute Thierry Lenoir.

Tous les risques

Mais ces deux journées (à Besançon et Morteau) n’étaient pas uniquement centrées sur les expositions aux agents CMR. « Nous en avons profité pour sensibiliser tous les participants à la problématique plus vaste de l’exposition aux risques, quels qu’ils soient », poursuit l’intervenant d’AST25. Pour cela, près de 300 salariés – représentant une centaine d’entreprises – étaient convoqués les 2 et 11 octobre. Ils ont d'abord suivi un parcours auprès d’un professionnel de santé incluant visite périodique et examens complémentaires (exploration fonctionnelle respiratoire et audiogramme).

Ensuite, après une pause-café, ils ont rejoint les stands « info/sensibilisation », animés en partenariat avec le département « Homme au travail » de l’INRS. Présentations, courts-métrages, exercices pratiques, jeux de rôle ont permis d'aborder les thématiques suivantes : risques professionnels, risque chimique, bruit, addictions, sauveteurs-secouristes du travail.

« Ces deux journées ont été des succès et les retours sont particulièrement positifs. Les salariés du secteur de la maintenance ont vécu ces moments comme une véritable reconnaissance de leur travail », conclut Thierry Lenoir.

 

Pour améliorer la prise en compte des risques professionnels dans le BTP, l’Ecole Spéciale des Travaux Publics, du Bâtiment et de l’Industrie Paris (ESTP) et l’OPPBTP ont signé une convention de partenariat permettant aux étudiants d’acquérir les compétences nécessaires à la prévention des risques professionnels. Pour cela, un module spécifique « Prévention des risques » sera dispensé sous forme de formations en présentiel et en e-learning.

Convaincus que la prévention des risques doit impérativement être intégrée aux compétences professionnelles des encadrants des entreprises du BTP, et cela dès la formation étudiante, l’ESTP Paris et l’OPPBTP ont donc décidé de rapprocher leurs expertises afin de fournir aux étudiants tous les outils pour acquérir ces connaissances. Les partenaires partagent aussi la certitude que la maîtrise des risques est un facteur important de la performance globale de l’entreprise et doit être, à ce titre, incluse dans la formation des étudiants ingénieurs.

Avec ce partenariat, l’OPPBTP met à disposition des étudiants de l’ESTP Paris un module « Prévention des risques » disponible en formation e-learning : composée de 4 parties (repérer, intervenir, communiquer, anticiper), cette formation dure 2 heures. Elle est disponible pour les étudiants de 1ère et 2ème année de l’ESTP Paris via la plateforme L.M.S (Learning Management System) de l’OPPBTP. L’Organisme assure, par ailleurs, un suivi des actions grâce à des indicateurs tels que : listes d’inscriptions, taux de participation, notes d’évaluation…

Un comité de pilotage, composé de représentants de l’ESTP Paris et de l’OPPBTP est mis en place afin de permettre un suivi précis de cette action mais aussi de proposer et valider des projets pédagogiques supplémentaires si besoin.

 

Tous les métiers du BTP et du paysage sont concernés par les vibrations. L’utilisation d’équipements électroportatifs, guidés manuellement est source de vibrations qui se propagent dans les mains et les bras et la conduite d’engins de chantier entraine des vibrations qui se propagent dans l’ensemble du corps.

Le nouveau mémo de l’Iris-ST, réalisé en collaboration avec l’OPPBTP, le Secimpac, la Capeb et la CNATP, apporte des informations concernant les effets des vibrations sur votre santé. Il informe le chef d’entreprise sur les obligations réglementaires à respecter avec notamment les seuils d’exposition aux vibrations à ne pas dépasser pour une période de 8h. Le mémo propose également des bonnes pratiques de prévention afin de limiter l’exposition aux vibrations : aménagement des horaires et rythmes de travail, utilisation d’outils et engins récents qui intègrent des dispositifs anti-vibratiles, aménagement de l’environnement de travail.

  • Vous pouvez le consulter en ligne ici
  • Vous pouvez aussi les Mémos de l’IRIS-ST sur l’application « IRIS-ST Les mémos » téléchargeable gratuitement sur App Store ou Google Play.