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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

AT/MP. La sinistralité baisse. Certains risques non


Publié le 27 nov. 2018 15:19:04

 

L’Assurance Maladie-Risques professionnels a publié les chiffres 2017 des accidents du travail et maladies professionnelles, ainsi que le bilan de son activité de l’année dernière marquée par la fin de la Convention d’objectifs et de gestion (COG) 2014-2017 et la préparation de sa nouvelle COG signée avec l’Etat le 8 octobre dernier.

Avec 33,4 accidents du travail pour 1 000 salariés en 2017, les chiffres de l’Assurance maladie-Risques professionnels montrent que la sinistralité liée au risque accident du travail continue de décroître (-0,5 % par rapport à 2016). Elle est à son niveau le plus bas depuis 70 ans. En baisse quasi continue depuis 20 ans, la fréquence des accidents du travail dans le secteur du BTP a diminué de plus de 3 % pour atteindre 56,8 accidents pour 1 000 salariés.

> Deux secteurs enregistrent des courbes inverses :

  • Le secteur de l’aide et des soins à la personne poursuit sa hausse : son indice de fréquence est à 52,8 et à 97,2 pour les activités les plus sinistrogènes du secteur, les Ehpad et l’aide à domicile.
  • Le secteur de l’intérim continue sa progression (indice de fréquence à 53,6) expliquée en partie par la reprise économique que connaissent les activités temporaires depuis 2016.

La diminution globale des maladies professionnelles se confirme à nouveau en 2017, avec une baisse de 0,5 % des nouveaux cas reconnus en 2017 (48 522). Les pathologies liées à l’amiante diminuent de 5,9 %, mais les cancers hors amiante reconnus en 2017 connaissent une hausse de 12,2 % (414 cas). Les affections psychiques continuent également d’augmenter : 806 cas reconnus en 2017, soit + 35 % par rapport à 2016. Cette hausse, déjà constatée depuis quelques années, est notamment liée à un assouplissement réglementaire qui permet de soumettre plus de dossiers aux comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP).

Le risque accidents de trajet est lui en hausse, avec 92 741 cas en 2017 (+4,3 %). Plus de la moitié est liée au risque routier.

Des programmes prioritaires de prévention portent leurs fruits

Trois risques sont responsables d’une majorité d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Ils ont fait l’objet de programmes prioritaires selon une stratégie de ciblage de la branche : les TMS, les chutes de hauteur dans le BTP et les risques chimiques (produits cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques). Par rapport à 2014 :

- Sur les 7 576 entreprises ciblées par le programme TMS Pros et encore en activité, 6 941 étaient engagées dans la démarche de prévention proposée, soit 91.6 % d’entre elles. Au global, les TMS reconnus comme maladies professionnelles dans l’ensemble des entreprises ont baissé de plus de 6 % depuis 2014.

- 5 000 établissements dont 80 % issus de TPE-PME ont été accompagnés de 2014 à 2017 sur les risques chimiques, représentant plus de 100 000 salariés.

- Dans le BTP, les caisses régionales et les agences OPPBTP ont accompagné plus de 2 300 entreprises à forte sinistralité du BTP pendant la même période pour prévenir les chutes de hauteur.

Le déploiement de ces programmes de prévention sera poursuivi dans la COG 2018-2022. Le bilan des 4 dernières années va permettre de les faire évoluer en termes de ciblage et de les enrichir avec une attention particulière vis-à-vis des TPE et PME. Un accompagnement et des incitations financières pour les entreprises en forte hausse tout au long de la COG pour favoriser la prévention Au cours de la COG 2014-2017, 3,6 millions de personnes ont été formées à la prévention des risques professionnels par des organismes habilités par les caisses régionales de la branche et l’INRS, avec une forte augmentation au fil des années : 300 000 personnes en 2013 contre 1,2 millions en en 2017.

Parallèlement, près de 83 millions d’euros d’aides financières ont été accordés aux TPE et PME en 2017 pour investir en prévention. Sur la période de la convention d’objectifs et de gestion 2014-2017, près de 20 000 aides financières simplifiées (AFS) ont été accordées, pour un montant de près de 120 millions d’euros, et plus de 3 500 contrats de prévention ont été signée pour près de 95 millions d’euros.

La COG 2018-2022 entend renforcer encore les leviers d’incitation à la prévention en direction des entreprises. Le budget annuel moyen des incitations financières passera de 50 à 85 millions d’euros, soit une hausse de 70 %.

