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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sécurité et de la Santé au Travail

 

Depuis fin juin, on en sait plus sur le nouveau cadre stratégique pour la santé et la sécurité au travail pour la période 2021-2027 de l’Union européenne. Et dont l’objectif est de mobiliser les Etats membres de l’UE, ses institutions, les partenaires sociaux autour d’actions et problématiques prioritaires, afin de réduire, entre autres, les coûts des soins de santé et de venir en aide aux entreprises, dont les PME, en matière de prévention des risques.

> L’UE a retenu trois objectifs :

  • anticiper et gérer le changement dans le nouveau monde du travail provoqué par les transitions vertes, numériques et démographiques ;
  • améliorer la prévention des accidents et des maladies en milieu de travail ;
  • améliorer la préparation face à toute crise sanitaire future.

Ainsi, dans le cadre de son premier objectif, la Commission devrait se livrer à un réexamen de la directive sur les lieux de travail, entre autres, et souhaite mettre à jours les limites de protection pour l'amiante et le plomb. Comme le souligne la Commission, « l’exposition à l’amiante sera un facteur de risque pour la santé dans la vague de rénovation qui vise à rendre les bâtiments aptes à un avenir neutre sur le plan climatique dans le contexte de l’accord vert européen. » Par ailleurs, le document prévoit des actions en matière de santé mentale au travail.

« Vision zéro »

La Commission veut aussi inciter à améliorer la prévention des AT et MP. Pour cela, le cadre stratégique doit permettre de promouvoir une approche « vision zéro » pour réduire les accidents mortels. Pour cela, le cadre stratégique préconise :

  • d’enquêter de manière approfondie sur les accidents et les décès sur le lieu de travail,
  • de repérer et de combattre les causes de ces accidents et décès,
  • de sensibiliser davantage aux risques liés aux accidents, blessures et maladies professionnels
  • de renforcer le contrôle de l’application des règles et lignes directrices existantes.

Photo d‘illustration © Getty Images

 

DISTRIBUTION. Socoda mise sur le numérique


Publié le 20 juil. 2021 14:38:35

 

La crise sanitaire a plus que jamais révélé que l’omnicanalité était vitale pour tous les distributeurs. Henri Danzin (notre photo) a rejoint le réseau Socoda afin de mettre en œuvre la stratégie digitale et marketing du groupe. Pour devenir l’Amazon de la distribution ?

« La crise sanitaire n’a fait qu’accélérer une tendance de fond, insiste Henri Danzin, directeur marketing & digital business de Groupe Socoda. Elle a fait comprendre à beaucoup que le numérique était désormais vital et a confirmé la stratégie d’autres, comme Socoda. Les distributeurs, qu’ils soient indépendants ou membres d’un réseau, nationaux ou régionaux, doivent se doter d’outils et de services numériques qui leur permettront d’améliorer l’expérience client. »

Pour comprendre le virage pris par Socoda, il est utile de rappeler que c'est un réseau d’indépendants au service des entreprises du bâtiment et de l’industrie (200 distributeurs, 1 000 points de vente, 3 milliards de CA), organisé en cinq branches : acier, décoration, électricité, sanitaire-chauffage,

outils pros et industrie. Comme d'autres réseaux d’indépendants, Socoda était avant tout une centrale de négociation. « On ne peut plus travailler de la sorte, poursuit Henri Danzin. Nous devons accompagner notre réseau vers le négoce omnicanal. Le distributeur de demain devra associer à ses services traditionnels un gros volet digital et de surcroît innovant. C’est dans cet objectif que tout ce qui tourne autour de la data, de l’ecommerce, de la mobilité… est devenu stratégique. Très tôt, Pauline Mispoulet, présidente du directoire du groupe, a compris que le marché du B to B connaissait ce que la grande

distribution avait connu avec des géants de la tech comme Amazon et autres Pure Players : des parcours, une relation et des services clients bouleversés avec l’apparition de nouveaux modèles économiques changeant radicalement la donne. »

Faire gagner du temps aux clients

La révolution numérique et digitale doit donc passer par la mise en place de services qui devront aider à la vente et améliorer l’expérience client. « Il ne s’agit pas de tout miser sur le numérique et de renoncer à ce qui fait la force d’un réseau comme celui de Socoda : connaissance client, proximité avec le client

final et expertise métier de nos distributeurs en matière de vente, de marketing local, etc. Mais nous pouvons nous inspirer des géants du B to C comme Amazon, ManoMano mais avec nos spécificités. Les clients veulent gagner du temps et trouver chez nous des solutions à leurs problèmes. Ils veulent continuer à travailler avec les experts qu’ils connaissent. Les clients apprécient cette relation de confiance qu’ils ont avec leur distributeur qui connaît leurs besoins, leurs contraintes de chantiers… »,

ajoute Henri Danzin. Avant de conclure : « On doit imaginer des outils, des services qui, via un smartphone, permettront de commander, prendre des mesures, de recevoir un message annonçant que la commande est prête et qu’elle peut être enlevée dans les trente minutes qui viennent… Nous nous devons de faciliter la vie des clients et de leur faire gagner du temps. »

