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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

D’ici le 31 mai, le rapport sur l’amélioration de la prévention des risques professionnels dans la fonction publique, de Charlotte Lecocq, députée LREM du Nord, devra être remis au Premier Ministre.

Pour l’aider dans sa mission, Charlotte Lecocq qui, rappelons-le, a déjà planché sur un rapport similaire concernant le secteur privé, pourra compter sur Pascale Coton, vice-présidente de la CFTC et membre du Conseil économique, social et environnemental, et Jean-Marie Verdier, inspecteur général des finances.

Ce délai peut paraître court pour travailler sur un sujet aussi complexe. C’est d’ailleurs ce qui inquiète déjà certains experts qui craignent que dans un laps de temps si réduit, le futur rapport ne soit qu’une copie du précédent.

S’attaquer aux RPS

La lettre de mission remise le 6 mars dernier par Edouard Philippe à Charlotte Lecocq précise que le document devra, en premier lieu, s’attaquer aux risques psychosociaux (RPS), pour lesquels « les plans d’action en prévention primaire s’avèrent insuffisants ». A ce sujet, la lettre de mission mentionne le bilan fait en juillet 2017 par l’Anact sur la prévention des RPS dans la fonction publique, et souligne que la conclusion du dit bilan n’était pas très positive en matière de RPS. Or, on le sait, les RPS sont un des problèmes majeurs auxquels doit faire face la fonction publique. 

Le rapport devrait aussi contenir des pistes de travail concernant la future fusion des instances représentatives du personnel dans la fonction publique, et donc la suppression des CHSCT. Disparition des CHSCT qui, on le sait aussi, ne fait pas, loin s’en faut, l’unanimité. A suivre…

 

SST. Le partenariat Manpower/OPPBTP a porté ses fruits


Publié le 3 avr. 2019 10:53:42

 

En 2015, afin de développer l’expertise de ses collaborateurs en matière de risques, l’OPPBTP et Manpower signaient une convention. Trois ans plus tard, à la veille de prolonger ce partenariat, les résultats sont là ! 37 sessions de formation organisées, 285 stagiaires formés (soit plus de 80 % de l’effectif ciblé) et, surtout, un taux de satisfaction de 100 %, validant le process et la méthodologie sur-mesure spécialement mise en place par l’OPPBTP pour Manpower.

La prévention sécurité est un pilier essentiel chez Manpower. L’entreprise a d’ailleurs développé une démarche innovante dans ses 80 agences BTP en les équipant de casques de réalité virtuelle qui permettent de sensibiliser ses intérimaires à la prévention sécurité. Ils sont ainsi immergés sur un chantier et doivent repérer les risques associés, et ce avant d’être mis en emploi dans l’entreprise. Soucieuse de permettre aux intérimaires de maîtriser les exigences et spécificités des principaux métiers du BTP, l’entreprise a fait appel à l’OPPBTP afin de mettre en place un programme de formation visant à optimiser le dialogue avec le client et à renforcer l’expertise de son personnel permanent.

Equipe dédiée

Afin de répondre de façon optimale aux attentes de Manpower, l’OPPBTP a mis en place une équipe dédiée à ce projet, formée de 3 personnes. Celle-ci a permis d’assurer un suivi quotidien et de proximité. Ainsi, le résultat du premier audit a permis de concevoir la formation la mieux adaptée aux besoins du personnel permanent de Manpower. Hybride, cette dernière mixe, sur deux jours, apprentissage théorique et visite de chantier. Le premier jour, le stagiaire fait un point complet sur les accidents du travail et les maladies professionnelles dans le BTP, apprend à connaître les différents acteurs d’un chantier, les principaux métiers du BTP et leurs risques immédiats et différés. Enfin, il se familiarise avec une méthode d’observation d’une situation de travail. Le deuxième jour est consacré, quant à lui, à la visite d’un chantier, permettant de repérer concrètement les situations dangereuses, de connaître le niveau de gravité de certains risques observés et de recueillir les éléments servant à étayer des propositions commerciales.

Résultats très positifs

Après 3 ans de partenariat, les résultats enregistrés sont très positifs. 37 sessions de formation ont été organisées et 285 stagiaires formés (soit environ 80 % de l’effectif ciblé).

Au-delà des chiffres, le taux de satisfaction des stagiaires, recueilli après validation des acquis par le biais d’un questionnaire très complet, prouve le bien-fondé de la méthodologie mise en place et le contenu des stages conçus par l’OPPBTP.

Ce résultat très positif amène aujourd’hui les deux partenaires à réfléchir à la suite de ce partenariat et à la signature d’un nouvel accord-cadre dans les mois prochains.

