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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

43 % des actifs se sentent mal informés sur la santé au travail en général et 82 % d’entre eux iraient voir leur médecin traitant plutôt que le médecin du travail… Tels sont les enseignements saillants d’un sondage dévoilé par le SEST (Service aux Entreprises pour la Santé au Travail) sur le regard que portent les actifs sur la santé au travail en France.

« Expliquer le rôle et la palette des interventions des services de santé au travail et changer le regard sur la prévention des risques professionnels en entreprise constituent un de nos grands enjeux. Ces résultats nous confortent dans la conviction que nous avons un rôle important à jouer en termes de pédagogie. Une réforme qui consisterait à fondre l’ensemble des SSTI dans une « agence nationale » contribuerait clairement à semer encore plus le trouble et la méconnaissance de nos métiers et des spécificités de la médecine du travail », commente Hervé Rabec, directeur général du SEST

On préfère les médecins traitants…

Lorsque l’on demande aux actifs vers quel interlocuteur ils se tourneraient en priorité s’ils souffraient d’une pathologie due à leur travail, ils seraient 82 % à avoir le réflexe de s’adresser à leur médecin traitant plutôt qu’au médecin de travail en cas de problème de santé lié au travail, alors même que les médecins du travail sont des experts des situations professionnelles pathogènes, et eux aussi soumis au secret médical.

Par ailleurs, quand on les interroge sur ce que la médecine du travail leur évoque, une large majorité des français la considère davantage comme un service de contrôle des conditions de travail (59 %), que de conseil aux entreprises et aux salariés (40 %). Cette perception est encore plus forte chez les ouvriers puisque les deux tiers d’entre eux (65 %) la perçoivent comme un service de contrôle. Seuls les cadres considèrent en majorité (53 %) la médecine du travail comme un service de conseil.

Une information sur la santé au travail perfectible

Alors que 58 % des actifs sont ou ont déjà été concernés par des douleurs et des TMS (dos, bras, poignet…) liés à leur travail, seuls 58 % d’entre eux s’estiment être bien informés sur les bons gestes et mesures préventives à adopter et 5 5% en ce qui concerne les risques auxquels ils sont exposés (TMS, Risques psycho-sociaux) dans le cadre de leur travail.

Plus globalement, sur la santé au travail en général, ils ne sont que 56% d’actifs à s’estimer être bien informés. La part de ceux se déclarant « très bien » informés sur ces différents aspects de santé au travail allant seulement de 13 % à 16 %.

Prise de conscience…

Les salariés comme les employeurs sont très majoritairement conscients de l’importance du « coût » de l’absentéisme au travail pour les entreprises françaises. Ainsi, l’absentéisme est perçu comme ayant un « fort » impact économique sur les entreprises par plus de 3 actifs sur 4 (79 %), et même « très fort » pour 38 % des chefs d’entreprise/indépendants. 

 

SST et prévention. Partenariat entre EDF et Mase


Publié le 12 juin 2019 13:42:00

 

Pour améliorer les performances Santé-Sécurité du Groupe EDF et de ses partenaires prestataires, Mase et le groupe EDF ont signé, le 23 mai, une convention nationale de partenariat.

La santé et sécurité au travail et la prévention des risques professionnels sont des préoccupations constantes au sein du groupe EDF qui, depuis plusieurs années, met en place une stratégie de prévention dont les objectifs sont : éradiquer durablement les accidents mortels dans le Groupe ;préserver la santé et la sécurité de tous nos salariés, sous-traitants et parties prenantes. Avec pour ambition affichée : zéro accident et zéro impact sur la santé. Ainsi, en 2015, EDF a mis en place :

  • un comité stratégique santé-sécurité et un reporting régulier pour suivre les avancées ;
  • des « règles vitales » que les salariés et prestataires doivent connaître et respecter ;
  • la collecte et le traitement de situations dangereuses et le partage du retour d’expérience qui en est fait.

