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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

En matière de risques professionnels, les ouvriers intérimaires sont plus exposés que les autres ouvriers. C’est ce que révèle une étude récente publiée par la Dares. Ainsi, en ce qui concerne les risques chimiques, 34 % des ouvriers intérimaires interrogés estiment qu’elle est insuffisante. De même, pour les expositions aux agents cancérogènes puisque, souligne notre confrère Prévention BTP, « les ouvriers intérimaires ne disposent d’une double protection (individuelle et collective) que dans 18 % des cas (contre 28 % pour l’ensemble des ouvriers). En revanche, pour 50 % d’entre eux (contre 32 %), aucune protection individuelle ou collective n’est signalée par les médecins du travail. »

Parallèlement, les ouvriers intérimaires sont très exposés à des contraintes physiques dans le cadre de leur travail : 22 % manipulent des charges lourdes plus de 20 heures par semaine (contre 12 % pour l’ensemble des ouvriers). Par ailleurs, précise Prévention BTP, « les seules expositions physiques plus présentes pour les ouvriers intérimaires sont le travail répétitif plus de dix heures par semaine (29 % sont concernés contre 21% pour lensemble), ainsi que les vibrations des membres supérieurs (bras, épaules) qui concernent 7 % des ouvriers intérimaires. »

 

Depuis plusieurs années, le groupe bancaire sengage pour améliorer la QVT de ses salariés. Et les résultats semblent être au rendez-vous. Ainsi, son dernier Baromètre QVT 2018 affiche des résultats satisfaisants et en progression par rapport aux années précédentes. Il met également en avant des pistes d’amélioration qui sont prises en compte par l’entreprise dès à présent.

4 chiffres-clés

  • 81 % des salariés qui se sont exprimés sont satisfaits des relations avec leurs collègues.
  • 70 % d'entre eux émettent un avis positif sur le sens donné à leur travail.
  • 61 % sont satisfaits de la variété de leurs missions et de l'intérêt de leur travail.
  • 64 % évaluent positivement le soutien managérial, c’est-à-dire la relation avec leur manager.

Ces résultats reflètent les actions menées par Arkea notamment : le réagencement des locaux favorisant la transversalité et le travail collaboratif ; le développement du télétravail ; la sensibilisation des salariés à la mixité, l’égalité professionnelle, l’inclusion ou encore le « management bienveillant » qui consiste à développer un environnement de travail stimulant et valorisant.

3 chantiers damélioration

Cette étude est également un éclairage qui permet de faire émerger les attentes de collaborateurs et les points qui restent à améliorer. Sur la base des données qualitatives collectées, le groupe a donc défini trois priorités pour 2019. Il travaillera notamment :

  • à l'amélioration de la clarté des critères d’évaluation des collaborateurs ;
  • à une meilleure définition des rôles de chacun ;
  • sur la charge de travail.

Marc Gosselin, DRH du groupe, explique : « Depuis toujours, la RSE et le bien-être de nos collaborateurs au travail est au coeur des priorités dArkéa. Ces notions essentielles font partie intégrante de notre plan stratégique. Nous accordons une grande importance à la qualité de vie et au développement des compétences de nos salariés dès leur intégration au sein du groupe et tout au long de leur carrière. Nous avons la satisfaction aujourdhui de constater que les actions entreprises depuis plusieurs années portent leurs fruits. Les résultats de ce baromètre nous encouragent à poursuivre les travaux entrepris et à ouvrir de nouveaux chantiers pour continuer de nous améliorer. »

 

Pour sensibiliser à la prévention des risques, la Sade (Société auxiliaire des distributions d'eau) a organisé, fin septembre, sa Semaine internationale de la sécurité et de la santé au travail. Une bonne occasion pour sensibiliser les collaborateurs de la Sade sur les situations à risques sur le terrain. Pour cela, la Sade avait mis en place plusieurs manifestations (journées dédiées, assemblées plénières, réunions de proximité, ateliers…), axées autour de différents thèmes : l’élingage, les moyens de protection collective, les comportements et le blindage.

Ces thèmes ont été définis grâce à l’application Vigisade qui permet aux conducteurs de travaux de réaliser rapidement des visites de chantier sur les thèmes sécurité, qualité et environnement, via leur smartphone.

Les sujets abordés cette année étaient les suivants : échauffement avant la prise de poste, formation aux outils de coupe (lancement simultané avec le module D-clic de l’OPPBTP), chasse aux risques en réalité virtuelle.