« Nous avons construit avec l’OPPBTP, une formation bien adaptée à la réalité du terrain et de nos clients. La visite de chantiers de grande envergure permet à nos collaborateurs de visualiser les tâches confiées et de mieux comprendre les attentes des clients, pour effecteur les meilleurs détachements. En 2019, nous allons poursuivre en ce sens en enrichissant encore ces formations avec des modules bien spécifiques pour faire monter en expertise nos collaborateurs », indique Anne Trévien, Chef du Département Parcours Intérimaires chez Manpower.

Du côté de l’OPPBTP, Emmanuel Musche, Responsable développement de la formation, explique : « Ce partenariat avec Manpower, entreprise qui dispose de 600 agences et bureaux dans toute la France, a été riche d’enseignement pour nous. Son succès est réellement dû à notre réflexion et démarche sur mesure avec, d’une part, la constitution d’une équipe dédiée de 3 personnes et, d’autre part, la conception d’un programme de formation mixant théorie et pratique et valorisant l’expérience terrain, grâce à la visite de chantiers de grande envergure. »

 

La Direction de Transavia a signé, avec l’ensemble des syndicats, un accord sur la QVT. Cet accord aborde trois thèmes de la qualité de vie au travail : l’égalité hommes-femmes, la qualité des relations de travail, l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle.

L’accord sur la QVT intègre des dispositifs qui renforceront encore l’égalité entre les femmes et les hommes tout au long de la vie professionnelle au sein de l’entreprise : le recrutement, la politique formation, la politique salariale, la gestion du parcours professionnel ainsi que dans les conditions de travail (organisation et rythme du travail). Une attention particulière a été portée aux conditions de travail des femmes enceintes et à la rémunération des personnels navigants lors de leur congé maternité.

Améliorer la qualité de vie au travail

Par ailleurs, des mesures sont envisagées pour améliorer la qualité de vie au travail. Par exemple en facilitant l’accès au télétravail ou en intégrant davantage les spécificités liées aux métiers de personnels navigants (nuits hors domicile, aménagement des plannings…). L’accord prévoit la mise en place de référents QVT métier. Il s’accompagne de mesures de responsabilités sociales encourageant le covoiturage ou instaurant une indemnité kilométrique vélo par exemple.

L’accord prévoit également des mesures pour soutenir un dialogue social de qualité. Il instaure par exemple la médiation comme outil de régulation sociale mais aussi de gestion de situations individuelles délicates.

Enfin, Transavia va développer un outil de mesure de satisfaction des salariés par un organisme extérieur. Cet outil fera écho aux mesures de la satisfaction des clients.

 

Pour les artisans du bâtiment un service de location-entretien de vêtements de travail sur-mesure et d’équipement de gestion de l’hygiène, la Capeb et Initial ont mis en place un partenariat d’une durée de quatre ans.

Le bien-être au travail et la protection des professionnels du bâtiment sont des domaines dans lesquels les entreprises artisanales du bâtiment doivent être accompagnées. C’est dans cette optique que Patrick Liébus, président de la Capeb, via sa filiale Béranger Développement, et Anne-Sophie Lafleur, directrice d’Initial, ont signé un accord de partenariat.

La société Initial s’est ainsi engagée à proposer aux adhérents de la Capeb une prestation de services comprenant notamment la location d’un stock d’articles textiles et d’accessoires spécialement conçus pour les entreprises artisanales du bâtiment : vêtements résistants au risque thermique lié aux activités de soudage par exemple, gants de sécurité, casques... Ces articles seront remis en état de service par blanchissage et nettoyage et seront remplacés s’ils ne sont plus utilisables. La location et l’entretien d’équipements d’hygiène est également prévus dans le cadre du partenariat et permettront aux entreprises artisanales d’externaliser la gestion de l’hygiène sur leurs lieux de travail afin de se concentrer sur leur cœur de métier.

Actions de conseils

Cette collaboration vise en outre à accompagner les entreprises artisanales du bâtiment, à travers des actions de conseils destinées à les sensibiliser aux enjeux de l’hygiène au travail. Ainsi, plusieurs rencontres professionnelles seront organisées entre les artisans et Initial. S’adressant aux artisans Anne-Sophie Lafleur, directrice commerciale d’Initial a déclaré : « Nous développons pour vous des collections textiles parfaitement adaptées aux contraintes et aux exigences du métier. Qu’il s’agisse de vêtements de travail, d’équipements de protection individuelle (EPI), vous avez la garantie d’un équipement parfaitement adapté à votre secteur d’activité. En nous confiant votre linge, vous bénéficiez de l’expertise d’une équipe de spécialistes dédiée et d’une prestation sur-mesure qui vous permet de vous concentrer sereinement sur votre activité. »

> 3 questions à Patrice Raynard, Directeur Grands comptes chez Initial

  • Que représente le marché des artisans du bâtiment pour Initial ?

