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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

Désormais, Arkema France est doté de 17 comités sociaux et économiques d’établissement (CSE). En effet, le 31 octobre 2018, la société, qui emploie environ 5 500 salariés, a signé, avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives (CFDT, CFE-CGC et CGT), un accord relatif au dialogue social, au droit syndical et à la représentation du personnel. L’accord a pour objet d’adapter les modalités de fonctionnement des instances représentatives du personnel au nouveau cadre législatif, et de renouveler les règles en vigueur dans l’entreprise en matière de dialogue social et de droit syndical. L’accord précise les modalités de fonctionnement de ces instances tant au niveau local que central.

Comité social et économique d’établissement

L’accord prévoit pour Arkema France la mise en place de 17 CSE, correspondant aux principales implantations géographiques de l’entreprise. La composition de la délégation du personnel sont déterminés conformément aux dispositions légales et réglementaires. Le nombre de réunions varie de 10 à 11 par an en fonction du nombre de salariés dans les établissements.

Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail

Conformément à la politique volontariste de l’entreprise en matière de santé, sécurité et environnement, une attention particulière a été portée au fonctionnement des Commissions Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) qui seront mises en place au sein de chaque CSE et se réuniront au moins 4 fois par an.

Ainsi, selon la taille de l’établissement, la CSSCT est composée de 3 à 6 membres désignés par le CSE d’établissement parmi ses membres élus. Les conditions de fonctionnement et les moyens de ces commissions sont définis dans l’accord.

CSE Central

A l’issue du cycle électoral, un Comité Social et Economique central composé au maximum de 25 membres titulaires et 25 membres suppléants sera mis en place. Le CSE central se réunit 2 fois par an. Cinq commissions sont mises en place en sein du Comité Social et Economique central, dont une Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail centrale. Chaque commission comprend au maximum 12 membres.

> 2 questions à Jean-Michel Martin, directeur des relations sociales et des rémunérations chez Arkema France

Arkema France a signé, en octobre 2018, un accord sur la représentation du personnel qui intègre, en autre, la mise en place du CSE. Comment avez-vous négocié cet accord ?

Cela a été un long travail d’échanges et de dialogue, entamé dès janvier 2018, et qui a nécessité pas moins de neuf réunions de négociations afin d’expliquer le projet, son bien-fondé et ses conséquences sur l’organisation de la représentation du personnel au sein d’Arkema France qui emploie 5 500 personnes sur 17 sites différents. Au terme de ces négociations, la CGT, la CFE-CGC et la CFDT ont signé à l’unanimité l’accord.

Certains craignent que la mise en place du CSE nuise à la prise en compte des questions de SST dans les entreprises. Partagez-vous ce point de vue ?

Dans des entreprises où, à l'inverse d'Arkema, le dialogue social et la prévention des risques sont moins structurés, la création du CSE peut être perçu comme difficile. Mais, dans notre esprit, il était évident que le traitement des questions SST par le CSE coulait de source, celui-ci pouvant déléguer une partie des attribution SST à la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT). Nous avons donc mis en place un CSE central avec une CSSCT centrale. Afin de garder un contact au plus près du terrain, nous avons porté une attention particulière au fonctionnement et moyens donnés aux locales mises en place au sein de chaque CSE de site qui se réuniront au moins quatre fois par an pour gérer les questions de SST des établissements.

> Retrouvez notre dossier complet sur la mise en place des CSE et la SST dans le numéro 116 de PIC (mai-juin 2019).

 

Plus de 4 actifs sur 5 déclarent avoir déjà eu mal au dos pendant ou après le travail *. Douloureuse et parfois invalidante, la lombalgie peut entrainer de lourdes conséquences pour le salarié en termes de désinsertion sociale et professionnelle. Dans le secteur de la collecte et du tri des déchets, le mal de dos est à l’origine chaque année, de 105 000 journées de travail perdues soit l’équivalent de 500 emplois à temps plein et plus d’un accident sur cinq sont liés à une lombalgie. Le Smictom Alsace Centrale, chargé d’assurer la collecte et le traitement des déchets de 90 communes (130 000 habitants), a mené une réflexion globale sur la prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) mixant aménagements de postes et refonte des rythmes de travail.

Des postes de travail ergonomiques pour tous les agents

Gregory Gilgenmann en charge de la prévention au sein du SMICTOM explique que la rénovation du centre de tri de Scherwiller dans le Bas-Rhin a été une opportunité pour inclure la prévention des TMS dans la conception des postes de travail : « Nous avons collaboré avec un ergonome qui s’est entretenu avec nos agents afin d’identifier les principaux problèmes de santé liés aux TMS et concevoir les aménagements de poste. La caisse régionale de l’Assurance Maladie-Risques professionnels était également partie prenante dans cette nouvelle approche, ainsi que l’INRS. » Les salariés du Smictom bénéficient désormais de postes de travail sur des tapis de tri moins larges et qui proposent quatre possibilités de hauteur de plan de travail afin de solliciter le dos le moins possible.