Avec des résultats concrets puisque fin 2018, 34 % des salariés du groupe EDF sont couverts par une certification santé sécurité (principalement OHSAS 18001, mais aussi Mase, association avec laquelle EDF a donc reconduit son engagement, en signant cette charte de partenariat pour améliorer les performances santé-sécurité du Groupe avec ses partenaires prestataires).

Tirer vers le haut les prestataires

Cette politique met aussi l’accent sur l’importance de la collaboration à développer avec les entreprises prestataires pour progresser ensemble dans le domaine de la santé sécurité.

En particulier, EDF attend de des entreprises intervenantes sur ses activités qu’elles disposent d’un système performant et organisé de management de la santé-sécurité. C’est une boucle vertueuse au service des collectifs et des équipes.

Jean-Claude Baudens, Directeur Santé Sécurite du Groupe EDF, explique : « Le développement de la culture sécurité des entreprises prestataires et en particulier des TPE et PME nécessite de les accompagner dans la construction d’une démarche structurée du management de la santé et de la sécurité. EDF considère que le référentiel Mase est pertinent et efficace. Il favorise l’amélioration des performances en matière de Santé et Sécurité des intervenants. Au-delà de la certification exigée auprès de nos prestataires, certaines entités du Groupe - notamment chez Dalkia - sont certifiées en tant qu’entreprises intervenantes. »

Didier Méné, président du Mase, ajoute : « La reconnaissance par le groupe EDF de l’efficacité de notre action renforce notre position de certification SSE de référence dans l’industrie et les services. Cette charte est d’autant plus importante qu’elle intervient moins d’un mois après la signature d’une convention nationale avec l’UIMM. En affichant une exigence commune, les industriels adressent un message fort aux entreprises prestataires pour simplifier leurs démarches. »

 

Silice cristalline. L’Anses tire le signal d’alarme


Publié le 12 juin 2019 13:40:08

 

Considérée comme cancérogène par l'UE, la silice cristalline peut avoir des effets délétères sur la santé des personnes exposées. Elles seraient 30 000 en France.

La silice cristalline est un minéral mis en œuvre ou présent dans de très nombreux secteurs d’activité. En France, près de 365 000 travailleurs seraient exposés par inhalation à la silice cristalline, en particulier au quartz. Dans un récent rapport, l’Anses estime que 23 000 à 30 000 travailleurs seraient exposés à des niveaux excédant la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) de 0,1 mg.m-3 actuellement en vigueur en France, et plus de 60 000 à des niveaux excédant la VLEP la plus basse proposée au niveau international établie à 0,025 mg.m-3. Plus des deux tiers de ces niveaux d’expositions concernent le secteur de la construction ; suivent les secteurs de la fabrication des produits minéraux non métalliques, de la métallurgie et des industries extractives.

Risque sanitaire

Au vu du niveau de preuve sur les effets sanitaires associés à la silice cristalline et des niveaux d’exposition estimés, l’Agence conclut à l’existence d’un risque sanitaire particulièrement élevé pour la population professionnelle exposée à des niveaux supérieurs ou équivalents à la VLEP actuelle.

Outre la silicose et le cancer broncho-pulmonaire, l’expertise de l’Anses confirme une association significative entre une exposition à la silice cristalline et le risque de développer une maladie auto-immune comme la sclérodermie systémique, le lupus érythémateux systémique et la polyarthrite rhumatoïde. De la même manière, l’exposition à la silice cristalline augmente le risque de développer des pathologies respiratoires non malignes autres que la silicose telles que la bronchopneumopathie

Accentuer la prévention

L’Anses recommande donc une série de mesures en termes de prévention et de maîtrise des expositions en milieu professionnel, de surveillance médicale et de reconnaissance des maladies professionnelles.

