Des avatars chez L’Oréal !
L’Oréal améliore leur prévention grâce à des avatars !
Depuis 2009, l’ergonomie au poste de travail est un des sujets majeurs de la prévention chez L’Oréal. Dès cette époque, Luc Pezron, Environment, Health, Safety & Security and Property & Facilities Director, et ses équipes se sont lancés dans les analyses ergonomiques.
« Avec la société VALID, nous avions à l’époque développé une solution progicielle qui nous permettait d’analyser les postes de travail grâce à des photos de personnes en train de travailler. Ces photos, via une grille, nous permettaient d’analyser les postures, en calculant, par exemple, l’angle du coude par rapport au tronc. Pour, ensuite, en fonction de la fréquence de cette posture et de la charge manutentionnée, établir une cotation ergonomique. Tout cela pour prioriser nos actions pour les postes les plus contraignants, côtés niveau 4 et 5. »
Depuis, l’ergonomie au poste de travail est toujours d’actualité malgré des améliorations significatives des postes de travail via la palettisation automatique, l’utilisation de cobot, l’aménagement des espaces contrôles qualité en production, des caméras de recul sur les chariots frontaux, … « La prévention reste une action prioritaire car 20% des accidents avec arrêt sont en lien avec les TMS », ajoute Luc Pezron.
Avatars et réalité virtuelle
C’est pourquoi, depuis 2021, L’Oréal réalise des analyses de postes de travail grâce à une solution 4.0.
L’ergonomie est intégrée dès la conception des nouveaux équipements investis. « À partir d’un plan 3D et d’un prologiciel, on crée virtuellement le futur poste de travail. En salle l’opérateur est filmé en activité virtuelle, ses mouvements sont reconstitués par un avatar. Les couleurs changent selon l’amplitude articulaire de chaque membre, le système calcule automatiquement les 3 postures les plus contraignantes. En ajoutant fréquence et effort on obtient le niveau de risque. On peut ainsi évaluer toutes les pistes d’améliorations. Pour les matériels existants, les améliorations passent par une analyse in situ. Dans ce cas, le collaborateur équipé d’une combinaison équipée de capteurs sont filmés en situation réelle de travail », précise Emma Schinlé, en charge du développement de la solution et référente ergonomie. « Le temps gagné sur l’analyse est directement utilisé pour trouver des solutions pour améliorer les conditions de travail », conclut Luc Pezron.


