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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

Pour lutter contre le risque de collision entre les piétons et les engins de levage, le groupement SMP4, en charge du chantier des ouvrages de reconnaissance de Saint-Martin-La-Porte, sur la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin, a souhaité développer un système de détection des piétons pour l’ensemble des engins de levage. Ce système devait répondre à trois objectifs :

  • Alerter le conducteur d’une manière efficace de la présence des piétons dans le périmètre de l’engin de levage,
  • S’appuyer sur une technologie en place,
  • Privilégier un fonctionnement simple.

En effet, le système de détection actuel des engins n’étant pas adapté pour ce milieu confiné, les alarmes sonnaient en permanence. Partant de ce constat, SMP4 (composé de Spie batignolles génie civil , Eiffage Génie Civi , Ghella SpA, CMC Di Ravenna et Cogeis SpA), avec le soutien de Telt, maître d’ouvrage et de la Carsat, s’est donc réuni autour d’un projet commun visant à assurer la protection du personnel de chantier intervenant en galerie, milieu confiné et exigu qui génère un important flux de circulation de personnes et d’engins, afin de développer un système de détection unique piétons/engins sur les matériels de levage. Pour ce faire, ils se sont rapprochés de l’entreprise Bioaccez, déjà fournisseur des transpondeurs qui équipent l’ensemble du personnel du chantier. Ces transpondeurs de comptage et de géolocalisation permettent aux services de secours de repérer instantanément l’ensemble du personnel.

Baptisé Z-Safe, l’équipement de détection piétons/engins associe les modalités de fonctionnement des transpondeurs de chaque collaborateur, additionnées à des antennes positionnées de chaque côté de l’engin de levage.

Alerte immédiate

Le système est ainsi capable de créer un périmètre de détection, de 2m à 5m autour de l’engin, pour générer immédiatement une alerte auprès du conducteur dès lors qu’un piéton ou un autre engin est détecté dans cette zone. A l’intérieur de sa cabine, le conducteur reçoit une alerte à la fois visuelle et sonore via l’installation d’un avertisseur, lui permettant de stopper immédiatement sa manoeuvre.

Personnes habilitées uniquement

Dans le but de s’assurer que le système de détection est bien opérationnel, le conducteur doit présenter son transpondeur sur le boîtier électrique de l’équipement de détection pour le déclencher et permettre l’utilisation de l’engin. La même démarche est nécessaire lorsque le conducteur descend de son engin, en repassant son transpondeur. Le transpondeur est nominatif et dispose des informations relatives aux habilitations de conduites de chaque utilisateur. En cas d’oubli, le système se dévalide automatiquement au bout de 5 minutes.

Seules les personnes habilitées à la conduite d’engins de levage peuvent déclencher et dévalider le système de détection, grâce à la présentation de transpondeurs nominatifs et qui disposent des informations d’habilitation de conduite de chaque collaborateur. Le système est capable de détecter jusqu’à 50 personnes présentes dans la zone de détection.

L’engin de levage ayant servi de support test a été officiellement déclaré opérationnel en janvier 2018 à l’issue de 9 mois de développement et d’expérimentations. Il a ensuite été généralisé à l’ensemble des engins de levage en activité sur le chantier de Saint-Martin-La-Porte.

 

Pour réaliser un diagnostic culture de sécurité sur l’ensemble de ses structures, l’entreprise générale Rabot Dutilleul Construction a signé une convention de partenariat avec l’Institut pour une culture de sécurité industrielle (Icsi) et l’OPPBTP. Ce partenariat permettra de renforcer la démarche de prévention des risques en santé et sécurité au travail déjà initiée par l’entreprise, en y impliquant directement 840 de ses collaborateurs.

0 accident

Rabot Dutilleul Construction fait de la sécurité une priorité, avec un objectif de zéro accident avec arrêt sur ses chantiers. Pour l’aider à parvenir à cet objectif, l’entreprise avait signé une première convention de partenariat avec l’OPPBTP en décembre 2014, et bénéficie depuis de l’accompagnement et de l’expertise des conseillers de l’OPPBTP. Par exemple, pour l’accompagnement des sous-traitants, la formation à l’animation des 1/4h sécurité, la formation aux modes opératoires...

Mais Rabot Dutilleul Construction souhaitait franchir une nouvelle étape afin d’améliorer les conditions de travail de ses collaborateurs. C’est pour cela que l’entreprise a fait appel à l’OPPBTP et l’Icsi pour réaliser son diagnostic culture de sécurité et l’aider à mettre en place une démarche d’amélioration de la prévention des risques sur les chantiers.

Ainsi, après une première phase d’immersion au sein de l’entreprise de septembre à novembre 2018, l’OPPBTP a réalisé une analyse documentaire et rencontré les membres du Codir et du CHSCT. Par la suite, un questionnaire de perception culture de sécurité rempli par l’ensemble des collaborateurs, y compris les sous-traitants et intérimaires, ainsi que des entretiens collectifs, permettront à l’organisme de restituer un diagnostic définissant les axes stratégiques nécessaires à l’élaboration d’un plan d’actions.