En matière de prévention, l’Anses rappelle en premier lieu la nécessité d’appliquer les mesures de prévention définies par la directive 2004/37/CE concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à l'exposition à des agents cancérogènes ou mutagènes au travail. En effet, les « travaux exposant à la poussière de silice cristalline alvéolaire issue de procédés de travail » ont été considérés comme cancérogènes et inscrits dans l’annexe I de cette directive. Ainsi, l’Anses recommande de transposer rapidement en droit français les conséquences de cette inscription. Elle recommande également de réviser les VLEP pour la silice cristalline, jugés insuffisamment protectrices, sans faire de distinction entre ses différentes formes.

Pour la surveillance médicale surveillance médicale, l’Anses recommande notamment des évolutions du diagnostic et du dépistage de certaines pathologies (silicose, tuberculose, pathologies rénales…) pour des sujets exposés ou ayant été exposés professionnellement à la silice cristalline.

Enfin, l’Anses recommande que la révision des tableaux de maladies professionnelles en lien avec la silice cristalline soit engagée.

 

Afin de promouvoir les bonnes pratiques en matière de prévention des risques professionnels pour les interventions sur réseaux de télécommunications, Orange et les entreprises sous-traitantes représentées par l’Acnet (Action de coordination nationale des entreprises de télécommunications) et le Serce (Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique) et l’OPPBTP ont signé une nouvelle convention de partenariat. Son objectif : 50 000 interventions ont lieu chaque jour sur des ouvrages de télécommunication. La très grande majorité est réalisée sur des ouvrages exploités par Orange, par des entreprises extérieures sous-traitantes, et en l’absence du personnel de l’opérateur. Aussi, il est donc essentiel de définir des modalités d’intervention précises pour une bonne mise en oeuvre des règles de coordination. L’objectif est de mettre en oeuvre les meilleures pratiques en matière de prévention des risques professionnels à tous les niveaux d’intervention et de garantir la sécurité des collaborateurs impliqués dans les travaux d’intervention sur réseaux de télécommunication. Dans le cadre de la signature d’un contrat, Orange et les entreprises sous-traitantes élaborent un plan de prévention et les modes opératoires associés. Ce plan intègre des situations de travail susceptibles d’engager quatre risques principaux : les chutes de hauteur, le risque électrique, le plomb et l’amiante. Il est complété par une inspection commune préalable dans les zones géographiques définies au contrat. Par ailleurs, une Fiche d’Adéquation des Moyens et Remontées Terrain (FAMRT) doit être remplie par l’entreprise à partir des informations fournies par Orange pour réaliser son intervention. Elle donne la possibilité au technicien de vérifier son environnement de travail et de s’assurer que les moyens mis à sa disposition sont adaptés pour une intervention en toute sécurité. En cas d’inadéquation, le technicien a l’obligation de suspendre son intervention, et les informations sont remontées à Orange.

 

La FAP (Fédération des acteurs de la prévention) a organisé son 3eme Prévhackthon. Pendant 8 heures, 6 nouvelles équipes ont réfléchi pour construire le préventeur de demain. Objectif : Prototyper en intelligence collective des solutions innovantes autour du thème « Design moi le préventeur de 2030 ! ».

Par ailleurs, le jury, réuni par la FAP et composé de personnalités du monde de la prévention et des conditions de travail, a décerné trois prix pour récompenser des projets résolument innovants :

  • L’équipe « Homni » (composée de Michèle Pezzini, Benoit Grosso, Nicolas Blandet et Stefania Vataire) a reçu le prix de la faisabilité pour une solution digitale sous la forme d’une plateforme collaborative.
  • L’équipe « Comment j’ai mangé mon préventeur ? » (composée de William Houx-Plantier, Manuel Martin, Alexis Favreau, Karine Bastide, Jessica Heras et Ludivine Geslin) a reçu le prix de l’innovation pour sa solution de remontée d’informations par l’analyse de l’activité des salariés par outils connectés vers une base de données mutualisée et partagée.
  • Le prix Coup de cœur du jury décerné à l’équipe « 123 Préventeur » (composée de Lucie Deuzé, Pascal Lecaille, Jocelyne Clémente, Claire Malanot et Nicolas Gautun) pour son programme de formation dès le plus jeune âge pour faire intégrer la prévention à la culture du citoyen.