 

Pour financer vos investissements en prévention des risques,peut-être ne le savez-vous pas, l’Assurance maladie – Risques professionnels met à votre disposition diverses aides financières. Mais elles sont limitées dans le temps. Et vont arriver à leur terme le 31 décembre prochain. Ces aides peuvent êtresubstantielles puisqu’elles peuvent atteindre les 25 000 euros.

  • Pour prévenir les risques de chute et de TMS dans les entreprises de fabrication et de logistique, l'Assurance Maladie-Risques professionnels propose l'aide financière Filmeuse +. Elle concerne les entreprises de fabrication et de logistique de moins de 50 salariés. Plafonnée à 25 000 euros, Filmeuse + est une aide financière d’un montant de 50% de l’investissement HT, qui permet à une entreprise (Siren) d’acheter une (ou plusieurs) filmeuse : filmeuse à plateau rotatif, filmeuse à bras tournant, housseuseautomatique.
  • Pour améliorer la sécurité et l’hygiène sur les chantiers du BTP, l’Assurance Maladie-Risques professionnels propose l’aide Bâtir + pour acheter des équipements adaptés permettant de réduire l’exposition aux risques lors de situations de travail spécifiques au BTP : les déplacements lors des accès aux bâtiments en construction, le franchissement de fouilles non remblayées, les déplacements sur des dalles disposant de trémies d’escalier ; les manutentions pour l’approvisionnement du poste de travail et la réalisation des ouvrages. Bâtir+ est une subvention de 40% du montant hors taxe de l’investissement, dans la limite d’une subvention totale de 25 000 € par entreprise. Ce taux pourra même monter à 50% pour l’ensemble si un bungalow est inclus dans la réalisation.
  • Stop Amiante est une aide financière qui s'adresse aux entreprises du régime général et de moins de 50 salariés. Les secteurs concernés sont : le bâtiment, les travaux publics, le nettoyage et la maintenance (CTN A, B, C ou I). Elle permet d'acheter du matériel spécifique et performant pour réduire les expositions aux fibres d'amiante. L'aide peut aller jusqu'à 40% du montant hors taxe de l’ensemble des investissements. Elle ne pourra pas dépasser 25000 euros. Les équipements financés par Stop Amiante font partie d'une liste pré-définie : aspirateur équipé d’un filtre à Très haute Efficacité (THE) doté d’un système de changement de sac en sécurité ; dispositif de production et distribution d’air de qualité respirable ; masque complet à adduction d’air ou à ventilation assistée type TM3P ; unité mobile de décontamination porté, tracté ou autonome.
  • Une aide pour financer la formation, l'évaluation et la mise en place d'un plan d'actions contre les risques de troubles musculo-squelettiques. Il s’agit d’une aide financière pour initier et formaliser un projet de prévention en entreprise. Elle s’adresse exclusivement aux entreprises de 1 à 49 salariés en France. Plafonnée à 25 000 euros (hors taxe), cette aide peut financer 70 % du montant des prestations suivantes : la formation d’une personne ressource en interne et/ou une prestation ergonomique pour la réalisation d’un diagnostic de prévention des TMS, incluant l’étude des situations de travail concernées et le plan d’actions.
  • Airbonus, une aide financière pour protéger les salariés contre les risques liés au diesel. Airbonus est réservé aux entreprises de moins de 50 salariés, installées en France métropolitaine et dans les DOM dépendant des codes risques suivants : 501ZF, 341ZE, 502ZH, 741GB, 742CB, 743BA. C’est une aide financière, plafonnée, d’un montant forfaitaire de 50 % de l’investissement hors taxes (HT).
 

Pour lutter contre le risque routier, lEU-Osha a mis en ligne un outil qui rassemble des bonnes pratiques pour tous ceux qui conduisent pour leur travail ou qui travaillent sur les routes. Vesafe est un guichet unique pour la sécurité des véhicules destiné à tous les employeurs et salariés de l'Union européenne. Il rassemble des ressources issues des actions de prévention du risque routier menées dans les différents pays de l'Union européenne sur trois thématiques : conduire en toute sécurité pour le travail, travailler en sécurité sur ou à proximité d'une route, utiliser un véhicule en toute sécurité. Après avoir sélectionné le type de véhicule (vélo, autobus, chariot élévateur, taxi...), puis le type de risque, le site propose des bonnes pratiques et des ressources adaptées aux besoins.

> https://eguides.osha.europa.eu/vehicle-safety