 

Risque chimique. Dow utilise les solutions de DuPont


Publié le 27 nov. 2018 15:17:00

 

Pour se protéger du risque chimique, les employés du site Stade (Allemagne), du groupe chimique Dow, utilisent les vêtements de DuPont Personal Protection. Vêtements dont l’utilisation devrait être étendue à d’autres sites allemands ce qui permettrait non seulement de réaliser des économies mais surtout d’améliorer la sécurité du personnel en harmonisant les EPI utilisés entre les sites.

Pour se protéger contre les produits chimiques liquides, les employés de Dow portent les combinaisons

Tychem 2000 C (anciennement Tychem C) et Tychem 6000 F (précédemment Tychem F). Elles sont notamment employées pour les transferts de matières ou les missions d’inspection au cours desquelles des lignes de production sont ouvertes et où il existe un risque de contamination du personnel avec des substances dangereuses. Ces vêtements sont également utilisés pendant la vidange et le nettoyage des canalisations qui sont exigés pour les inspections régulières du TÜV (Technischer Überwachungs-

Verein, association allemande d’inspection technique).

Pour les professionnels de la sécurité de Dow, les données complètes sur la perméation fournies par DuPont Personal Protection ont joué un rôle clé dans leur décision. Comme l’explique Jens Thiede, spécialiste HSE en charge de la sélection des EPI chez Dow à Stade : « Nous avons environ 2000 produits chimiques différents sur notre site. Il nous est impossible dacheter un vêtement spécifique pour chacun.

Nous avons besoin dune solution qui protège efficacement notre personnel du plus grand nombre de substances possibles. Nous avons donc regardé ce qui se faisait sur le marché et sélectionné une gamme de produits. Cest là que les données de perméation fournies par DuPont Personal Protection sur de nombreux produits chimiques organiques et inorganiques nous ont été très utiles. Elles nous ont convaincus que les deux combinaisons Tychem étaient les meilleures options à choisir pour protéger nos équipes ».

Nouveaux modèles

Depuis de nombreuses années, Dow utilise également des combinaisons de la gamme Tyvek de DuPont Personal Protection dans des zones où le personnel est exposé à des risques liés aux produits chimiques solides et aux poussières. A titre d’exemple, pour la production d’éther de cellulose employé comme additif dans les matériaux de construction, les cosmétiques ou les produits pharmaceutiques, c’est principalement le vêtement de protection Tyvek 600 Plus (anciennement Tyvek Classic Plus) qui est utilisé.

Avant d’acheter de nouveaux modèles de vêtements, Dow effectue des essais au porter avec ses équipes pendant plusieurs semaines ou même plusieurs mois. Ces tests sont très utiles pour savoir quelles combinaisons sont les plus adaptées à leurs besoins et à leurs conditions de travail en démontrant leur fiabilité in situ. Jens Thiede ajoute : « DuPont Personal Protection nous accompagne dans ces essais en nous fournissant des échantillons en plusieurs tailles. Nos collaborateurs saisissent leurs notes dans un questionnaire portant sur des critères tels que le confort au porter, lajustement, la liberté de mouvement, la maniabilité, la taille et bien sûr le sentiment de sécurité ressenti. Nous étudions ensuite ces questionnaires avec DuPont. Parfois, des commentaires sur les vêtements peuvent servir dans le cadre du développement de nouveaux produits ».

Sur-mesure

Comme le signale également Thiede, Dow avait pour habitude d’avoir un stock de vêtements allant des tailles M à XXL. Mais au fil du temps, les essais au porter ont révélé qu’il y avait une forte demande aussi bien pour des tailles très petites que très grandes. Ceci illustre un autre avantage de travailler avec DuPont Personal Protection qui offre une large gamme de différentes tailles disponibles en stock ou sur commande. « Pour certains domaines d’utilisation, des solutions sur-mesure étaient nécessaires, avec par exemple des combinaisons dotées de renforts à des endroits particulièrement soumis à des contraintes mécaniques ou des détails de conception étaient à ajouter tels que des gants thermo-soudé attachés au vêtement ou des rabats de bottes. Pour ces cas particuliers, DuPont Personal Protection nous a mis en relation avec une entreprise capable de finaliser la combinaison conformément à nos exigences. En outre, nous collaborons régulièrement à l’optimisation et au futur développement de produits et ce, afin de continuellement améliorer la protection du personnel », conclut Jens Thiede.

© Tychem 2000 C

 

Pour faciliter et sécuriser le travail en hauteur de ses techniciens, British Telecom a commandé à CPL, filiale anglaise du groupe français Klubb, 128 nacelles élévatrices dont 78 nacelles articulées sur pick-up (13,1m de hauteur de travail and 6,2m de déport) et de 50 nacelles Klubb K42P sur fourgons PL (14,6m de hauteur de travail et 8,1m de déport). British Telecom a choisi CPL pour sa capacité à fournir des produits parfaitement adaptés à ses besoins en matière de performances techniques et de services.