« Cette convention s’inscrit pleinement dans l’orientation n°1 du plan stratégique Horizon 2020 de l’OPPBTP : développer la culture de prévention. Notre partenariat avec l’Icsi porte ses fruits ! L’Icsi apporte l’expérience industrielle et le levier des facteurs humains et organisationnels, l’OPPBTP apporte son expertise du secteur, sa maitrise de l’analyse des techniques du BTP et des systèmes de management sécurité développés dans le BTP. Cette double expertise vient renforcer la démarche de prévention des risques en santé et sécurité au travail déjà initiée par Rabot Dutilleul Construction », explique commente Philippe Maygnan, Directeur Grandes Entreprises à l’OPPBTP.

 

Il y a quelques semaines, cinq startups ont rejoint l’accélérateur « Santé – Prévention dans le BTP ». Lancé mai 2018, il compte désormais 20 startups. Il a pour vocation de faciliter les liens entre les startups les plus innovantes et les entreprises afin d’accélérer l’innovation dans les domaines de l’organisation des chantiers, des objets connectés, de la gestion de la data, de la réalité virtuelle et augmentée et des problématiques de santé.

> Les heureux élus sont :

PaintUP, qui développe une solution robotisée pour réaliser des travaux de nettoyage, décapage et peinture de surfaces de grandes dimensions, grâce à leur numérisation en amont. Cet outil rapide et précis permet une amélioration significative de la sécurité en réduisant la nécessité d’avoir recours aux travaux en hauteur et la pénibilité pour les compagnons.

Doctoconsult, une plateforme qui met en relation un patient et un médecin dans le cadre d’une consultation vidéo, dans les domaines de la psychiatrie, pédopsychiatrie, addictologie et nutrition. La téléconsultation permet un accompagnement des patients au quotidien, un suivi adapté, et offre une réponse à la problématique de l’éloignement géographique.

Vision Protect, qui se positionne sur le créneau de la lunette de protection adaptée à la vue. L’entreprise propose une gamme complète de lunettes de sécurité EN166 certifiées et adaptées à tous les métiers.

ELA Innovation, et sa solution logicielle de comptage intelligent Eloc Mobility qui permet d’identifier et de compter en temps réel les travailleurs intervenant dans différentes zones de tunnels en cours de construction. Le casque de chaque travailleur est équipé d’un tag RFID, ce qui permet aux bornes de comptage de détecter chaque passage par radio, en temps réel.

T2S, fabricant de vêtements haute visibilité, qui a intégré progressivement de nouvelles technologies à ses équipements, en commençant par des LED lavables. Ses produits pour la sécurité et la signalisation routière permettent de réduire les risques d’accidents dus à une mauvaise visibilité et par conséquent optimiser les conditions de travail des opérateurs.

> La prochaine session de sélection sera organisée le 9 avril 2019.

> Les start-up intéressées peuvent s’inscrire sur le site dédié : https://impulse-partners.com/sante-prevention/

 

La norme 85-015 d’avril 2008, qui traite des garde-corps permanents pour les zones inaccessibles, a été révisée et devrait être publiée en février 2019 avec une période transitoire d'un an, c’est-à-dire en février 2020.

Le Synamap souhaite attirer l’attention des acteurs concernés sur les principales évolutions concernent les garde-corps autoportants :

  • Il est rappelé que les garde-corps lestés, ne répondent pas aux exigences de l’article R-4323-66 du Code du travail, et que leur mise en oeuvre ne convient pas pour les installations neuves, ou lors de réfections d’étanchéités. En conséquence l’installation de garde-corps lestés sera tolérée uniquement pour une sécurisation à réaliser en dehors de tous autres travaux ;
  • Pour le garde-corps lesté, la norme impose un nouveau test complémentaire de tenue au vent. Cela signifie qu’un lest devra être rajouté à l’avant du garde-corps pour répondre à cette nouvelle exigence ;
  • Les conditions de test sur le garde-corps lesté seront plus contraignantes : celui-ci sera réalisé sur 3 montants maximum à la place de 5 actuellement ;
  • L’entraxe maximum entre supports ne pourra pas être supérieur à 1,5 m.
 

L’Anact et le groupe MGEN ouvrent une plateforme dédiée aux acteurs de la santé, de la prévention et de la qualité de vie au travail dans la Fonction Publique : www.santetravail-fp.fr. Ce site s’adresse aux acteurs de la Fonction Publique d’Etat (FPE), de la Fonction Publique Hospitalière (FPH) et de la Fonction Publique Territoriale (FPT).

Cette plateforme « Santé-travail fonction publique » propose aux directions des RH, aux acteurs de la prévention et aux partenaires sociaux des ressources, outils, méthodes et témoignages utiles pour comprendre les enjeux de la prévention dans la fonction publique et passer à l’action.

Axée à son ouverture sur la prévention des risques psychosociaux (RPS), la plateforme s’enrichira en 2020 de contenus sur la qualité de vie au travail pour les établissements publics.