Aujourd’hui en France, on compte plus de 360 000 entreprises du bâtiment avec en moyenne 5 à 10 salariés. La majorité d’entre-eux sont amenés à porter des vêtements de travail et des EPI. Initial a développé un savoir-faire reconnu dans l’industrie et le bâtiment. Nous avons la capacité, grâce à nos 26 usines réparties partout en France, de répondre aux attentes de notre clientèle. Nous lui apportons une solution globale incluant la location-entretien de vêtements de travail, des équipements d’hygiène et des tapis anti-salissures. Le partenariat que nous venons de signer avec la CAPEB nous permet de renforcer notre présence sur ce segment de marché.

  • Pensez-vous que les artisans sont prêts à franchir le cap de la location-entretien ?

C’est un secteur d’activité en pleine mutation. Cela peut être comparé au système du leasing pour les véhicules : inexistant il y a quinze ans, c’est en train de devenir la norme pour les artisans. Aujourd’hui, 25% des TPE du bâtiment utilisent le service de location-entretien de vêtements de travail et cette proportion devrait croître dans les prochaines années car nous apportons un service complet. C’est également la vision du directeur adjoint de Béranger Développement, filiale de la Capeb en charge des partenariats. Fervent défenseur de l’innovation utile, il a tout de suite perçu le service que pourrait apporter la location-entretien aux artisans : des tenues professionnelles toujours adaptées et un entretien professionnel en conformité avec les exigences de la législation.

  • Comment avez-vous constitué votre offre ?  

Nous avons décliné une offre spécifique pour chaque branche de la CAPEB, en tenant compte des spécificités des métiers et des codes professionnels. Ainsi, les peintres retrouvent leurs tenues blanches et les menuisiers leurs indispensables bleus de travail mais aussi une proposition de vêtements plus innovants dans leur catalogue général. Pour appuyer notre partenariat avec la CAPEB, des prix ont été négociés pour les artisans. Notre mission désormais : diffuser nos propositions avec l’aide des CAPEB départementales pour convaincre les artisans de l’intérêt du service de location-entretien.

 

Situations de travail. Attention aux gyropodes !


Publié le 3 avr. 2019 10:31:41

 

Les risques liés à l’usage des gyropodes, mono-roues électriques, trottinettes… ne doivent pas être ignorés. Face à ces nouvelles formes de mobilité en entreprise et au manque de recul quant à leur utilisation, l’INRS rappelle les risques pour la santé et la sécurité des salariés utilisateurs de gyropodes. « Chutes depuis l’engin, collisions avec d'autres équipements ou des piétons, contraintes posturales liées à la station debout prolongée mais aussi augmentation de la charge cognitive et de la cadence de travail… les risques peuvent être de natures très différentes », détaille Laurent Kerangueven, expert d’assistance conseil à l’INRS.

Se poser les bonnes questions

Avant de choisir une solution « gyropode », une analyse approfondie des situations de travail doit être menée pour permettre d’identifier l’ensemble des facteurs liés aux déplacements dans l’entreprise. Cette analyse doit aussi permettre de s’interroger sur l’organisation du travail, les caractéristiques de l’environnement, les contraintes potentielles (charge physique, contraintes temporelles…) pour choisir la solution la plus adaptée.

« Une évaluation a priori doit être menée au cas par cas pour s’assurer que le gyropode est approprié à l’activité envisagée, adapté à la tâche à réaliser et à l’environnement dans lequel il sera utilisé », précise Anne-Sophie Valladeau, expert d’assistance conseil à l’INRS.

Si le gyropode est la solution retenue, des recommandations peuvent être formulées pour prévenir les risques pour la santé et la sécurité liés à son utilisation, en agissant sur certains points de vigilance.

> Points de vigilance :

  • les caractéristiques de choix du gyropode (choisir un appareil équipé d’un guidon tenu à la main pour un maintien stable et une aide à la conduite, définir ses conditions d’usage avec le fournisseur, définir une vitesse optimale…) ;
  • l’organisation des circulations dans l’entreprise (séparer les flux entre piétons et engins mobiles, privilégier des voies de circulation à sens unique, définir des espaces de stationnement…) ; les conditions de circulation (rester vigilant par rapport à la qualité des sols et définir des espaces de rangement des appareils) ;
  • l’entretien et la maintenance de l’appareil ;
  • la formation du salarié (maîtrise de l’appareil, connaissance des risques auxquels le conducteur est exposé et moyens permettant de les prévenir) ;
  • les équipements de protection individuelle du salarié.

Les conditions d’usage du gyropode et les risques associés doivent être évalués sur la base des retours d’expérience réguliers, à court, moyen et long terme.