« Cette nouvelle référence renforce notre position de leader européen du fourgon nacelle, souligne Julien Bourrellis, président du Groupe. Notre capacité dinnovation et la qualité de nos produits nous ont permis de développer un réseau de distributeurs solides et très actifs qui sont devenus un vecteur très important de la croissance à deux chiffres du Groupe. Nous sommes fiers du succès rencontré par nos technologies industrielles made in France à lexport ».

La société KLUBB est aujourd’hui le premier fabricant français de nacelles élévatrices sur véhicules avec plus de 1 400 élévateurs produits par an pour les marchés français et internationaux. KLUBB est présent dans 18 pays, notamment au travers d’un réseau de distributeurs professionnels qui assurent la vente et la maintenance de ses solutions d’élévation.

 

La deuxième édition des Trophées TMS Pros, organisée par l’Assurance Maladie - Risques professionnels, a récompensé des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, engagées dans la prévention des TMS qui impactent particulièrement leurs salariés. La cérémonie de remise des prix de ce concours a eu lieu le 7 novembre sur le salon Expoprotection.

Depuis cinq ans, l’Assurance Maladie - Risques professionnels propose un programme de prévention dédié aux TMS à destination des entreprises les plus touchées par ce risque : TMS Pros. Il s’agit d’un accompagnement en 4 étapes qui permet d’inciter les établissements suivis à s’engager dans la lutte contre les TMS et à acquérir une autonomie en matière de prévention de ces troubles. Cinq ans après le lancement de ce programme, 92 % des 7 525 entreprises initialement ciblées sont entrées dans la démarche de prévention TMS Pros. Les Trophées du même nom s’inscrivent dans ce programme.

110 candidats, 7 élus

Au total, 110 établissements se sont inscrits, et 7 ont été récompensés. La première édition avait déjà distingué, en 2016, 12 lauréats sur 120 candidats. Une entreprise de moins de 50 salariés, trois entreprises entre 50 et 199 salariés, et trois de plus de 200 salariés ont reçu un Trophée.

  • Catégorie « moins de 50 salariés » :

Knauf Industies, à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs (38)

  • Catégorie « entre 50 et 199 salariés » :

- 1er prix : Pigeon TP Centre Ile-de-France, à Cherré (72)

- 2ème prix : Association Action Solidarité Entraide (AASE), à Saint-Astier (24)

- 3ème prix : Chantelle Lingerie, à Corbie (80)

  • Catégorie « plus de 200 salariés » :

- 1er prix : Brioche Pasquier, à Charancieu (38)

- 2ème prix : MixBuffet, à Guer (56)

- 3ème prix : Centre Communal dAction Sociale (CCAS), à Châtellerault (86)

 

La prévention des risques est évidemment un des enjeux majeurs des responsables sécurité, maintenance ou encore CHSCT. Dans son Livre blanc « Sécurité industrielle : le risque zéro existe-t-il ? », Ascom, constructeur de solutions de communication, de mobilité et de sécurité pour les hôpitaux et les industries, interpelle le lecteur sur le sujet de la sécurité industrielle. Il ne s’agit pas de recenser la réglementation actuelle mais bien de recueillir le ressenti de personnes vivant au quotidien la sécurité par leur métier, leur formation ou leurs convictions.

Quiconque est actif dans l’industrie se voit quotidiennement confronté à des défis dans le domaine de l’efficacité et de la sécurité. Ces deux paramètres se retrouvent au cœur de la Culture de sécurité industrielle. Tout au long de ce Livre Blanc, Ascom a tenté de mettre en avant une certaine vision de la sécurité industrielle. Une sécurité axée sur la communication, sur la réactivité, sur l’expérience et la formation.

Dans son Livre blanc « Sécurité industrielle : le risque zéro existe-t-il ? », Ascom, constructeur de solutions de communication, de mobilité et de sécurité pour les hôpitaux et les industries, interpelle le lecteur sur le sujet de la sécurité industrielle. Il ne s’agit pas de recenser la réglementation actuelle mais bien de recueillir le ressenti de personnes vivant au quotidien la sécurité par leur métier, leur formation ou leurs convictions.

Quiconque est actif dans l’industrie se voit quotidiennement confronté à des défis dans le domaine de l’efficacité et de la sécurité. Ces deux paramètres se retrouvent au cœur de la Culture de sécurité industrielle. Tout au long de ce Livre Blanc, Ascom a tenté de mettre en avant une certaine vision de la sécurité industrielle. Une sécurité axée sur la communication, sur la réactivité, sur l’expérience et la formation.