La collectivité s’est également penchée sur les rythmes de travail de l’activité de collecte des déchets et notamment le « fini-parti », usage qui consistait à quitter son poste de travail dès la tâche achevée, qui entrainait par des cadences accrus, des effets délétères pour les salariés. Le Smictom y a mis fin et proposé de nouveaux rythmes permettant de travailler dans des conditions plus sereines et harmonieuses diminuant les risques pour la santé. Enfin, les postes ont été redéfinis pour les agents présents sur les déchèteries, régulièrement confrontés à des demandes sollicitant le dos. Le règlement des déchèteries du Smictom acte que les agents ne sont pas autorisés à aider les usagers à décharger, sauf cas exceptionnels de service public mais ont pour rôle d’accueillir et d’orienter les usagers.

Former pour maintenir dans l’emploi

Les formations font désormais partie intégrante de la démarche de prévention. « Intégrés à la fonction publique, nos agents sont affectés à des postes pendant de nombreuses années et il est de notre devoir de leur garantir une santé et un bien-être au travail sur du long terme. Notre démarche va au-delà de la simple prévention et s’entend en termes d’amélioration continue en formant les agents à de nouveaux process, par exemple », conclut Grégory Gilgenmann.

* Enquête de BVA pour l’Assurance Maladie.

 

Distribution. 1ère convention aux couleurs de Securom


Publié le 14 mai 2019 16:36:14

 

En mars dernier, à Paris, était organisée la première convention aux couleurs Securom. 125 professionnels y participaient. L'occasion pour eux de découvrir les tendances majeures 2019.

« C’était la deuxième convention de l'enseigne mais la première aux couleurs de Securom, nouvelle identité lancée en novembre dernier de l'enseigne Master Pro Expert EPI, explique Frederick Hazard, responsable de l'enseigne Securom au sein de la filière des marchés professionnels du groupe Cofaq. Pour cette rencontre, nous avons souhaité la plus large participation des adhérents. De là le principe des ateliers thématiques qui a permis le maximum d'échanges autour de la présentation des produits. »

Vêtements de travail, protection de la tête, des pieds ou des mains... quelle que soit la famille/produit considérée, chaque atelier a mis en lumière les nouvelles gammes proposées, les nouveaux produits et les nouveaux fournisseurs retenus dans le cadre de la politique commerciale d'enseigne. Avec dix équipes de conseillers experts Securom de toute la France qui se sont relayées au fil de ces dix ateliers, c'est au total plus de 300 produits qui ont ainsi pu être présentés.

48 millions d’euros de CA

« Au-delà des ateliers, le format de cette convention a permis aux équipes commerciales de partager des expériences, ce qui est un levier fédérateur de premier ordre pour le développement de l'enseigne, se réjouit Vianney Hamoir, directeur de la filière des marchés professionnels du groupe Cofaq. Avec aujourd'hui 34 points de vente aux couleurs Securom dans l'Hexagone, les commerciaux ont pleinement pris conscience du potentiel de l'enseigne sur le marché français de l'EPI qui réalise aujourd’hui un CA ventes de 48 millions d’euros. »

Et Frédérick Hazard de conclure : « Cette convention nous a donc permis de présenter les objectifs Securom 2019-2020, avec notamment le déploiement local de l'identité et de la stratégie d'enseigne, le lancement de notre nouveau catalogue général avec de nouveaux partenaires comme Univet (protection oculaire), PIP (protection de la main) ou encore Kask (protection de la tête) et le retour, à nos côtés, de Jallatte. »

 

Préventica Paris : c’est la semaine prochaine


Publié le 14 mai 2019 16:31:05

 

La deuxième édition parisienne de Préventica ouvrira ces portes dans quelques jours au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, à Paris. Outre les innovations présentées par les exposants, ces trois jours seront marqués par quelques temps forts à ne pas manquer.

Cette année, quelques grands thèmes et temps forts, en phase avec les priorités des plans stratégiques pluriannuels du ministère du Travail (PST3) et de la branche Assurance maladie – risques professionnels de la Sécurité sociale seront proposés au salon Préventica.

En tout premier lieu, il ne faudra pas manquer la conférence inaugurale, le 21 mai à 10 heures, sur le thème « Le Grand Paris, une opportunité pour intégrer la prévention des risques dès la conception des espaces ? » En effet, Le Grand Paris est un projet urbain, social et économique majeur pour la région francilienne avec de forts enjeux de prévention des risques. Comment la prévention des risques est-elle prise en compte dans un projet de telle envergure ?