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Plusieurs dizaines de salariés d’EDF ayant été en contact avec l’amiante, et qui craignent la maladie depuis plusieurs années, ont obtenu gain de cause en justice. Les dizaines d’anciens employés du numéro un français de l’électricité, qui craignent depuis des années la maladie, ont gagné leur combat devant la justice. Sur neuf sites et centrales d'EDF (Saint-Ouen, Vitry, Loire-sur-Rhône, Champagne-sur-Oise, Creil, Strasbourg, Blénod et Porcheville), les salariés ont été exposés à l'amiante... Sans que l'entreprise n'adopte de mesures suffisantes pour préserver la santé de ses agents, a jugé la Cour d'appel de Paris le 31 mars 2021. Dans l'une des décisions, plusieurs manquements à l'obligation de sécurité sont retenus par les juges : EDF n'a pas établi avoir procédé à des contrôles d'atmosphère complets et réguliers, ni avoir mis en place des dispositifs d'aspiration et filtration de poussière, équipé le personnel de combinaisons et gants ou aménagé les postes, alors même que des rapports du CHS/CT faisaient apparaître la nécessité d'une surveillance particulière et de la mise en place de mesures de protection des agents.

Situation d’inquiétude et risque élevé

Au total, ce sont environ 200 décisions qui ont été rendues par la Cour d'appel. Les salariés exposés ont ainsi pu faire reconnaître leur préjudice d'anxiété. Des attestations de proches, sans qu'il soit nécessaire de justifier d'un suivi médical ou psychologique particulier, ont suffi à rapporter « la preuve de l'existence d'un préjudice défini par la situation d’inquiétude face au risque élevé de développer une pathologie grave liée à l'amiante, en lien de causalité avec le manquement avéré de l’employeur, qui n'établit pas avoir pris toutes les mesures nécessaires pour assurer de manière effective sa sécurité et protéger sa santé », peut-on lire dans l'une des décisions.

Photo d’illustration © Getty Images

Source : Éditions législatives

 

Une étude réalisée auprès des entreprises de levage adhérentes de Mase mis en évidence que 75 % des accidents déclarés étaient malheureusement liés à la conception des machines, rendant risquées certaines phases de leur mise en œuvre opérationnelle.

Mase et l’Union française de levage (UFL) se sont donc associés pour présenter ces constats aux acteurs de la branche, comme ce fut le cas lors de la réunion du 12 mars de l’UNM84, commission française en charge de l’étude de la révision de la norme européenne EN13000 régissant les « appareils de levage à charge suspendue ».

Parmi les problèmes d’ergonomie des machines identifiés par Mase et l’UFL : la montée et descente des cabines, le remplissage des réservoirs de carburant, la manutention et le stockage des plaques de répartition, etc... Les échanges ont été riches autour des retours d'expérience présentés par MASE (photos, vidéos, exemples d’accidents, solutions proposées…).

Les constats de cette étude ont été présentés par l’UFL le 22 avril dernier, au cours d'une réunion du groupe de travail en charge de la révision de la norme EN 13000 au sein du Comité européen de normalisation, qui inclut notamment deux fédérations européennes spécialistes du levage : Esta (association européenne pour l'industrie du transport routier exceptionnel et de la location de grues mobiles) et la Fem qui regroupe les fabricants européens d'équipements de manutention, de levage et de stockage. A l’issue de cette présentation, l'Esta a décidé de démarrer un premier groupe de travail européen consacré à l’accessibilité et un second sur le stockage et la manutention des plaques de répartition.

Photo d’illustration © Getty Images

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Un passeport européen de la SSE (Santé Sécurité Environnement) ?

 

SST. Pas de DU = préjudice pour un salarié


Publié le 20 juil. 2021 14:09:14

 

Dans un arrêt du 5 mai dernier, la Cour de cassation considère que la non-réalisation du DUER par l’employeur peut créer un préjudice pour un salarié. A l’origine de cette décision, la saisie du conseil des prud’hommes par une salarié qui demandait la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l’employeur pour non-respect de son obligation de sécurité en raison de l’absence de rédaction du document unique d’évaluation des risques.

Dans son arrêt, la Cour de cassation a donc considéré que l’absence d’établissement par l’employeur d’un DUER peut créer un préjudice à un salarié. À ce titre, tout salarié serait fondé à demander la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l’employeur.

Photo d’illustration © Getty Images

  • Plus d’infos dans le prochain Pic (numéro 130, septembre-octobre 2021).