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Des drones pour réduire les risques professionnels ?


Publié le 19 févr. 2015 22:40:00

 

Quand on parle d'infrastructures réseaux ou d’ouvrages du génie civil, on ne pense pas toujours aux contraintes qu'ils impliquent en matière de contrôle et d'inspection des structures.

Dans la plupart des cas, les opérateurs envoient sur site des techniciens pour contrôler une ligne à haute-tension, un barrage, une éolienne, des panneaux photovoltaïques… Or, ces opérations de contrôle et maintenance ne sont pas sans risques. Travailler sur un pylône haute-tension est évidemment dangereux. Inspecter les pales d'une éolienne aussi. GDF utilise des avions pour inspecter sont réseau. Mais cela coûte très cher. C'est pourquoi les drones intéressent de plus en plus des groupes comme EDF, Bouygues, Colas, Eiffage ou GRDF. Ce que confirme à PIC, François-Xavier Lemoine, responsable activités drones au sein de Bouygues Energies & Services. « Bouygues Energies & Services, une des entités de Bouygues Construction,  installe, entretient et exploite des systèmes techniques et des services liés à l'énergie. Dans le cadre de ces missions, nous nous devons d'inspecter régulièrement et très précisément nos infrastructures. Les drones sont un bon moyen de le faire car ils ont de nombreux atouts. Au départ, nous ne les utilisions pour des missions de maintenance des pylônes électriques. Depuis le début de l’année 2014, nous nous en servons dans d'autres domaines industriels : le suivi de chantier, les réseaux ferroviaires et électriques, les centrales thermiques, les ouvrages d’art, les panneaux photovoltaïques grâce à des caméras thermiques, la réalisation de relevés topographiques… avec l'énorme avantage de limiter les risques d'accidents pour nos agents sur le terrain puisqu'ils peuvent être amenés à intervenir près de lignes à haute-tension, dans des zones à risques, dans des carrières… Les drones sont assez simples à utiliser et nous permettent de gagner du temps lors des inspections. Il suffit en effet de deux heures pour couvrir les neuf kilomètres de panneaux contre plusieurs jours dans le cas d’une opération manuelle. Le drone évolue en pilotage automatique et se déplace à moins de vingt mètres de hauteur. Grâce à ses capteurs, il peut nous fournir des images très précises de la structure. Actuellement nous disposons de 5 drones et nous avons effectué 1.200 inspections depuis 2011 ».

 

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