Le salon sera aussi marqué par une conférence de presse « Le rapport Lecoq sur la santé au travail en France : une onde de choc », à laquelle participera Charlotte Lecocq. La députée de la 6e circonscription du Nord qui après avoir remis au Premier ministre le rapport « Santé au travail : vers un système simplifié pour une prévention renforcée », s’est vu confier une autre mission : préparer un rapport sur la prévention des risques dans la fonction publique. Fonction publique qui sera d’ailleurs au coeur du colloque Préventica fonction publique « États généraux de la santé au travail dans la fonction publique » qui sera l’occasion d’assister à 15 conférences dont cinq organisées par le FNP de la CNRACL. D’autres colloques, conférences et événements émailleront le salon. À noter parmi eux :

  • Colloque risques chimiques avec un cycle de dix conférences durant le salon.
  • Conférence « Travaux en hauteur, pas droit à l'erreur » dans le cadre la campagne nationale du ministère du Travail, le jeudi 23 mai. À noter que sur ce sujet, le salon propose une zone de démonstration au sein du village « Travaux en hauteur », soutenu par le Syndicat français de l’échafaudage (SFECE) et ses adhérents.
  • Colloque « Prévention de l’usure professionnelle et de la pénibilité », avec dix conférences et ateliers.
  • Colloque « Accompagnement des TPE/PME vers une culture de prévention », avec, en parallèle un parcours pédagogique de 45 professionnels du conseil et de la formation professionnelle et 50 conférences et ateliers solution.

Des partenaires prestigieux

Préventica Paris est aussi l’occasion de rencontrer quelques partenaires prestigieux et historiques du salon et de prendre connaissance de leurs actions en matière de prévention des risques et de santé et sécurité au travail. Tout d’abord, l’Assurance maladie-risques professionnels, représentée par la Cramif en région francilienne, vous accueillera avec l’INRS sur leur stand pour vous donner les bons outils pour prévenir les risques professionnels. Marine Jeantet, directrice des risques professionnels à la Caisse nationale de l’Assurance maladie ajoute : « Nous animerons également 20 conférences sur des thématiques variées : troubles musculosquelettiques, mal de dos au travail, risques chimiques, chutes dans le BTP, robotique collaborative, exosquelettes... qui permettront aux entreprises de découvrir les offres de service que nous proposons. »

Une délégation de la sécurité routière sera présente aux côtés du ministère du Travail et de la Cnam pour revenir sur l’enjeu que constitue la sécurité routière et le risque routier pour les entreprises.

Un nouveau Prevhackthon

Forte du succès des précédents Prevhackthon, la Fédération des acteurs de la prévention (FAP) a décidé de renouveler son partenariat avec Preventica et l’Anact. En effet, après avoir consacré trois ans à l'évaluation des risques et au document unique, la FAP va désormais orienter ses travaux sur la prévention des risques vers la notion de « Qu'est-ce qu'un préventeur ? Réinventez le métier ». La question se doit d’être posée au regard des différents rapports publics de ces derniers mois pour contribuer à la définition du préventeur de 2030.

Préventica lance de nouveaux prix

Autre nouveauté du salon : les prix des leaders bienveillants. Les prix seront remis le mercredi 22 mai à 16 h 15 à des entreprises et entités ayant eu une démarche initiée ou aboutie en matière de relations sociales, innovation managériale, santé, QVT, responsabilité sociétale.

> Trois prix seront décernés :

  • Prix « Meilleur résultat » pour l’entreprise ayant eu une démarche aboutie, et avec des résultats quantifiables.
  • Prix « Meilleure initiative » pour l’entreprise ayant initié le projet qui est en cours ou à venir (projets récents ou validés et prêts à débuter).
  • Prix « Secteur public » pour la collectivité ayant la démarche la plus innovante en la matière

> Préventica Paris pratique

Du 21 au 23 mai 2019

Paris, Parc des Expositions de la Porte de Versailles

De 9 h à 18 h 30 mardi et mercredi et de 9 h à 18 h le jeudi

www.preventica.com

 

Pour faire comprendre aux entreprises les avantages de la déclaration des accidents de travail, la Cramif a publié une brochure qui s’adresse donc aux employeurs. La Cramif y revient sur les raisons qui peuvent pousser les entreprises à ne pas déclarer les accidents du travail, et les avantages de cette déclaration. En effet, la déclaration de tous les accidents de l’entreprise est importante pour détecter les risques, élaborer une politique de prévention adaptée et garantir les droits des victimes. A l’inverse, la sous-déclaration des accidents du travail :

  • ne permet pas de mettre en œuvre des mesures de prévention efficaces et optimales ;
  • fait perdre aux victimes une partie de leurs droits ;
  • ne représente pas une économie pour l’entreprise, parfois même cela lui coûte plus cher

Le document propose également des préconisations de démarches à mettre en œuvre ainsi qu’un test de connaissances sur le sujet.

> Vous pouvez télécharger la brochure ici